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Recherchons des perles spirituelles (10 min) : Exode 12 - Semaine du 27 Juillet 2020


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Recherchons des perles spirituelles (10 min) : Exode 12

Exode 12:12 : Pourquoi peut-on dire que les plaies qui se sont abattues sur les Égyptiens (et en particulier la dixième) ont prouvé que leurs faux dieux n’avaient aucun pouvoir ? (it-2 484 § 2).

« Je parcourrai l’Égypte cette nuit-là, je frapperai tous les premiers-nés du pays, ceux des hommes comme ceux des animaux, et j’exécuterai mon jugement sur tous les dieux d’Égypte. Je suis Jéhovah. »

Les dix plaies qui s’abattirent sur l’Égypte exprimèrent toutes un jugement contre les dieux d’Égypte, en particulier la dixième, la mort des premiers-nés (Ex 12:12). Le bélier étant consacré au dieu Râ, l’application du sang de l’agneau pascal sur les portes fut un blasphème aux yeux des Égyptiens. Le taureau étant lui aussi sacré, la mise à mort des taureaux premiers-nés porta un coup au dieu Osiris. Pharaon lui-même était vénéré comme un fils de Râ. La mort du premier-né de Pharaon montra donc l’impuissance de Râ et celle de Pharaon. - it-2 484 § 2

Dieu prouva qu’il était différent des “ dieux de la nature ”. Ces plaies, les ténèbres, la tempête, la grêle, les essaims de sauterelles et d’autres semblables, furent prédites et survinrent exactement comme annoncé. Il ne s’agissait pas de simples coïncidences ou de circonstances fortuites. Les avertissements préalables permirent à ceux qui les écoutèrent d’échapper à certaines des plaies. Dieu pouvait donner à ces plaies des effets sélectifs, veillant à ce que certaines épargnent une région donnée, ce qui identifiait ses serviteurs approuvés. Il pouvait déclencher et arrêter les plaies à volonté. Les prêtres-magiciens de Pharaon semblèrent reproduire les deux premières plaies (peut-être en essayant d’en attribuer le mérite à leurs divinités égyptiennes), mais leurs arts occultes leur firent rapidement défaut, et ils furent obligés de reconnaître “ le doigt de Dieu ” dans l’exécution de la troisième plaie. Ils ne purent mettre fin aux plaies et furent eux-mêmes touchés – it-1 Force, puissance

Ces plaies ont démontré la supériorité de Jéhovah sur les divinités égyptiennes (Exode 12:12; Nombres 33:4). Imaginez la clameur quand Jéhovah a changé le Nil et toutes les eaux d’Égypte en sang! Grâce à ce miracle, Pharaon et son peuple ont appris que Jéhovah était supérieur au dieu du Nil, Hâpi. La mort des poissons du Nil était également un coup porté à la religion égyptienne, car certaines espèces de poissons étaient vénérées. Bien qu’étant considéré comme un dieu, même le fils premier-né de Pharaon a péri. Aux yeux des Égyptiens, la mort du premier-né de Pharaon équivalait à la mort d’un dieu. Ainsi, Jéhovah ‘a exécuté des jugements sur tous les dieux d’Égypte. Chaque plaie avait pour but d’humilier un dieu égyptien; cela montrait que les Égyptiens adoraient de faux dieux, qui ne pouvaient venir à leur secours. Ainsi, Dieu a libéré son peuple, et il a détruit Pharaon et ses armées dans la mer Rouge.  — TG1993  15/7

Exode 12:14-16 : Quelle était la particularité des « convocations saintes » comme la fête des Pains sans levain ? Quels bienfaits les Israélites retiraient-ils de cette particularité ? (it-1 207 § 1).

« Vous devrez vous souvenir de ce jour et le célébrer par une fête pour Jéhovah. Vous le célébrerez de génération en génération : c’est une loi permanente. 15 Pendant sept jours, vous mangerez du pain sans levain. Le premier jour, vous enlèverez le levain de vos maisons, car celui qui, du premier au septième jour, mangera un aliment contenant du levain devra être retranché d’Israël. 16 Il y aura une convocation sainte le premier jour et une autre convocation sainte le septième jour. Ces jours-là, on ne fera aucun travail. On pourra seulement préparer ce que chaque personne a besoin de manger.»

Une particularité de toutes ces “ saintes assemblées ” était que le peuple ne devait exécuter aucun travail pénible pendant leur déroulement. Par exemple, les premier et septième jours de la fête des Gâteaux sans levain étaient de “ saintes assemblées ”, à propos desquelles Jéhovah dit : “ Aucun travail ne se fera en ces jours-là. Uniquement ce qu’il faut que chaque âme mange, cela seul pourra être fait pour vous. ” (Ex 12:15, 16). Toutefois, durant ces “ saintes assemblées ” les prêtres s’activaient à offrir des sacrifices à Jéhovah (Lv 23:37, 38) ; ils ne transgressaient en aucune manière l’interdiction touchant aux tâches quotidiennes normales. Ces assemblées n’étaient pas des périodes d’oisiveté pour l’ensemble du peuple, mais au contraire des jours très riches sur le plan spirituel. Le sabbat hebdomadaire, le peuple se réunissait pour pratiquer le culte public et être instruit. Il était alors édifié par la lecture et l’explication publiques de la Parole écrite de Dieu, ce qui continuerait à se faire dans les synagogues (Ac 15:21). Par conséquent, si les Israélites n’effectuaient aucun travail pénible le sabbat et durant les autres “ saintes assemblées ”, ils s’adonnaient en revanche à la prière et méditaient sur leur Créateur et sur ses desseins. -    it-1 207 § 1

Certains jours de ces fêtes étaient des assemblées solennelles, ou saintes assemblées ; ces jours étaient des sabbats et, comme pour les sabbats hebdomadaires, ils signifiaient cessation complète des activités courantes. Il ne fallait accomplir aucun travail profane. L’exception aux règles du sabbat ordinaire était l’autorisation, en rapport avec les préparatifs particuliers de la fête, de travaux tels que cuisiner, ce qui était interdit lors du sabbat hebdomadaire. On distinguait donc sous ce rapport les “ saintes assemblées ” des fêtes d’avec les sabbats hebdomadaires ordinaires (et le sabbat du dixième jour du septième mois, le jour des Propitiations, un temps de jeûne), jours où aucune sorte de travail n’était permis, pas même l’allumage d’un feu “ dans aucun de [leurs] lieux d’habitation  - it-1 Fête

Par exemple, Dieu demanda explicitement aux Israélites de célébrer d’année en année le jour où son ange était passé au-dessus des maisons des Israélites en Égypte, ainsi que l’exode consécutif de Son peuple en 1513 avant notre ère (Exode 12:14). – TG1998 15/10

Tout au long des sept jours que durait la fête, on ne devait trouver de levain nulle part chez les Juifs, car le levain symbolisait ce qui déplaît à Dieu, à savoir le péché. Cette fête rappelait aux Israélites qu’ils avaient dû quitter l’Égypte à la hâte et que, n’ayant pas eu le temps de laisser lever leur pâte, il leur avait fallu, les jours suivants, manger du pain sans levain, comme le jour de la Pâque. – TG1980  15/5

La première fête de l’année était celle des Gâteaux non fermentés. Elle commençait le 15 Nisan donc aussitôt après le souper pascal du 14 Nisan, et elle durait sept jours, jusqu’au 21 inclus.

