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Recherchons des perles spirituelles (10 min) : Exode 15-16 - Semaine du 10 Aout 2020


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RECHERCHONS DES PERLES SPIRITUELLES - SEMAINE DU 10 Août 2020 - Exode 15-16.docx

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Recherchons des perles spirituelles (10 min) : Exode 15-16

Exode 16:13 : Lorsque les Israélites étaient dans le désert, pour quelle raison possible Jéhovah les a-t-il nourris avec des cailles ? (w11 1/9 14).

« Ce soir-là donc, des cailles arrivèrent et couvrirent le camp, et au matin, il y avait une couche de rosée tout autour du camp »

Après l’Exode, à deux reprises Dieu a fourni aux Israélites de la viande en abondance en leur envoyant des cailles. — Exode 16:13 ; Nombres 11:31.

Les cailles sont de petits oiseaux migrateurs, d’une vingtaine de centimètres de long, qui pèsent une centaine de grammes. Elles nidifient dans diverses régions d’Asie occidentale et d’Europe et hivernent en Afrique du Nord et en Arabie. Au cours de leur migration, elles survolent en multitudes immenses le littoral oriental de la Méditerranée ainsi que la péninsule du Sinaï.

Comme l’explique le Nouveau dictionnaire biblique, “ ces oiseaux volent rapidement, mais à la faveur du vent. S’il change de direction, ou si les cailles sont épuisées par le vol prolongé, l’essaim tombe ”. Devant se reposer au sol un jour ou deux avant de reprendre leur migration, ces volatiles deviennent des proies faciles pour les chasseurs. Au début du XXe siècle, l’Égypte exportait chaque année quelque trois millions de cailles.

Les Israélites se sont nourris de cailles à deux reprises ; c’était à chaque fois au printemps. À cette période de l’année, les cailles traversent souvent le ciel du Sinaï. Le récit biblique précise cependant que c’est par une intervention de Jéhovah qu’“ un vent se leva soudain ” et fit tomber les oiseaux dans le camp des Israélites. — Nombres 11:31. - w11 1/9 14

Il est question de cailles pour la première fois dans le récit biblique (Ex 16:13) en rapport avec des événements qui se passaient au printemps (Ex 16:1), époque à laquelle ces oiseaux se dirigeaient vers le N. Les Israélites, qui se trouvaient dans le désert de Sîn, dans la péninsule du Sinaï, se plaignaient de leur nourriture. En réponse, Jéhovah assura à Moïse qu’“ entre les deux soirs ” ils mangeraient de la viande et qu’au matin ils seraient rassasiés de pain (Ex 16:12). Ce soir-là, “ les cailles montèrent puis couvrirent le camp ”, et au matin la manne apparut sur la terre. De nouveau, de toute évidence au printemps, environ un an plus tard, les Israélites grognèrent parce que leur alimentation se limitait à la manne, à la suite de quoi Jéhovah leur annonça qu’ils auraient de la viande à manger “ jusqu’à un mois de jours ”, jusqu’à ce qu’elle devienne écœurante pour eux. Puis Dieu fit se lever un vent vraisemblablement de l’E. ou du S.-E. qui entraînait des cailles depuis la mer et les laissait “ tomber au-dessus du camp ”, à profusion, “ comme les grains de sable ” sur une étendue de plusieurs kilomètres tout autour du camp

Les Israélites ramassèrent des cailles pendant un jour et demi, et “ celui qui en ramassa le moins en recueillit dix homers [2 200 l] ”. (Nb 11:32.) Étant donné que Moïse parla de “ six cent mille hommes de pied ” (Nb 11:21), le nombre de cailles recueillies a dû s’élever à plusieurs millions. Ainsi, il ne s’agissait pas d’une prise ordinaire en période de migration, mais plutôt d’une démonstration magistrale de la puissance divine. La quantité de cailles ramassées était bien trop importante pour être consommée sur le moment ; aussi, mus par l’avidité, les Israélites ‘ les étalaient-ils pour eux partout autour du camp ’. (Nb 11:32.) Peut-être voulaient-ils faire sécher la chair des cailles tuées, afin d’en conserver le plus possible à consommer ultérieurement. Un tel procédé était en usage dans l’Égypte antique où, selon Hérodote (II, 77), on salait le poisson, puis on le faisait sécher au soleil. – it-1 Caille

Exode 16:32-34 : Où était conservée la jarre contenant la manne ? (w06 15/1 31).