La deuxième fête obligatoire dans l’ancien Israël était la fête des Semaines. Pourquoi ce nom? Parce que les Israélites devaient compter sept semaines à partir du 16 Nisan, jour où le grand prêtre présentait à Jéhovah, comme prémices de la moisson des orges, la gerbe des premiers épis mûrs. Ils devaient donc compter quarante-neuf jours et célébrer la fête des Semaines le cinquantième. En grec, langue dans laquelle un groupe de Juifs traduisit la Bible, le mot “cinquantième” se disait péntêcostê. Aussi les Juifs d’expression grecque donnèrent-ils à la fête le nom de Pentecôte

La dernière grande fête de l’année religieuse juive avait lieu au septième mois, appelé Éthanim ou Tischri (I Rois 8:2). Cette fête était remarquable sous plusieurs aspects. On l’appelait souvent fête des Huttes, mais les Écritures lui donnent deux fois le nom de fête de la Récolte – TG1980  15/5

La préservation des Israélites pendant que l’ange exterminait les premiers-nés d’Égypte, suivie de leur délivrance de l’esclavage, fut une démonstration merveilleuse de la puissance de Dieu en leur faveur. C’était un événement à ne pas oublier, surtout parce qu’il réhabilitait le grand nom de Jéhovah. Dieu leur avait ordonné de s’en souvenir : “ Ce jour vous servira de mémorial, et vous le célébrerez comme une fête à Jéhovah dans toutes vos générations. ” (Ex. 12:14) TG1960 ¼

Les foules rassemblées au temple à l’occasion des fêtes annuelles goûtaient des moments d’allégresse et d’enrichissement spirituel. Lors des trois fêtes annuelles, l’observance des exigences de la Loi en matière de culte donnait lieu à des moments de plaisir.

Les fêtes faisaient partie intégrante du vrai culte de Dieu, puisque Jéhovah par l’intermédiaire de Moïse les avait prescrites pour Israël, son peuple choisi. Le mot hébreu ḥagh, traduit par “ fête ”, dérive d’un verbe qui contient la notion de mouvement ou de forme circulaire, de danser en cercles, d’où celle de célébrer une fête périodique. Môʽédh, aussi rendu par “ fête ”, désigne fondamentalement un temps ou un lieu d’assemblées fixé. Le moment, le lieu et le déroulement de ces fêtes étaient fixés par Jéhovah

Quelles perles spirituelles as-tu tirées de la lecture de la Bible de cette semaine en rapport avec Jéhovah, la prédication ou un autre sujet ?

L’alliance de la Loi. Même avant l’Exode, Jéhovah avait agi en Législateur à l’égard de son peuple, Israël (Ex 12:1, 14-20). Mais en instituant l’alliance de la Loi, il donna un exemple remarquable de son rôle de Législateur d’une nation. Il s’agissait pour la première fois d’un ensemble de lois sous forme de code touchant tous les aspects de la vie. Cette alliance, qui faisait d’Israël un peuple à part, qui appartenait en propre à Dieu, distinguait cette nation de toutes les autres. – it-2 p122 Législateur

Jéhovah se révèle être Dieu pour Israël - Alors que la nation d’Israël se trouvait en Égypte, Jéhovah lui promit : “ Je serai Dieu pour vous ; et vraiment vous saurez que je suis Jéhovah votre Dieu. ” (Ex 6:6, 7). Pharaon espérait que la puissance des dieux et des déesses de l’Égypte contrarierait l’action de Jéhovah. À dessein, Dieu laissa Pharaon s’obstiner pendant un temps dans son attitude provocatrice. Le problème prit une telle ampleur que Jéhovah put ‘ faire voir sa force ’ et obtint ‘ qu’on proclame son nom dans toute la terre ’. Cela permit la survenue des dix plaies. Dieu prouva qu’il était différent des “ faux dieux. Exode 12 :1-13. Jéhovah ‘ fut Dieu pour Israël ’ et il fut ‘ près de ’ son peuple en le revendiquant “ à bras tendu et par de grands jugements ”. – it-1 Force

L’application salvatrice du sang de Christ fut préfigurée de multiples manières dans les Écritures hébraïques. Au moment de la première Pâque, en Égypte, le sang mis sur les hauts et les montants des portes des maisons des Israélites protégea les premiers-nés qui s’y trouvaient de la mort provoquée par l’ange de Dieu (Ex 12:7, 22, 23 ; 1Co 5:7). L’alliance de la Loi, qui sous un certain aspect enlevait les péchés de manière typique, fut validée par le sang d’animaux (Ex 24:5-8). Les nombreux sacrifices sanglants, particulièrement ceux qu’on offrait le jour des Propitiations, servaient à faire propitiation pour les péchés de manière typique, car ils annonçaient l’enlèvement réel du péché par le sacrifice de Christ. – it-2 p892 Sang

Lorsqu’il a institué le Mémorial, Jésus s’est servi d’un reste de pain du repas de la Pâque. Du pain sans levain (Exode 12:8). Dans les Écritures, le levain symbolise parfois la corruption, ou le péché. . Ainsi, Jésus ne s’est pas servi de pain sans levain par hasard. C’était en effet un symbole approprié de son corps sans péché. Lors du Mémorial, on utilise donc ce genre de pain. – TG2015  15/1p13 §7

MÉZOUZA - Forme francisée du mot hébreu qui désigne habituellement un montant de porte dans la Bible. Mezouzah et son pluriel mezouzoth apparaissent en Exode 12:7 (note), 22, 23, relativement à l’aspersion des montants de porte avec du sang de la victime pascale. À l’époque actuelle, le terme francisé “ mézouza ” désigne un morceau de parchemin rectangulaire sur lequel est inscrit, en général sur 22 lignes, le texte hébreu de Deutéronome 6:4-9 et de Deutéronome 11:13-21. Ce parchemin est roulé et placé dans un étui en bois, en métal ou en verre que les Juifs orthodoxes fixent en l’inclinant sur le montant droit de la porte de leur maison, la partie supérieure penchant vers l’intérieur et la partie inférieure vers l’extérieur. Parfois, l’étui de la mézouza est artistement décoré. Lorsque les Juifs orthodoxes fervents entrent dans une maison ou en sortent, ils touchent la mézouza avec la main et récitent cette prière : “ Que Dieu garde ma sortie et ma rentrée, dès maintenant et pour toujours. ” — Ps 121:8. Cette utilisation de la mézouza s’appuie sur une interprétation littérale du commandement consigné en Deutéronome 6:9 (note) et 11:20. – it-2 p275 Mézouza

Les Israélites présentaient en offrande à Jéhovah des choses cuites au four. Il n’était pas permis d’utiliser le levain dans les sacrifices par le feu offerts à Jéhovah, alors que certaines offrandes qui n’étaient pas brûlées sur l’autel pouvaient en contenir. Il était interdit d’utiliser du pain levé pendant la Pâque et la fête des Gâteaux sans levain qui lui faisait suite.

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. – it-2 p471 Pain

« Que tout homme au cœur bien disposé apporte une contribution » - Après avoir conduit les Israélites hors d’Égypte, Jéhovah a demandé que soit fabriquée une tente sacrée, le tabernacle. La réalisation de cet ouvrage et de son mobilier exigerait des moyens matériels considérables. Jéhovah souhaitant donner au peuple la possibilité de soutenir le projet, Moïse a invité « tout homme au cœur bien disposé » à apporter « une contribution pour Jéhovah » (Ex. 35:5). Comment ces hommes et ces femmes qui, il y a peu, étaient encore « esclaves sous la tyrannie » ont-ils réagi ? (Ex. 1:14). Par un soutien franc et massif. Ils ont offert de tout cœur de l’or, de l’argent et d’autres matériaux précieux qu’ils tenaient probablement de leurs anciens maîtres égyptiens (Exode 12:35, 36). Leur générosité a été telle qu’à un moment donné il a fallu les empêcher de donner davantage (Ex. 36:4-7). En sujets fidèles, nous voulons de tout cœur soutenir le Royaume en offrant de notre argent. Combien ? C’est une décision personnelle. Chacun fait de son mieux. Cela étant, beaucoup parmi nos frères ont peu de moyens. Qu’il est réconfortant pour eux de savoir que Jéhovah et son Fils attachent du prix aux plus petites offrandes quand elles sont faites de bon cœur  kr chap18 p194 §4,13

Quand ils ont quitté l’Égypte, les Israélites ne sont pas partis en groupes indépendants, chaque groupe empruntant l’itinéraire de son choix. Quant à Moïse, lorsqu’il « tendit [...] sa main sur la mer » et que Jéhovah fendit la mer, il ne l’a pas traversée seul ou avec quelques Israélites. Non, sous la protection de Jéhovah, la congrégation tout entière est passée (Ex. 14:21, 22, 29, 30). Tous ont manifesté un esprit d’unité, et ils étaient accompagnés par « un peuple mêlé, immense », de non-Israélites qui s’étaient rangés de leur côté (Ex. 12:38). On imagine mal certains, peut-être un groupe de jeunes, faisant bande à part et passant par un chemin plus à leur goût. N’aurait-il pas été insensé d’agir ainsi et de se priver de la protection divine ?

Une des périodes les plus sombres de l’Histoire approche. Pour le peuple de Dieu, l’heure sera à l’unité. Durant la période troublée que connaîtra bientôt le système actuel, nous devrons être extrêmement unis. Il faudra que règne parmi nous une unité spirituelle qui pourrait être comparée à la proximité des maisons de la Jérusalem antique. Ces habitations étaient construites si près les unes des autres qu’un psalmiste a qualifié Jérusalem de « ville qui a été liée ensemble dans l’unité ». Cet agencement permettait aux habitants de se soutenir et de se protéger mutuellement. Cette proximité pouvait par ailleurs symboliser l’unité spirituelle de la nation entière, quand « les tribus de Jéhovah » se rassemblaient pour le culte. Pareillement, il nous faut être « liés ensemble dans l’unité » aujourd’hui et il nous faudra l’être durant les jours critiques à venir. TG2014 15/12

Après avoir libérer ses serviteurs d’Égypte, Jéhovah leur a donné un code de lois. Certaines de ces lois leur apprenaient à être bons avec les étrangers qui étaient partis avec eux (

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). Puisque la vie n’est pas toujours facile pour les étrangers, Jéhovah s’est occupé d’eux avec amour. Par exemple, il leur a donné le droit de glaner la nourriture que les ouvriers agricoles ne récoltaient pas. Jéhovah voulait non seulement que les Israélites respectent les étrangers, mais aussi qu’ils se souviennent de ce que cela faisait d’être étranger. Quand les Israélites eux-mêmes avaient été étrangers, ils avaient eu la vie dure. Jéhovah voulait qu’ils s’en souviennent pour qu’ils soient bons avec les étrangers qui vivaient parmi eux Jéhovah n’a pas changé. Donc, quand des étrangers viennent dans notre assemblée, n’oublions pas que Jéhovah est bon avec ces personnes aujourd’hui aussi. Prenons le temps de réfléchir aux difficultés qu’ils ont peut-être. Par exemple, ils ne comprennent pas notre langue, et ils sont traités injustement. Faisons l’effort de les aider et d’être bons avec eux ws2016/10  p3

Les prophéties de Jéhovah se réalisent toujours en temps et en heure. Songe au moment précis où il a délivré les Israélites d’Égypte. Parlant du 14 Nisan 1513 av. n. ère, Moïse a déclaré : « Et il arriva à la fin des quatre cent trente ans, oui il arriva, en ce jour-là même, que toutes les armées de Jéhovah sortirent du pays d’Égypte » (Ex. 12:40-42). Ces 430 ans ont débuté en 1943 av. n. ère, quand l’alliance de Jéhovah avec Abraham a pris effet (Gal. 3:17, 18). Plus tard, Jéhovah a dit à Abraham : « Sache bien que ta semence deviendra résidente étrangère dans un pays qui ne sera pas le sien ; ils devront les servir et vraiment ceux-ci les affligeront pendant quatre cents ans » (Gen. 15:13 ; Actes 7:6). Ces 400 ans d’affliction ont manifestement commencé en 1913 av. n. ère, quand Yishmaël s’est moqué d’Isaac le jour de son sevrage, et ils ont pris fin en 1513 av. n. ère, quand les Israélites sont sortis d’Égypte. Ainsi, quatre siècles à l’avance, Jéhovah avait fixé le moment précis de la délivrance de son peuple. Soyons sûrs que la promesse de Jéhovah de nous délivrer lors de la Grande Tribulation ne faillira pas non plus. Mais si nous voulons survivre à la destruction de ce système, nous devons veiller. – TG2016/7 p13 §5,6

Même si la Pâque ne préfigurait pas le Mémorial, certaines caractéristiques de la Pâque ont une signification pour nous. Par exemple, l’apôtre Paul a appelé Jésus « notre Pâque », c’est-à-dire notre agneau pascal (

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). Tout comme le sang de l’agneau appliqué sur l’encadrement des portes a sauvé des vies, le sang de Jésus sauve des vies (
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). De plus, aucun os de l’agneau pascal n’était brisé. De la même façon, aucun des os de Jésus n’a été brisé, contrairement à ce qu’il était coutume de faire lors d’exécutions sur un poteau (
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). – mwb2018/avril p2

Jéhovah accorde-t-il de l’importance aux détails ? Tout à fait. Réfléchissez à ceci : Dans l’Antiquité, les Israélites avaient reçu l’ordre de ne briser aucun os de l’agneau pascal (

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). Ce n’était peut-être qu’un détail. D’ailleurs, comprenaient-ils pourquoi ils ne devaient pas briser un seul de ses os ? Probablement pas. Mais Jéhovah savait que ce détail prédisait que lorsque le Messie serait mis à mort sur le poteau de supplice, pas un seul de ses os ne serait brisé. Que nous enseignent les paroles de Jésus ? Que nous aussi nous pouvons être pleinement confiants dans le fait que toutes les promesses de Jéhovah se réaliseront jusque dans les moindres détails.- wp2017/4 p13

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      Soyons remplis de gratitude envers autrui 
       