« Alors Moïse dit : « Voici ce que Jéhovah a ordonné : “Remplissez-en un omer, et qu’il soit conservé de génération en génération pour que vos descendants voient le pain que je vous donnais à manger dans le désert quand je vous faisais sortir d’Égypte.” » 33 Moïse dit donc à Aaron : « Prends une jarre, mets-y un omer de manne et dépose-la devant Jéhovah. Ce sera quelque chose à conserver de génération en génération. » 34 Comme Jéhovah l’avait ordonné à Moïse, Aaron la déposa devant le Témoignage, pour qu’elle soit conservée. »

Peu après leur libération d’Égypte, les Israélites se mirent à murmurer à propos de la nourriture. Jéhovah leur donna alors la manne (Exode 12:17, 18 ; 16:1-5). À cette époque, Moïse dit à Aaron : “ Prends une jarre, mets-y un plein omer de manne et dépose-la devant Jéhovah comme chose à garder dans toutes vos générations. ” Le récit poursuit : “ Ainsi que Jéhovah l’avait ordonné à Moïse, Aaron la déposa alors devant le Témoignage [archives où l’on mettait en sûreté les documents importants], comme chose à garder. ” (Exode 16:33, 34). Aaron mit sans aucun doute la manne dans une jarre à ce moment-là ; toutefois, il ne put la déposer devant le Témoignage qu’une fois que Moïse eut fabriqué l’Arche et y eut placé les tablettes. w06 15/1 31

Pour que les générations futures puissent voir la manne, Aaron dut déposer devant Jéhovah une jarre contenant un omer (2,2 l) de manne. Une fois que l’arche de l’alliance recouverte d’or fut terminée, une “ jarre d’or ” renfermant de la manne fut mise à l’intérieur de ce coffre sacré

L’Arche servait d’archives où on mettait en sûreté les saints rappels ou témoignage ; son contenu principal était les deux tablettes du témoignage ou Dix Commandements. On y avait ajouté une « jarre d’or contenant la manne, et le bâton d’Aaron qui avait bourgeonné », mais ils furent ôtés de l’Arche avant la construction du temple de Salomonit-1p159 §4

Quelles perles spirituelles as-tu tirées de la lecture de la Bible de cette semaine en rapport avec Jéhovah, la prédication ou un autre sujet ?

Le chant de victoire entonné à la mer Rouge se poursuit ainsi: “Jéhovah est un vaillant guerrier. Jéhovah est son nom.” Ce Guerrier invincible n’est donc pas un personnage anonyme, né de l’imagination des hommes. Il a un nom! Il est ‘Celui qui fait devenir’, le Grand Créateur, Celui “dont le nom est Jéhovah, (...) le Très-Haut sur toute la terre”. (Exode 3:14; 15:3-5; Psaume 83:18.) À n’en pas douter, plutôt que de le défier, ces Égyptiens de l’Antiquité auraient mieux fait d’éprouver une crainte raisonnable et respectueuse du Tout-Puissant.

Puissions-nous personnellement figurer parmi ceux qui loueront leur Créateur et Sauveur qui les aura délivrés! Cela requiert de notre part de craindre le vrai Dieu dès à présent. Nous devons continuer d’apprendre ses décrets justes et d’y obéir. Le chant de Moïse et de l’Agneau, consigné en Révélation 15:3, 4, retentira avec une force sans précédent quand Jéhovah effacera toute méchanceté de la terre et commencera à éliminer chez l’homme et dans sa demeure terrestre toutes les souillures dues au péché. Alors, de tout notre cœur, nous chanterons: “Grandes et étonnantes sont tes œuvres, Jéhovah Dieu, le Tout-Puissant. Justes et vraies sont tes voies, Roi d’éternité. Qui donc ne te craindra, Jéhovah, et ne glorifiera ton nom?” – TG1995  15/10 p11 §13, 22

Dans la Bible, le chaume désigne apparemment les parties des tiges de céréales qui restent dans le champ après la moisson. C’est du chaume que les Israélites durent ramasser lorsque le pharaon d’Égypte leur supprima l’approvisionnement régulier en paille pour qu’ils fassent des briques. Le chaume est mentionné à plusieurs reprises dans le cadre d’exemples qui font allusion à ses caractéristiques : il est léger et fragile, il est facilement emporté par le vent et il brûle vite et bruyamment.

Les méchants, les ennemis de Jéhovah, ainsi que les projets qui étaient voués à l’échec, sont comparés à du chaume (

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). L’apôtre Paul, en traitant de l’œuvre de construction chrétienne, cita le chaume comme le matériau le moins précieux, qui ne résisterait pas à l’épreuve du feu. —
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. – it-1 p434 Chaume

À toutes les époques, les adorateurs de Jéhovah l’ont remercié pour ses bénédictions. Qu’ont fait les Israélites quand Jéhovah les a sauvés de Pharaon et de son armée à la mer Rouge ? Ils ont chanté des cantiques avec joie pour remercier Jéhovah et pour exprimer leur admiration. (Exode 15:1-21) Aujourd’hui, une de nos plus grandes bénédictions, c’est de savoir que bientôt la souffrance n’existera plus. Imagine ce que nous ressentirons quand Jéhovah détruira tous ses ennemis et qu’il nous fera entrer dans un monde où il y aura la paix et la justice ! Ce jour-là, nous aurons encore plus envie de remercier Jéhovah. – TG2015  15/1 §14