      AVEZ-VOUS déjà reçu un petit mot de reconnaissance auquel vous ne vous attendiez pas ? Si c’est le cas, cela vous a certainement fait chaud au cœur. Après tout, il est naturel de vouloir être apprécié. — Matthieu 25:19-23.
      Toute expression de gratitude tend à renforcer les liens entre celui qui en est l’auteur et celui qui en est le destinataire. En outre, quiconque manifeste de la gratitude suit les traces de Jésus Christ, qui n’a jamais manqué de remarquer les belles œuvres des autres. — Marc 14:3-9 ; Luc 21:1-4.
      Malheureusement, exprimer sa gratitude, de vive voix ou par écrit, semble se faire de plus en plus rare. La Bible avait annoncé que, durant “ les derniers jours ”, les hommes seraient “ ingrats ”. (2 Timothée 3:1, 2.) Si nous n’y prenons pas garde, cette tendance si répandue aujourd’hui risque d’étouffer en nous tout sentiment de reconnaissance.
      Quelles mesures concrètes les parents peuvent-ils adopter pour enseigner à leurs enfants à manifester de la reconnaissance ? À qui devrions-nous exprimer notre gratitude ? Et pourquoi devrions-nous être reconnaissants, même si ceux qui nous entourent se révèlent ingrats ?
      Dans le cercle familial
      Les parents ne ménagent pas leurs efforts pour subvenir aux besoins de leurs enfants. Mais il leur arrive d’avoir le sentiment que ces efforts ne sont pas appréciés à leur juste valeur. Que faire pour remédier à cette situation ? Trois paramètres sont à prendre en compte.
      1) L’exemple. Comme cela se vérifie souvent en matière d’éducation, la réussite passe par l’exemple. La Bible disait jadis d’une Israélite travailleuse : “ Ses fils ont voulu la féliciter. ” Où ces enfants avaient-ils appris à exprimer leur reconnaissance ? La suite du verset nous éclaire : “ Son mari est le premier à la louer. ” (Proverbes 31:28, Bible des Peuples). Les parents qui s’expriment de la reconnaissance montrent à leurs enfants que ce genre de témoignage procure du plaisir à celui qui en est l’objet, améliore les relations familiales et constitue un signe de maturité.
      Stephen, un père de famille, déclare : “ Je me suis efforcé de donner l’exemple à mes enfants en remerciant ma femme pour le dîner. ” Qu’en est-il résulté ? “ Mes deux filles l’ont remarqué, et cela leur a fait prendre conscience de l’importance de se montrer reconnaissant ”, dit-il. Si vous êtes marié, remerciez-vous régulièrement votre conjoint pour les tâches quotidiennes qu’il accomplit et qui auraient vite fait de passer inaperçues ? Dites-vous merci à vos enfants, même lorsqu’ils font ce qu’on attend d’eux ?
      2) L’éducation. Le sentiment de reconnaissance est comme une fleur. Il a besoin d’être cultivé pour produire les meilleurs résultats possibles. Comment les parents peuvent-ils aider leurs enfants à cultiver et à exprimer de la reconnaissance ? Le sage roi Salomon a mis en évidence un principe clé lorsqu’il a écrit : “ Le cœur du juste médite pour répondre. ” — Proverbes 15:28.
      Pouvez-vous apprendre à vos enfants à songer aux efforts et à la générosité qui ont précédé chaque cadeau qu’ils reçoivent ? Ce genre de réflexion constitue le sol dans lequel la gratitude s’enracine. Maria, qui a élevé trois enfants, constate : “ Cela prend du temps d’expliquer à ses enfants tout ce que signifie recevoir un cadeau : qu’une personne a pensé à eux en particulier et qu’elle a souhaité leur montrer à quel point elle s’intéresse à eux. Mais je suis convaincue que ça en vaut la peine. ” Grâce à de tels échanges, les enfants apprennent non seulement quoi dire pour exprimer leur reconnaissance, mais aussi pourquoi ils doivent le faire.
      Il est sage, pour des parents, de faire en sorte que leurs enfants n’aient pas le sentiment que tout ce qu’ils reçoivent de bon leur revient, finalement, de droit. L’avertissement figurant en Proverbes 29:21 à propos de la manière de traiter son serviteur s’applique tout autant aux enfants : “ Si l’on gâte son serviteur dès sa jeunesse, par la suite dans sa vie il deviendra un ingrat. ”
      Comment aider de très jeunes enfants à témoigner de la reconnaissance ? Linda, mère de trois enfants, explique : “ Mon mari et moi avons encouragé nos enfants à s’associer à nous quand nous écrivions des cartes de remerciement, en y joignant un dessin ou en les signant. ” Naturellement, le dessin sera peut-être simple, et l’écriture approximative, mais la leçon que les enfants tireront de ce geste restera gravée en eux.
      3) La persévérance. Nous avons tous une tendance innée à l’égoïsme, qui risque d’étouffer en nous tout élan de gratitude (Genèse 8:21 ; Matthieu 15:19). Mais la Bible adresse aux serviteurs de Dieu cette exhortation : “ Vous devez être renouvelés dans la force qui anime votre intelligence et revêtir la personnalité nouvelle qui a été créée selon la volonté de Dieu. ” — Éphésiens 4:23, 24.
      Les parents expérimentés savent, toutefois, qu’aider les enfants à “ revêtir la personnalité nouvelle ” est plus facile à dire qu’à faire. Stephen, cité plus haut, déclare : “ Il nous semblait que nos filles mettaient du temps à dire spontanément merci, sans qu’on ait besoin de le leur rappeler. ” Mais lui et sa femme n’ont pas abandonné. “ Notre persévérance a payé, poursuit Stephen : nos filles ont retenu la leçon. Aujourd’hui, nous sommes fiers de la manière dont elles manifestent leur gratitude aux autres. ”
      Envers les amis et le prochain
      Lorsque nous oublions de dire merci, ce n’est pas forcément par manque de reconnaissance, mais parfois simplement par négligence. En définitive, du moment que nous éprouvons de la gratitude, est-il si important que cela de l’exprimer ? Pour répondre à cette question, considérons ce qui s’est passé un jour où Jésus a guéri des lépreux.
      Alors qu’il se rendait à Jérusalem, Jésus a rencontré dix hommes atteints de lèpre. La Bible relate : “ Ils élevèrent la voix et dirent : ‘ Jésus, Instructeur, aie pitié de nous ! ’ Et lorsqu’il les vit, il leur dit : ‘ Allez vous montrer aux prêtres. ’ Or, comme ils s’en allaient, leur purification eut lieu. L’un d’eux, quand il vit qu’il était guéri, revint sur ses pas, glorifiant Dieu d’une voix forte. Et il tomba sur sa face aux pieds de Jésus, en le remerciant ; or, c’était un Samaritain. ” — Luc 17:11-16.
      Jésus n’a-t-il accordé aucune importance au fait que les autres n’aient pas exprimé de gratitude ? Le récit poursuit : “ En réponse Jésus dit : ‘ Les dix ont été purifiés, n’est-ce pas ? Où sont donc les neuf autres ? Ne s’est-il trouvé personne pour revenir rendre gloire à Dieu, que cet homme d’une autre nation ? ’ ” — Luc 17:17, 18.
      Les neuf autres lépreux n’étaient pas des hommes méchants. Auparavant, ils avaient ouvertement exprimé leur foi en Jésus et avaient suivi de bon gré ses instructions, qui exigeaient qu’ils se rendent à Jérusalem pour se montrer aux prêtres. Or, même s’ils ont indéniablement éprouvé une profonde gratitude pour ce que Jésus avait fait, ils ne la lui ont pas exprimée. Leur comportement a déçu Christ. Et nous ? Quand quelqu’un se montre bon à notre égard, sommes-nous prompts à dire merci et, si cela s’y prête, à lui montrer notre reconnaissance en lui envoyant une petite carte ?
      La Bible dit que l’amour “ ne fait rien d’inconvenant. Il ne cherche pas son propre intérêt ”. (1 Corinthiens 13:5, Bible du Semeur.) Par conséquent, un témoignage de reconnaissance donné avec sincérité non seulement traduit un respect des convenances, mais aussi est une preuve d’amour. Comme nous l’apprend l’exemple des lépreux, ceux qui souhaitent plaire à Christ doivent exprimer un tel amour et une telle reconnaissance à tous, indépendamment de leur nationalité, de leur race ou de leur religion.
      Posez-vous la question : ‘ Quand ai-je pour la dernière fois remercié un voisin, un collègue de travail, un camarade de classe, un membre du personnel hospitalier, un commerçant ou qui que ce soit d’autre qui me soit venu en aide ? ’ Pourquoi ne pas noter pendant un jour ou deux le nombre de fois où vous dites effectivement merci ou exprimez votre reconnaissance d’une façon ou d’une autre  ? Peut-être verrez-vous la nécessité de vous améliorer dans certains domaines.
      Bien entendu, celui qui mérite le plus de remerciements de notre part, c’est Jéhovah Dieu. De lui vient “ tout beau don et tout présent parfait ”. (Jacques 1:17.) À quand remonte la dernière fois où vous avez sincèrement remercié Dieu pour avoir fait quelque chose de particulier en votre faveur ? — 1 Thessaloniciens 5:17, 18.
      Pourquoi se montrer reconnaissant même quand les autres sont ingrats ?
      Nos témoignages de reconnaissance ne seront pas forcément payés de retour. Par conséquent, pourquoi manifester notre gratitude si nous sommes les seuls à le faire ? Arrêtons-nous simplement sur une bonne raison d’agir ainsi.
      Faire du bien à ceux qui ne sont pas enclins à la gratitude, c’est imiter notre Créateur bienveillant, Jéhovah Dieu. Que beaucoup ne soient pas sensibles à l’amour que Jéhovah leur témoigne ne l’empêche pas de leur faire du bien (Romains 5:8 ; 1 Jean 4:9, 10). Il fait “ lever son soleil sur les méchants et sur les bons et [...] fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes ”. Si, bien que vivant dans un monde ingrat, nous nous efforçons d’éprouver et d’exprimer de la gratitude, nous nous montrerons “ fils de [notre] Père qui est dans les cieux ”. — Matthieu 5:45.

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    • Eric Ouellet

      Enracinons nous dans la foi comme un arbre luxuriant.
      EN ISRAËL pousse un arbre presque indestructible. Même lorsqu’on l’abat, sa souche ne tarde pas à produire de nouvelles pousses. Par ailleurs, ses fruits fournissent une grande quantité d’huile utile tant pour la cuisine et l’éclairage que pour l’hygiène et les soins de beauté.
      Selon une parabole des temps bibliques consignée dans le livre des Juges, “ un jour les arbres s’en allèrent pour oindre un roi sur eux ”. Quel arbre choisirent-ils ? Le résistant et fertile olivier. — Juges 9:8.
      Il y a plus de 3 500 ans, le prophète Moïse décrivait Israël comme “ un bon pays, [...] un pays d’olives ”. (Deutéronome 8:7, 8.) Aujourd’hui encore, du pied du mont Hermôn à la campagne de Béershéba en passant par la plaine côtière du Sharôn, les pentes rocailleuses de la Samarie et les vallées fertiles de la Galilée, le paysage est parsemé d’oliveraies du nord au sud.
      Les rédacteurs de la Bible ont souvent parlé de l’olivier dans un sens figuré pour illustrer, par exemple, la miséricorde de Dieu, la promesse de la résurrection ou encore le bonheur familial. L’examen de quelques-unes de ses caractéristiques nous aidera à mieux comprendre ces références et à apprécier cet arbre exceptionnel qui fait honneur au Créateur. — Psaume 148:7, 9.
      Un arbre robuste
      L’olivier n’est pas spécialement impressionnant à première vue. Il n’a pas la majesté des vertigineux cèdres du Liban, son bois n’a pas la qualité du genévrier ni ses fleurs la beauté de celles de l’amandier (Chant de Salomon 1:17 ; Amos 2:9). En fait, sa partie la plus importante demeure invisible, puisque le secret de sa résistance et de sa grande prolificité réside dans ses longues racines, qui peuvent s’enfoncer jusqu’à six mètres sous terre et rayonner plus loin encore.
      Ses racines permettent à l’olivier poussant sur des versants rocailleux de survivre à la sécheresse quand d’autres arbres situés au fond de la vallée sont déjà morts de soif. Elles lui permettent également de produire des olives des siècles durant, même lorsque son tronc noueux ne semble plus bon qu’à servir de bois de chauffage. Tout ce dont cet arbre rustique a besoin, c’est de place pour pousser et d’un sol aéré pour respirer, loin des mauvaises herbes et autres plantes qui peuvent abriter des parasites. Si ces conditions simples sont réunies, un seul arbre peut fournir jusqu’à 60 litres d’huile par an.
      Cette huile était manifestement appréciée des Israélites. Ils s’en servaient pour éclairer leur intérieur à l’aide de lampes à mèches, pour cuisiner, pour protéger leur peau du soleil et pour fabriquer du savon (Lévitique 24:2). Étant donné que le blé, le vin et l’olive constituaient les principales productions de la région, une mauvaise récolte d’olives était une catastrophe pour une famille israélite. — Deutéronome 7:13 ; Habaqouq 3:17.
      Cependant, en général, l’huile d’olive ne manquait pas. Sans doute Moïse a-t-il décrit la Terre promise comme “ un pays d’olives ” parce que l’olivier y était l’arbre le plus cultivé. Au XIXe siècle, le naturaliste Henry Tristram a d’ailleurs qualifié l’olivier d’arbre emblématique de la région ”. En raison de sa valeur et de sa profusion, l’huile d’olive servait même de moyen de paiement dans tout le bassin méditerranéen. De là, l’allusion de Jésus Christ à une dette de “ cent baths d’huile d’olive ”. — Luc 16:5, 6.
      “ Comme des plants d’olivier ”
      L’olivier illustre de façon appropriée les bénédictions divines. Comment l’homme qui craint Dieu serait-il récompensé ? “ Ta femme sera comme une vigne qui porte du fruit tout au fond de ta maison, a chanté un psalmiste. Tes fils seront comme des plants d’olivier autour de ta table. ” (Psaume 128:3). Que sont ces “ plants d’olivier ”, et pourquoi le psalmiste les comparait-il à des fils ?
      L’olivier a ceci de particulier que de nouvelles pousses sortent continuellement de la base de son tronc. Lorsque, en raison de son âge, le tronc principal ne produit plus autant qu’auparavant, les cultivateurs peuvent laisser plusieurs plants, ou nouvelles pousses, se développer jusqu’à devenir partie intégrante de l’arbre. Au bout d’un certain temps, trois ou quatre nouveaux troncs vigoureux entoureront celui d’origine, comme des fils autour d’une table. Ces plants issus de la même souche produisent ensemble une grande quantité d’olives.
      Cette caractéristique de l’olivier illustre bien la façon dont les fils et les filles peuvent devenir fermes dans la foi, grâce aux robustes racines spirituelles de leurs parents. En grandissant, eux aussi portent du fruit et épaulent leurs parents, qui se réjouissent de les voir servir Jéhovah à leurs côtés. — Proverbes 15:20.
      “ Il existe un espoir même pour un arbre ”
      Un père âgé qui sert Jéhovah se réjouit que ses enfants adorent Dieu. Mais quelle tristesse quand ce père finit par ‘ s’en aller par le chemin de toute la terre ’ ! (1 Rois 2:2.) La Bible nous aide à surmonter pareille douleur en nous donnant l’assurance qu’il y aura une résurrection. — Jean 5:28, 29 ; 11:25.
      Job, père de nombreux enfants, était très conscient de la brièveté de la vie, qu’il a comparée à une fleur qui se flétrit rapidement (Job 1:2 ; 14:1, 2). Job désirait la mort pour se soustraire à ses souffrances, considérant la tombe comme une cachette d’où il pourrait revenir. “ Si un homme robuste meurt, peut-il revivre ? ” a-t-il demandé. Et d’exprimer sa confiance : “ Tous les jours de ma corvée, j’attendrai, jusqu’à ce que vienne ma relève. Tu [Jéhovah] appelleras, et moi je te répondrai. Tu languiras après l’œuvre de tes mains. ” — Job 14:13-15.
      Comment Job a-t-il illustré sa conviction que Dieu le rappellerait de la tombe ? Au moyen d’un arbre, dont la description correspond apparemment à celle de l’olivier. “ Il existe un espoir même pour un arbre. Si on le coupe, il bourgeonnera encore. ” (Job 14:7). Pour peu qu’il ne soit pas déraciné, l’olivier peut effectivement être coupé sans que cela le fasse mourir. Si ses racines demeurent intactes, il repoussera avec une vigueur renouvelée.