Exode 15:8 — Les eaux de la mer Rouge qui se sont “ figées ” ont-elles gelé ? Le verbe hébreu traduit par “ figées ” signifie “ se contracter ” ou “ s’épaissir ”. En Job 10:10, il est employé en rapport avec du lait que l’on fait cailler. Par conséquent, les eaux figées n’étaient pas nécessairement gelées. D’ailleurs, si le “ fort vent d’est ” cité en Exode 14:21 avait été suffisamment froid pour congeler ces eaux, ce froid extrême aurait sûrement été mentionné. En fait, les eaux semblaient figées parce que rien de visible ne les retenait. – TG2004 15/3 p26

Les eaux “ figées ”. D’après la description biblique, les eaux houleuses se sont figées pour laisser passer Israël (Ex 15:8). Le mot ‘ figer ’ est employé dans la Bible de la Pléiade, la Bible de Jérusalem, la Bible du Rabbinat français, etc. Le Grand Robert de la langue française (1991) définit figer comme suit : “ Coaguler [...]. Épaissir, solidifier [...] par le froid. Cf. Condenser, congeler, épaissir, solidifier. ” Le terme hébreu traduit par “ figées ” est utilisé en Job 10:10 pour parler du lait qui se caille. Dès lors, il ne signifie pas nécessairement que les murailles d’eau gelèrent, devenant solides, mais que les eaux figées prirent une consistance comparable à celle de la gélatine ou du lait caillé. Rien de visible ne retenait les eaux de la mer Rouge ; c’est pourquoi celles-ci paraissaient figées, solidifiées, caillées ou épaissies afin de rester dressées comme des murailles de chaque côté des Israélites sans s’effondrer sur eux, ce qui les aurait engloutis et détruits. Voilà comment elles apparurent à Moïse tandis qu’un fort vent d’Est les séparait, asséchant le bassin de la mer de sorte qu’il ne soit ni boueux ni gelé, mais facilement praticable pour la multitude.

La délivrance d’Israël à la mer Rouge et la destruction de l’armée égyptienne doivent représenter la délivrance de l’Israël spirituel de ses ennemis appartenant à l’Égypte symbolique, c’est-à-dire le présent système inique qui a pour dieu Satan le Diable, au moyen d’un miracle grandiose accompli par Jésus Christ. Qui plus est, tout comme l’action de Dieu à la mer Rouge servit à l’élévation de son nom, l’accomplissement de ces événements typiques sur une beaucoup plus grande échelle apportera une renommée plus grande et plus universelle au nom de Jéhovah. — Ex 15:1. – it-1 p849

Il y a une grande différence entre lire que Dieu est “ vigoureux en force ” (

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) et lire comment il a sauvé la nation d’Israël à la mer Rouge, puis l’a préservée dans le désert pendant 40 ans. On se représente les eaux houleuses qui se fendent, et la foule, peut-être 3 000 000 de personnes, qui s’engage sur le sol ferme entre les deux énormes murailles d’eau figée (
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). On voit les manifestations du soutien de Dieu dans le désert : l’eau jaillit d’un rocher ; la nourriture, sous forme de graines blanches, apparaît sur le sol (Exode 16:31). Jéhovah révèle ici qu’en plus de posséder la force il l’utilise en faveur de ses serviteurs. N’est-il pas rassurant de savoir que nos prières montent vers un Dieu puissant qui “ est pour nous un refuge et une force, un secours qui est facile à trouver durant les détresses ” ? – cl chap2 p16 §11

Dans les temps anciens, on parlait de la Terre promise comme de la sainte demeure de Dieu. Souvenez-vous du chant de victoire qu’ont entonné les Israélites après avoir été délivrés d’Égypte : “ Dans ta bonté de cœur tu as guidé ce peuple que tu as ramené. Oui, dans ta force tu le conduiras vers ta sainte demeure. ” (

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). Plus tard, cette “ demeure ” en est venue à abriter un temple avec sa prêtrise, et une capitale, Jérusalem, avec une lignée royale issue de David et siégeant sur le trône de Jéhovah (
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). C’est donc avec juste raison que Jésus a appelé Jérusalem “ la ville du grand Roi ”. —
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. Qu’en est-il de nos jours ? En 33 de n. ère, une nouvelle nation est née : “ l’Israël de Dieu ”. (
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) Cette nation, constituée des frères oints de Jésus Christ, a accompli la tâche dont l’Israël selon la chair ne s’était pas acquittée ; ses membres ont servi de témoins pour le nom de Dieu. Depuis les années 1930, des millions “ d’autres brebis ” se sont jointes à eux. La prospérité spirituelle et le bonheur des chrétiens de notre époque sont une preuve indéniable de la légitimité de la souveraineté de Jéhovah. Voilà de quoi exaspérer Satan TG2008  15/10 p12 §10

Dans un chant célébrant la déroute infligée à l’Égypte dans la mer Rouge, Moïse révéla une autre facette encore de la personne de Jéhovah; il dit: “Qui est comme toi parmi les dieux, ô Jéhovah? Qui est comme toi qui te montres puissant en sainteté?” (Exode 15:11). C’est, dans la Bible, la première fois que la sainteté est attribuée à Jéhovah.