      Même si une sécheresse prolongée dessèche profondément un vieil olivier, la souche ratatinée peut repartir. “ Si sa racine vieillit dans la terre et si sa souche meurt dans la poussière, à l’odeur de l’eau, il bourgeonnera, oui il produira une branche comme une plante nouvelle. ” (Job 14:8, 9). Job vivait dans une région aride et poussiéreuse où il avait probablement dû observer beaucoup de vieux oliviers complètement desséchés qui semblaient morts. Cependant, dès qu’arrivaient les pluies, ils revenaient à la vie, et un nouveau tronc émergeait de leurs racines “ comme une plante nouvelle ”. Cette résistance hors du commun a conduit un horticulteur tunisien à déclarer : “ Il n’est pas exagéré de dire que les oliviers sont immortels. ”
      Tout comme un cultivateur espère voir renaître ses oliviers desséchés, Jéhovah languit de ressusciter ses serviteurs. Il attend avec patience l’époque où des fidèles comme Abraham et Sara, Isaac et Rébecca, et de nombreux autres seront ramenés à la vie (Matthieu 22:31, 32). Comme il sera merveilleux d’accueillir les ressuscités et de les voir mener de nouveau une vie productive !
      L’olivier symbolique
      La miséricorde de Dieu est manifeste dans son impartialité ainsi que dans la disposition qu’est la résurrection. L’apôtre Paul s’est servi de l’olivier pour illustrer comment la miséricorde de Jéhovah s’étend aux humains indifféremment de leur race ou de leur origine. Pendant des siècles, les Juifs se sont enorgueillis d’être le peuple choisi de Dieu, “ la descendance d’Abraham ”. — Jean 8:33 ; Luc 3:8.
      Il n’était pas nécessaire d’être né au sein de la nation juive pour obtenir la faveur divine. Les premiers disciples de Jésus, cependant, étaient tous Juifs et ils ont eu le privilège de figurer parmi les premiers humains choisis par Dieu pour constituer la semence promise d’Abraham (Genèse 22:18 ; Galates 3:29). Paul les a comparés aux branches d’un olivier.
      La majorité des Juifs de naissance ont rejeté Jésus, se privant ainsi de la possibilité de faire partie du “ petit troupeau ”, ou “ Israël de Dieu ”. (Luc 12:32 ; Galates 6:16.) Ils sont devenus comme des branches d’olivier qui auraient été coupées. Qui allait prendre leur place ? En 36 de notre ère, des Gentils ont été choisis pour faire partie de la semence d’Abraham, comme si Jéhovah avait greffé des branches d’olivier sauvage sur un olivier domestique. La semence promise d’Abraham inclurait donc des gens des nations qui pouvaient désormais devenir ‘ participants de la racine de graisse de l’olivier ’. — Romains 11:17.
      Pour un cultivateur, greffer une branche d’olivier sauvage sur un olivier domestique serait impensable et “ contre nature ”. (Romains 11:24.) On lit dans La terre et le Livre (angl.) : “ Greffe le bon sur le sauvage, ont coutume de dire les Arabes, et il dominera le sauvage, mais tu ne pourras pas revenir en arrière. ” Les chrétiens d’origine juive ont été surpris lorsque Jéhovah, “ pour la première fois, s’est occupé des nations pour tirer d’entre elles un peuple pour son nom ”. (Actes 10:44-48 ; 15:14.) C’était la preuve évidente, toutefois, que la réalisation du dessein de Dieu ne dépendait pas d’une nation particulière. En effet, “ en toute nation l’homme qui le craint et pratique la justice est agréé de lui ”. — Actes 10:35.
      Paul a souligné que puisque les “ branches ” juives infidèles de l’olivier avaient été coupées la même chose pourrait arriver à toute personne qui, par orgueil ou désobéissance, perdrait la faveur de Jéhovah (Romains 11:19, 20). Cela montre sans l’ombre d’un doute que la faveur imméritée de Dieu ne devrait jamais être considérée comme définitivement acquise. — 2 Corinthiens 6:1.
      Enduire d’huile
      Les Écritures mentionnent l’utilisation de l’huile d’olive non seulement au sens littéral, mais également au sens figuré. Dans les temps anciens, les blessures et les contusions étaient “ adoucies avec de l’huile ” pour accélérer la cicatrisation (Isaïe 1:6). D’après un exemple de Jésus, le bon Samaritain a versé de l’huile et du vin sur les blessures de l’homme qu’il avait trouvé sur la route de Jéricho. — Luc 10:34.
      L’application d’huile sur la tête est rafraîchissante et relaxante (Psaume 141:5). Lorsqu’ils ont à traiter un cas de faiblesse spirituelle, les anciens peuvent ‘ enduire d’huile un membre de la congrégation, au nom de Jéhovah ’. (Jacques 5:14.) Leurs conseils bibliques pleins d’amour et leurs prières sincères en faveur de leur compagnon sont comparables à de l’huile versée sur des plaies. Détail révélateur, en hébreu, “ huile d’olive pure ” est une expression imagée qui sert à désigner un homme bon.
      “ Un olivier luxuriant dans la maison de Dieu ”
      Compte tenu de ce qui précède, il n’est pas surprenant que les serviteurs de Dieu puissent être comparés à des oliviers. David désirait ressembler à “ un olivier luxuriant dans la maison de Dieu ”. (Psaume 52:8.) Tout comme les familles israélites avaient souvent des oliviers autour de leur maison, David souhaitait être proche de Jéhovah pour produire du fruit à sa louange. — Psaume 52:9.
      Tant qu’il est resté fidèle à Jéhovah, le royaume de Juda était comme un “ olivier luxuriant, beau par le fruit et par la forme ”. (Jérémie 11:15, 16.) Mais ses habitants ont perdu leur position privilégiée lorsqu’ils ‘ ont refusé d’obéir aux paroles de Jéhovah et ont marché à la suite d’autres dieux ’. — Jérémie 11:10.
      Pour devenir comme des oliviers luxuriants dans la maison de Dieu, nous devons obéir à Jéhovah et accepter de bon gré la discipline par laquelle il nous “ taille ”, afin que nous puissions porter davantage de fruit en œuvres chrétiennes (Hébreux 12:5, 6). En outre, tout comme un olivier doit avoir de longues racines pour survivre à une période de sécheresse, nous devons fortifier nos racines spirituelles pour endurer les épreuves et la persécution. — Matthieu 13:21 ; Colossiens 2:6, 7.
      L’olivier symbolise bien le chrétien fidèle, inconnu du monde mais connu de Dieu. S’il vient à mourir dans ce système, il reviendra à la vie dans le monde nouveau à venir. — 2 Corinthiens 6:9 ; 2 Pierre 3:13.
      L’olivier, presque indestructible, qui continue de donner du fruit année après année nous rappelle la promesse de Dieu : “ Les jours de mon peuple seront comme les jours d’un arbre ; et ceux que j’ai choisis profiteront pleinement de l’œuvre de leurs mains. ” (Isaïe 65:22). Cette promesse prophétique s’accomplira dans le monde nouveau de Dieu. — 2 Pierre 3:13.


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    • folens  »  Eric Ouellet

      Hello Eric merci pour ces bons sujets. Bonne journée Michel

      JAH pas un collectionneur.docx
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    • Eric Ouellet

      “ Jéhovah bénit les actions d'un roi fidèle au Seul vrai Dieu”
      À LA tête de ses troupes, le roi Asa descend à vive allure la vallée qui mène des hauteurs de Juda à la plaine côtière. À l’endroit où la vallée s’élargit, il s’immobilise et retient son souffle. En contrebas s’étend le camp éthiopien, et il est gigantesque ! L’armée ennemie doit avoisiner le million de soldats. Celle d’Asa n’en compte qu’un peu plus de la moitié.
      Alors qu’il s’apprête à livrer bataille, qu’est-ce qui retient le plus l’attention du roi ? Les ordres à donner à ses généraux ? Les encouragements à adresser à ses soldats ? Les lettres à écrire à sa famille ? Non. En ce moment crucial, Asa prie.
      Avant de nous pencher sur sa prière et de découvrir ce qui s’est passé ce jour-là, intéressons-nous au genre d’homme qu’il était. Qu’est-ce qui l’a conduit à agir comme il l’a fait ? Avait-il de bonnes raisons de croire que Dieu l’aiderait ? Que nous apprend sa vie sur la manière dont Jéhovah bénit les actions de ses serviteurs ?
      UN ROI ATTACHÉ AU CULTE PUR
      Au cours des 20 années qui ont suivi la scission d’Israël en deux royaumes, Juda s’est laissé totalement corrompre par des pratiques païennes. Lorsqu’Asa est devenu roi en 977 av. n. è., même la cour s’était souillée en adorant les divinités cananéennes de la fertilité. Mais la Bible rapporte au sujet de son règne : “ Asa se mit à faire ce qui est bien et droit aux yeux de Jéhovah son Dieu. Il enleva [...] les autels étrangers et les hauts lieux, il brisa les colonnes sacrées et abattit les poteaux sacrés. ” (2 Chron. 14:2, 3). Il a chassé du royaume de Juda “ les prostitués sacrés ”, qui pratiquaient la sodomie comme rituel religieux. Il ne s’en est cependant pas tenu là. Il a exhorté ses sujets à “ rechercher Jéhovah le Dieu de leurs ancêtres ” et à observer “ la loi et le commandement ” de Dieu. — 1 Rois 15:12, 13 ; 2 Chron. 14:4.
      Le zèle d’Asa pour le vrai culte a plu à Jéhovah, qui l’a récompensé en lui accordant plusieurs années de paix. Le roi a donc pu dire : “ Nous avons recherché Jéhovah notre Dieu. Nous avons recherché, et il nous procure le repos de tous côtés. ” Les habitants de Juda ont mis à profit cette période favorable pour fortifier les villes du royaume. “ Ils bâtissaient [...] et avaient du succès ”, précise le récit. — 2 Chron. 14:1, 6, 7.
      SUR LE CHAMP DE BATAILLE
      Étant donné son attachement au culte pur, il n’est pas surprenant qu’Asa ait prié lorsqu’il a eu à affronter la plus grande armée mentionnée dans les Écritures. Il savait que Dieu récompense les actes de foi. Dans sa prière, il a sollicité l’aide de Jéhovah, convaincu que, s’il s’appuyait sur lui et obtenait son soutien, peu importait l’effectif ou la puissance de l’armée ennemie. Asa a fait valoir que le nom de Dieu était en jeu dans ce conflit. “ Secours-nous, ô Jéhovah notre Dieu, a-t-il supplié, car sur toi nous nous appuyons et c’est en ton nom que nous sommes venus contre cette foule. Ô Jéhovah, tu es notre Dieu. Que le mortel ne conserve pas de vigueur contre toi. ” (2 Chron. 14:11). C’était comme s’il avait dit : ‘ L’invasion éthiopienne est une attaque contre toi, Jéhovah. Ne permets pas que ton nom soit déshonoré en laissant de faibles humains balayer ceux qui portent ton nom. ’ Sa prière a-t-elle été entendue ? Oui. “ Jéhovah battit les Éthiopiens devant Asa et devant Juda, et les Éthiopiens s’enfuirent. ” — 2 Chron. 14:12.
      De nos jours, nous nous heurtons à des adversaires nombreux et puissants. Nous ne les affrontons pas sur un champ de bataille. Mais nous pouvons être certains que Jéhovah récompensera les fidèles qui mènent un combat spirituel en son nom : il leur accordera la victoire. Au nombre des batailles que nous avons à livrer personnellement figurent peut-être la résistance au relâchement des mœurs, la lutte contre nos propres faiblesses ou la protection de notre famille contre de mauvaises influences. Quelle que soit la menace, nous pouvons puiser des encouragements dans la prière d’Asa. Sa victoire a été celle de Jéhovah. Elle illustre ce à quoi peuvent s’attendre tous ceux qui s’appuient sur Dieu. Rien ni personne ne peut tenir contre lui.
      ENCOURAGEMENTS ET AVERTISSEMENT
      Tandis qu’Asa revenait de la bataille, le prophète Azaria est allé à sa rencontre, porteur d’encouragements, mais aussi d’un avertissement : “ Entendez-moi, ô Asa ainsi que tout Juda et Benjamin ! Jéhovah est avec vous aussi longtemps que vous êtes avec lui ; si vous le recherchez, il se laissera trouver par vous, mais si vous le quittez, il vous quittera. [...] soyez courageux et que vos mains ne retombent pas, car il existe une récompense pour votre action. ” — 2 Chron. 15:1, 2, 7.
      Voilà des paroles qui renforcent notre foi. Elles attestent que Jéhovah sera avec nous aussi longtemps que nous le servirons fidèlement. Quand nous implorons son aide, soyons assurés qu’il nous entend. “ Soyez courageux ”, a dit Azaria. Il faut souvent beaucoup de courage pour faire ce qui est juste, mais nous savons qu’avec le soutien de Jéhovah nous pouvons y arriver.
      Parce que sa grand-mère Maaka avait érigé “ une idole horrible pour le poteau sacré ”, Asa a dû se résoudre à lui enlever la dignité de “ grande dame ”. Il a eu le courage de prendre cette décision ainsi que de brûler l’idole en question (1 Rois 15:13). Cette action résolue lui a valu d’être béni. Nous devons nous aussi rester indéfectiblement attachés à Jéhovah et à ses principes justes, que les membres de notre famille lui soient fidèles ou non. Alors, il récompensera notre intégrité.
      Au nombre des bénédictions qu’il a reçues, Asa a vu de nombreux Israélites quitter le royaume du Nord apostat et affluer en Juda. Ils avaient constaté que Jéhovah était avec Asa, et ils accordaient un tel prix au culte pur qu’ils ont décidé d’abandonner leur foyer pour vivre aux côtés des serviteurs de Jéhovah. Asa et les habitants de Juda ont alors conclu dans la joie ‘ une alliance, pour rechercher Jéhovah de tout leur cœur et de toute leur âme ’. Dieu “ se laissa trouver par eux ; et [il] continua de leur procurer le repos de tous côtés ”. (2 Chron. 15:9-15.) Quand des humains qui aiment la justice se mettent à pratiquer le culte pur, nous nous réjouissons tout autant.
      Rappelons toutefois que les paroles du prophète Azaria comportaient un avertissement : “ Si vous le quittez, [Jéhovah] vous quittera. ” Faisons tout pour éviter d’en arriver là, car qui ne tient pas compte de cette mise en garde s’expose à des conséquences désastreuses (2 Pierre 2:20-22). Les Écritures ne précisent pas pourquoi Jéhovah a adressé cet avertissement à Asa. Mais le fait est que le roi n’y a pas prêté suffisamment attention.
      “ TU AS AGI SOTTEMENT ”
      Dans la 36e année du règne d’Asa, Baasha, roi d’Israël, a manifesté de l’hostilité à l’égard de Juda. Peut-être dans le but d’empêcher ses sujets de se rallier à Asa et au culte pur, il s’est mis à fortifier la ville frontière de Rama, située à 8 kilomètres au nord de Jérusalem. Au lieu de se tourner vers Dieu comme lors de l’invasion éthiopienne, Asa a envoyé un présent au roi de Syrie et lui a demandé d’attaquer le royaume du Nord. Après quelques incursions des Syriens dans son territoire, Baasha s’est retiré de Rama. — 2 Chron. 16:1-5.
      L’initiative d’Asa a déplu à Jéhovah, qui le lui a fait savoir par l’intermédiaire du prophète Hanani. Compte tenu de la victoire que le roi avait remportée sur les Éthiopiens, il aurait dû se souvenir que les “ yeux [de Jéhovah] rôdent par toute la terre, afin de montrer sa force en faveur de ceux dont le cœur est complet à son égard ”. A-t-il été mal conseillé, ou bien a-t-il considéré que Baasha et ses troupes constituaient une menace dont il pouvait se débarrasser par ses propres moyens ? Quoi qu’il en soit, il a raisonné d’un point de vue humain et ne s’est pas appuyé sur Jéhovah. “ Tu as agi sottement dans cette circonstance, a déclaré Hanani, car dès maintenant il existera contre toi des guerres. ” — 2 Chron. 16:7-9.
      Asa n’a pas supporté cette réprimande. Dans un accès de fureur, il a fait mettre Hanani aux ceps (2 Chron. 16:10). A-t-il jugé qu’après tant d’années de fidélité il ne méritait pas un tel blâme ? L’âge avait-il altéré son jugement ? La Bible ne fournit pas d’éléments de réponse.
      Dans la 39e année de son règne, Asa a été atteint d’une grave maladie des pieds. “ Même dans sa maladie, souligne le récit, il ne rechercha pas Jéhovah, mais les guérisseurs. ” Il semble qu’à cette époque Asa négligeait sa spiritualité. C’est manifestement dans ce piètre état et dans cette disposition d’esprit qu’il est mort, au cours de la 41e année de son règne. — 2 Chron. 16:12-14.
      Les qualités d’Asa et son zèle pour le culte pur semblent toutefois l’emporter largement sur ses erreurs. Jamais il n’a cessé de servir Jéhovah (1 Rois 15:14). Que pouvons-nous donc retenir de sa vie ? Qu’il nous faut méditer sur la façon dont Jéhovah nous est venu en aide par le passé, car ces souvenirs peuvent nous inciter à rechercher de nouveau son soutien lorsque nous traversons des épreuves. Par ailleurs, ne partons pas du principe que nous n’avons pas besoin de conseils tirés des Écritures sous prétexte que nous servons Dieu fidèlement depuis des années. Si nous commettons une faute, Jéhovah nous réprimandera. Pour tirer profit de la correction, acceptons-la sans nous offusquer. Mais ce qu’il nous faut surtout retenir, c’est que notre Père céleste sera avec nous aussi longtemps que nous resterons avec lui. Ses yeux parcourent la terre entière et remarquent ceux qui lui sont fidèles. Il les récompense en intervenant puissamment en leur faveur. Il l’a fait pour Asa. Il le fera aussi pour nous.