Les mots hébreux et grecs rendus par “saint” dans la Bible désignent ce qui est ‘brillant, nouveau ou neuf, sans tache ou propre’. Moïse présentait donc Jéhovah comme un Dieu d’une pureté suprême, exempt d’impureté, qui ne peut être corrompu et qui ne tolère absolument pas l’impureté. Jéhovah offrait un éclatant contraste avec les dieux de Canaan, le pays que les Israélites allaient habiter peu après. À l’inverse des dieux cananéens, Jéhovah a donc élevé ses adorateurs. Il a répété plusieurs fois cette exhortation, que Pierre reprendra plus tard: “Vous devrez vous montrer saints, car moi, Jéhovah, votre Dieu, je suis saint.” – TG1987 1/11 p11 §3, 4, 6

Montrons que nous craignons Dieu - Si nous avions été là, sains et saufs, avec Moïse, sans doute nous serions-nous sentis poussés à chanter: “Qui est comme toi parmi les dieux, ô Jéhovah? Qui est comme toi qui te montres puissant en sainteté? Celui qui est digne d’être craint avec des chants de louange, Celui qui fait des prodiges.” (Exode 15:11). Au fil des siècles, les sentiments exprimés dans ce chant ont été répétés. Dans le dernier livre de la Bible, l’apôtre Jean dit d’un groupe de fidèles serviteurs oints de Dieu qu’“ils chantent le chant de Moïse, l’esclave de Dieu, et le chant de l’Agneau”. Que dit ce chant mémorable? “Grandes et étonnantes sont tes œuvres, Jéhovah Dieu, le Tout-Puissant. Justes et vraies sont tes voies, Roi d’éternité. Qui donc ne te craindra, Jéhovah, et ne glorifiera ton nom? car toi seul tu es fidèle.” — Révélation 15:2-4.

Ainsi, aujourd’hui encore Jéhovah a des adorateurs libérés qui non seulement admirent la création, œuvre des mains de Dieu, mais aussi aiment ses décrets. Des personnes de toutes les nations sont libérées spirituellement parlant, séparées du monde souillé, parce qu’elles acceptent et mettent en application les justes décrets de Dieu. Chaque année, des centaines de milliers de personnes fuient le monde corrompu pour rejoindre l’organisation pure et droite que forment les adorateurs de Jéhovah. Bientôt, après que Dieu aura exécuté ses jugements ardents contre la fausse religion et le reste du système méchant, elles vivront éternellement dans un monde nouveau de justice. – TG1995 15/10 p11-12 §15,16

Sa bonté de cœur amène souvent Jéhovah à secourir ses serviteurs en péril. “ Il garde les âmes de ses fidèles ; de la main des méchants il les délivre ”, confirme le psalmiste (Psaume 97:10). Voyez ce qu’il a fait pour la nation d’Israël. Après qu’il les eut sauvés miraculeusement à la mer Rouge, les Israélites lui adressèrent ce chant : “ Dans ta bonté de cœur [ou : “ ton amour fidèle ”, note] tu as guidé ce peuple que tu as ramené. ” (Exode 15:13). Leur salut à travers les eaux de la mer Rouge était assurément un acte d’amour fidèle de la part de Jéhovah. Aussi Moïse leur fit-il observer : “ Ce n’est pas parce que vous étiez le plus populeux de tous les peuples que Jéhovah vous a témoigné de l’affection, de sorte qu’il vous a choisis, car vous étiez le plus petit de tous les peuples. Mais c’est parce que Jéhovah vous aimait et parce qu’il gardait le serment qu’il avait juré à vos ancêtres, que Jéhovah vous a fait sortir à main forte, afin de te racheter de la maison des esclaves, de la main de Pharaon le roi d’Égypte. ” — Deutéronome 7:7, 8.

Jéhovah manifeste une fidélité similaire envers “ une grande foule ” qui doit venir de “ la grande tribulation ” et vivre éternellement sur la terre transformée en paradis. Malgré leur imperfection, il offre à ses serviteurs l’espérance de vivre pour toujours sur la terre grâce à son plus beau témoignage de fidélité : la rançon. Sa fidélité attire les assoiffés de justice (Jérémie 31:3). Maintenant que vous savez qu’il est et restera indéfectiblement fidèle, ne vous sentez-vous pas plus proche de lui ? Aussi, puisque vous désirez vous approcher de Jéhovah, répondez à son amour en étant plus résolu que jamais à le servir fidèlement. – cl chap28 p285 §15,21

Un des premiers campements d’Israël dans la péninsule du Sinaï. On l’appela “ Mara ” parce que l’eau qu’on y trouva n’était pas bonne à boire (Ex 15:23). Bien que venant tout juste d’être délivrés des Égyptiens à la mer Rouge, quand les Israélites constatèrent qu’ils ne pouvaient boire l’eau de Mara, ils manquèrent de foi et murmurèrent. Alors, sur l’ordre de Jéhovah, Moïse jeta un arbre dans l’eau et elle devint douce. Comme la Bible ne précise pas de quelle sorte d’arbre il s’agissait, rien ne permet de l’identifier. Jéhovah aurait évidemment pu indiquer à Moïse une certaine variété d’arbre ayant la propriété naturelle d’adoucir l’eau, mais il est inutile de chercher une explication scientifique ou naturelle, puisque l’assainissement de l’eau était assurément miraculeux. — Ex 15:23-25. Jéhovah utilisa les événements de Mara pour mettre à l’épreuve la foi des Israélites dans son pouvoir de prendre soin d’eux. Puisqu’une eau mauvaise peut causer des maladies en l’adoucissant Jéhovah montra qu’il avait le pouvoir de protéger les Israélites des maladies que connaissaient les Égyptiens. Il leur enseigna alors la “ prescription ” suivante : s’ils obéissaient à Jéhovah, leur Dieu, ils ne seraient pas frappés par les maladies qu’il avait mises sur les Égyptiens. — Ex 15:25, 26. On identifie généralement Mara à ʽAïn Hawara, à 80 km au S.-S.-E. de la Suez moderne, à quelques kilomètres à peine de la mer Rouge. - it-2 p215

Quand Jéhovah commença à fournir la manne aux Israélites dans le désert, il leur prescrivit d’en recueillir une double ration le sixième jour, puisqu’ils ne devaient pas en ramasser le sabbat, ou septième jour. Aussi, en préparation du sabbat hebdomadaire, les Juifs ramassaient de la manne en plus et la faisaient cuire ou bouillir (

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). L’apparition de la manne pour Israël demeure un miracle en raison du moment où elle se produisait. En effet, le septième jour de chaque semaine, il n’y en n’avait pas sur le sol (
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). Alors qu’il s’y engendrait des vers et qu’elle sentait si on la conservait jusqu’au lendemain, il n’en était pas ainsi lorsqu’on en gardait pour la consommer le sabbat (
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). Selon la Bible, la manne se trouvait sur le sol et fondait à la chaleur du soleil ; on pouvait la piler dans un mortier, la broyer dans un moulin, la faire bouillir ou la cuire au four. — Ex 16:19-23 – it-2 p291

Moïse, qui fut l’un des bénéficiaires de la manne, a fait une description de cet aliment extraordinaire. Il a écrit qu’au matin une fois “ la couche de rosée [évaporée] [...] sur la surface du désert il y avait quelque chose de fin, de floconneux, de fin comme le givre sur la terre. Lorsque les fils d’Israël virent cela, alors ils se dirent l’un à l’autre : ‘ Qu’est-ce ? ’ ” ou littéralement en hébreu “ man houʼ ? ” C’est probablement de cette expression que dérive le mot “ manne ”, nom que les Israélites ont donné à cette nourriture La manne, que Jéhovah fournit miraculeusement, est un exemple intéressant de la manière dont une chose tout à fait nouvelle recevait un nom. (Exode 16:15). C’est apparemment la raison pour laquelle ils l’appelèrent “ manne ”, mot qui signifie probablement “ Qu’est-ce ? ” — Ex 16:31. – TG1999 15/8 p25 - it-2 p409

On lit à propos de la manne que les Israélites mangeaient dans le désert : “ C’était blanc comme de la graine de coriandre. ” (Ex 16:31).  Elle avait le goût « des gâteaux plats au miel », et il y en avait largement assez pour tout le monde. Sans doute ressemblait-elle à cette graine non seulement par sa couleur, mais aussi par son aspect général. La coriandre est une plante annuelle de la famille de la carotte et du persil ; elle atteint 40 à 50 cm de haut ; ses feuilles rappellent le persil, et ses fleurs roses ou blanches sont groupées en ombelles. Son fruit consiste en graines globuleuses gris-blanc et mesure 1 à 3 mm de diamètre. Ces graines renferment une huile aromatique d’odeur agréable et servent d’épice, ainsi que de remède pour les maux d’estomac légers.

La graine de coriandre étant utilisée en Égypte depuis des temps reculés, elle était sans aucun doute bien connue des Israélites avant l’Exode. Cette plante pousse spontanément dans ce pays et dans le secteur de la Palestine - it-1 p523

C’était le chef de famille qui recueillait la manne pour toute sa maisonnée ou en dirigeait le ramassage. Du fait que la manne fondait quand le soleil chauffait, il se dépêchait sans aucun doute de ramasser à peu près ce qui était nécessaire aux besoins des siens, et le mesurait ensuite. Qu’on en ramasse beaucoup ou peu, selon la taille de la maisonnée, la quantité récoltée se révélait toujours être d’un omer (2,2 litres) par personne (Ex 16:16-18). C’est ce à quoi l’apôtre Paul fit allusion lorsqu’il encouragea les chrétiens de Corinthe à utiliser leur superflu matériel pour compenser ce qui manquait à leurs frères. — 2 Corinthiens 8:13-15 -  it-2 p207

Comment Dieu considère ceux qui se plaignent - Le mécontentement est contagieux. Le récit dit que “toute l’assemblée des fils d’Israël commença à murmurer contre Moïse et contre Aaron dans le désert”. (Exode 16:2.) Quelques-uns ont probablement commencé à se plaindre à propos du manque de nourriture et, avant longtemps, tout le monde se plaignait.