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    • Eric Ouellet

      Le sel, un précieux condiment
      “ VOUS êtes le sel de la terre ”, a déclaré Jésus à ses disciples (Matthieu 5:13). Les Arabes utilisent l’expression “ il y a du sel entre nous ”, et les Iraniens parlent d’une personne “ infidèle au sel ” (déloyale ou ingrate). En raison des propriétés conservatrices de ce condiment, le terme “ sel ” en est venu à évoquer ce qui est tenu en haute estime, ce qui a une place d’honneur, aussi bien dans les langues anciennes que dans les modernes.
      Le sel est aussi devenu un symbole de stabilité et de permanence. Voilà pourquoi dans la Bible un engagement sérieux était appelé “ une alliance de sel ”. Souvent, les parties contractantes partageaient un repas, avec du sel, pour sceller leur accord (Nombres 18:19). Sous la Loi mosaïque, il fallait ajouter du sel aux sacrifices offerts sur l’autel, sans doute parce qu’il représentait le fait de ne pas être corrompu ni décomposé.
      Un historique digne d’intérêt
      Tout au long de l’Histoire, le sel (chlorure de sodium) a été un produit si précieux qu’il a même provoqué des guerres. Ainsi, l’un des facteurs déclenchants de la Révolution française a été le lourd impôt sur le sel exigé par Louis XVI. Le sel a également été une monnaie d’échange de grande valeur. Les marchands maures le troquaient contre de l’or, gramme contre gramme, et certaines tribus d’Afrique centrale utilisaient des blocs de sel gemme comme moyen de paiement. Le mot français “ salaire ” vient du latin salarium (de sal, sel), par allusion à la solde des soldats romains qui incluait une allocation de sel. Les Grecs payaient leurs esclaves avec du sel, ce qui a donné l’expression “ il ne vaut pas son sel ”.
      Au Moyen Âge, le sel a été l’objet de superstitions. Renverser du sel était un mauvais présage. À titre d’illustration, sur le tableau de Léonard de Vinci intitulé la Cène, Judas Iscariote est représenté avec une salière renversée devant lui. Jusqu’au XVIIIe siècle, par contre, la place qu’occupait une personne par rapport à la position du sel à une table de banquet (avant ou après le sel) indiquait son rang social ; la position d’honneur était celle d’avant la salière, en bout de table.
      Dès les temps anciens, l’homme a appris à extraire le sel des saumures naturelles, de l’eau de mer et de la roche. Un vieux traité de pharmacologie chinois décrit plus de 40 sortes de sel et deux techniques d’extraction qui ressemblent étrangement à celles que l’on emploie de nos jours. Par exemple, dans les plus vastes marais salants du monde, situés sur les côtes de Bahía Sebastián Vizcaíno, dans l’État de Baja California Sur, au Mexique, on utilise l’énergie solaire pour extraire le sel de l’eau de mer.
      Précision intéressante, on estime que si tous les océans de la planète étaient asséchés, “ ils fourniraient au moins 19 millions de kilomètres cubes de sel, soit près de 14,5 fois le volume du continent européen émergé ”. (Encyclopædia Britannica.) Et la mer Morte est environ neuf fois plus salée que les océans !
      Les usages du sel aujourd’hui
      À notre époque, le sel est toujours un produit précieux, qui sert notamment à assaisonner les aliments, à conserver la viande et à fabriquer du savon et du verre. Toutefois, on l’utilise de façon particulièrement salutaire dans le domaine de la santé publique. Par exemple, dans de nombreux pays, on l’enrichit d’iode pour combattre une carence endémique en iode, qui se manifeste par un goitre (une augmentation de volume de la glande thyroïde) et, dans les cas graves, par la débilité mentale. Dans certains pays, on ajoute aussi du fluor au sel pour la prévention des caries.
      Même si le sel, parce qu’il régule le volume sanguin et la tension artérielle, est essentiel pour rester en bonne santé, que dire du lien controversé entre consommation de sel et hypertension ? Les médecins préconisent habituellement aux patients qui souffrent d’hypertension de limiter leur consommation de sel et de sodium. Entre 30 et 50 % des personnes hypertendues sont sensibles au sel. Dans ce cas, il a été démontré qu’une consommation moins importante de sel diminuait la pression artérielle.
      Le sel ajoute de la saveur aux aliments, comme l’a indiqué Job dans cette question : “ Ce qui est fade se mangera-t-il sans sel ? ” (Job 6:6). Nous pouvons à coup sûr être reconnaissants envers notre Créateur, “ qui nous procure richement toutes choses pour que nous en jouissions ”, y compris ce précieux condiment qu’est le sel. — 1 Timothée 6:17.
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