Celui qui se plaint grossit souvent le problème. Dans leur cas, les Israélites ont affirmé qu’ils seraient mieux en Égypte où ils pourraient manger autant de pain et de viande qu’ils le désireraient. Ils se sont plaints d’avoir été conduits dans le désert uniquement pour mourir de faim. — Exode 16:3.

La situation de ces Israélites était-elle réellement aussi critique? Il est possible que leurs réserves de nourriture s’amenuisaient, mais Jéhovah l’avait prévu et, le moment venu, il leur a procuré la manne pour satisfaire leurs besoins physiques. Leur mécontentement exagéré trahissait un manque total de confiance en Dieu. En Égypte, cependant, les Israélites s’étaient légitimement plaints des conditions pénibles dans lesquelles ils vivaient. Mais lorsque Jéhovah les a libérés de l’esclavage, ils ont commencé à se plaindre de la nourriture. Ces murmures étaient injustifiés.

Moïse a lancé cet avertissement: “Vos murmures ne sont pas contre nous, mais contre Jéhovah.” — Exode 16:8. Cette tendance des Israélites à se plaindre s’est manifestée encore et encore. Avant une année, la manne est devenue un sujet de plainte.

Néanmoins, Jéhovah est patient avec ceux de ses serviteurs qui se plaignent parfois à cause de situations décourageantes. Quand l’humanité atteindra la perfection, personne n’aura plus à se plaindre du sort qui lui est fait dans la vie. En attendant cette époque, nous devons résister à la tentation de nous plaindre des autres ou au sujet de nos propres difficultés. Pour montrer que nous avons confiance en Jéhovah et que nous aimons réellement nos compagnons chrétiens, ‘continuons à faire toutes choses sans murmures’. (Philippiens 2:14.) Cela plaira à Jéhovah et nous sera grandement profitable. Pour notre bonheur et celui des autres, n’oublions donc pas que celui qui se plaint n’est pas heureux. TG1993 15/3 p20,21

Dans la Bible, le mot hébreu signifiant “ murmurer, grommeler, se plaindre ou grogner ” est associé aux événements survenus durant les 40 années qu’Israël a passées dans le désert. De temps à autre, les Israélites ne se satisfaisaient plus de leur situation et le faisaient savoir en murmurant. Par exemple, quelques semaines seulement après avoir été libérée de l’esclavage égyptien, “ toute l’assemblée des fils d’Israël se mit à murmurer contre Moïse et contre Aaron ”. Les Israélites se plaignaient de la nourriture en ces termes : “ Si seulement nous étions morts de la main de Jéhovah au pays d’Égypte, alors que nous étions assis près des marmites de viande, alors que nous mangions du pain à satiété, car vous nous avez fait sortir dans ce désert pour faire mourir de faim toute cette congrégation. ” — Exode 16:1-3.

En réalité, Jéhovah fournissait généreusement aux Israélites de quoi survivre dans le désert. À aucun moment ils ne risquaient de mourir de faim ou de soif. Pourtant, gagnés par l’insatisfaction, ils ont dramatisé leur situation et se sont mis à murmurer. Même si leurs plaintes étaient dirigées contre Moïse et Aaron, Jéhovah estimait qu’il était la cible véritable de leur mécontentement. Moïse a dit aux Israélites : “ Jéhovah a entendu vos murmures que vous murmurez contre lui. Nous, que sommes-nous ? Ce n’est pas contre nous que sont vos murmures, mais contre Jéhovah. ” — Exode 16:4-8.

Tâchons de voir les choses comme Jéhovah les voit, au lieu de nous limiter à notre propre regard. Si nous avons un motif valable de nous plaindre, ce motif n’échappe pas à Jéhovah. Il peut rectifier les choses immédiatement. Pourquoi laisse-t-il donc parfois les difficultés persister ? Peut-être pour nous aider à cultiver certaines qualités telles que la patience, l’endurance et la foi. – TG2006  15/7 p15 §4,5, 17,18

Le jour du sabbat, les Israélites devaient se reposer de leurs activités de la semaine, et ne pas même allumer de feu dans leurs habitations (

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). Jéhovah leur avait ordonné : “ Restez chacun à sa place. Que personne ne sorte de l’endroit où il est au septième jour. ” (
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). Cette loi permettait aux Israélites de se reposer de leurs activités courantes et d’accorder plus d’attention à leur spiritualité. – TG2008  1/10 p11

La nation d’Israël a bénéficié des dispositions de Jéhovah régissant le travail et le repos. Avant même de donner aux Israélites la Loi au mont Sinaï, Dieu leur avait fait dire par Moïse : “ Rendez-vous bien compte que Jéhovah vous a donné le sabbat. C’est pourquoi il vous donne, au sixième jour, le pain de deux jours. Restez chacun à sa place. Que personne ne sorte de l’endroit où il est au septième jour. ” Alors, “ le peuple se mit à observer le sabbat le septième jour ”. — Exode 16:22-30.

Cette disposition était nouvelle pour les Israélites, qui venaient d’être délivrés d’Égypte où ils avaient été esclaves. Les Égyptiens et d’autres nations mesuraient le temps par périodes de cinq à dix jours, mais il est improbable que les esclaves israélites aient eu droit à un jour de repos. On peut donc raisonnablement penser que le peuple d’Israël a accueilli avec plaisir cette nouveauté. Loin de considérer l’obligation du sabbat comme un fardeau ou une restriction, ils auraient dû être heureux de s’y conformer. De fait, Dieu leur a dit par la suite que le sabbat devait leur rappeler l’esclavage en Égypte et la délivrance qu’il avait opérée en leur faveur.

Si les Israélites qui étaient sortis d’Égypte en compagnie de Moïse s’étaient montrés obéissants, ils auraient eu le privilège d’entrer dans le pays que Dieu leur avait promis, “ un pays ruisselant de lait et de miel ”. (Exode 3:8.) Ils auraient pu y goûter un repos véritable, non pas seulement les jours de sabbat, mais durant toute leur vie. Toutefois, ce n’est pas ainsi que les choses se sont passées. L’apôtre Paul a écrit à propos des Israélites : “ Quels sont ceux, en effet, qui ont entendu et qui pourtant ont provoqué l’exaspération ? Oui, n’est-ce pas tous ceux qui sont sortis d’Égypte sous la conduite de Moïse ? De qui en outre Dieu a-t-il été dégoûté pendant quarante ans ? N’est-ce pas de ceux qui avaient péché et dont les cadavres tombèrent dans le désert ? Mais à qui a-t-il juré qu’ils n’entreraient pas dans son repos, sinon à ceux qui avaient désobéi ? Nous voyons donc qu’ils n’ont pas pu entrer à cause de leur manque de foi. ” — Hébreux 3:16-19.

Quelle puissante leçon pour nous ! En raison de leur manque de foi en Jéhovah, ceux de la génération en question n’ont pas pu accéder au repos qu’il leur avait promis. Au contraire, ils sont morts dans le désert. Ils n’avaient pas compris qu’en leur qualité de descendants d’Abraham ils étaient étroitement associés à la volonté de Dieu, qui était d’apporter des bénédictions à toutes les nations de la terre. Au lieu d’agir en conformité avec la volonté divine, ils ont été complètement égarés par leurs désirs terre à terre et égoïstes. Ne tombons jamais dans un pareil comportement  - TG1998 15/7 p16 §8-11

 

 

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      Soyons remplis de gratitude envers autrui 
       
      AVEZ-VOUS déjà reçu un petit mot de reconnaissance auquel vous ne vous attendiez pas ? Si c’est le cas, cela vous a certainement fait chaud au cœur. Après tout, il est naturel de vouloir être apprécié. — Matthieu 25:19-23.
      Toute expression de gratitude tend à renforcer les liens entre celui qui en est l’auteur et celui qui en est le destinataire. En outre, quiconque manifeste de la gratitude suit les traces de Jésus Christ, qui n’a jamais manqué de remarquer les belles œuvres des autres. — Marc 14:3-9 ; Luc 21:1-4.
      Malheureusement, exprimer sa gratitude, de vive voix ou par écrit, semble se faire de plus en plus rare. La Bible avait annoncé que, durant “ les derniers jours ”, les hommes seraient “ ingrats ”. (2 Timothée 3:1, 2.) Si nous n’y prenons pas garde, cette tendance si répandue aujourd’hui risque d’étouffer en nous tout sentiment de reconnaissance.
      Quelles mesures concrètes les parents peuvent-ils adopter pour enseigner à leurs enfants à manifester de la reconnaissance ? À qui devrions-nous exprimer notre gratitude ? Et pourquoi devrions-nous être reconnaissants, même si ceux qui nous entourent se révèlent ingrats ?
      Dans le cercle familial
      Les parents ne ménagent pas leurs efforts pour subvenir aux besoins de leurs enfants. Mais il leur arrive d’avoir le sentiment que ces efforts ne sont pas appréciés à leur juste valeur. Que faire pour remédier à cette situation ? Trois paramètres sont à prendre en compte.
      1) L’exemple. Comme cela se vérifie souvent en matière d’éducation, la réussite passe par l’exemple. La Bible disait jadis d’une Israélite travailleuse : “ Ses fils ont voulu la féliciter. ” Où ces enfants avaient-ils appris à exprimer leur reconnaissance ? La suite du verset nous éclaire : “ Son mari est le premier à la louer. ” (Proverbes 31:28, Bible des Peuples). Les parents qui s’expriment de la reconnaissance montrent à leurs enfants que ce genre de témoignage procure du plaisir à celui qui en est l’objet, améliore les relations familiales et constitue un signe de maturité.
      Stephen, un père de famille, déclare : “ Je me suis efforcé de donner l’exemple à mes enfants en remerciant ma femme pour le dîner. ” Qu’en est-il résulté ? “ Mes deux filles l’ont remarqué, et cela leur a fait prendre conscience de l’importance de se montrer reconnaissant ”, dit-il. Si vous êtes marié, remerciez-vous régulièrement votre conjoint pour les tâches quotidiennes qu’il accomplit et qui auraient vite fait de passer inaperçues ? Dites-vous merci à vos enfants, même lorsqu’ils font ce qu’on attend d’eux ?
      2) L’éducation. Le sentiment de reconnaissance est comme une fleur. Il a besoin d’être cultivé pour produire les meilleurs résultats possibles. Comment les parents peuvent-ils aider leurs enfants à cultiver et à exprimer de la reconnaissance ? Le sage roi Salomon a mis en évidence un principe clé lorsqu’il a écrit : “ Le cœur du juste médite pour répondre. ” — Proverbes 15:28.
      Pouvez-vous apprendre à vos enfants à songer aux efforts et à la générosité qui ont précédé chaque cadeau qu’ils reçoivent ? Ce genre de réflexion constitue le sol dans lequel la gratitude s’enracine. Maria, qui a élevé trois enfants, constate : “ Cela prend du temps d’expliquer à ses enfants tout ce que signifie recevoir un cadeau : qu’une personne a pensé à eux en particulier et qu’elle a souhaité leur montrer à quel point elle s’intéresse à eux. Mais je suis convaincue que ça en vaut la peine. ” Grâce à de tels échanges, les enfants apprennent non seulement quoi dire pour exprimer leur reconnaissance, mais aussi pourquoi ils doivent le faire.
      Il est sage, pour des parents, de faire en sorte que leurs enfants n’aient pas le sentiment que tout ce qu’ils reçoivent de bon leur revient, finalement, de droit. L’avertissement figurant en Proverbes 29:21 à propos de la manière de traiter son serviteur s’applique tout autant aux enfants : “ Si l’on gâte son serviteur dès sa jeunesse, par la suite dans sa vie il deviendra un ingrat. ”
      Comment aider de très jeunes enfants à témoigner de la reconnaissance ? Linda, mère de trois enfants, explique : “ Mon mari et moi avons encouragé nos enfants à s’associer à nous quand nous écrivions des cartes de remerciement, en y joignant un dessin ou en les signant. ” Naturellement, le dessin sera peut-être simple, et l’écriture approximative, mais la leçon que les enfants tireront de ce geste restera gravée en eux.
      3) La persévérance. Nous avons tous une tendance innée à l’égoïsme, qui risque d’étouffer en nous tout élan de gratitude (Genèse 8:21 ; Matthieu 15:19). Mais la Bible adresse aux serviteurs de Dieu cette exhortation : “ Vous devez être renouvelés dans la force qui anime votre intelligence et revêtir la personnalité nouvelle qui a été créée selon la volonté de Dieu. ” — Éphésiens 4:23, 24.
      Les parents expérimentés savent, toutefois, qu’aider les enfants à “ revêtir la personnalité nouvelle ” est plus facile à dire qu’à faire. Stephen, cité plus haut, déclare : “ Il nous semblait que nos filles mettaient du temps à dire spontanément merci, sans qu’on ait besoin de le leur rappeler. ” Mais lui et sa femme n’ont pas abandonné. “ Notre persévérance a payé, poursuit Stephen : nos filles ont retenu la leçon. Aujourd’hui, nous sommes fiers de la manière dont elles manifestent leur gratitude aux autres. ”
      Envers les amis et le prochain
      Lorsque nous oublions de dire merci, ce n’est pas forcément par manque de reconnaissance, mais parfois simplement par négligence. En définitive, du moment que nous éprouvons de la gratitude, est-il si important que cela de l’exprimer ? Pour répondre à cette question, considérons ce qui s’est passé un jour où Jésus a guéri des lépreux.
      Alors qu’il se rendait à Jérusalem, Jésus a rencontré dix hommes atteints de lèpre. La Bible relate : “ Ils élevèrent la voix et dirent : ‘ Jésus, Instructeur, aie pitié de nous ! ’ Et lorsqu’il les vit, il leur dit : ‘ Allez vous montrer aux prêtres. ’ Or, comme ils s’en allaient, leur purification eut lieu. L’un d’eux, quand il vit qu’il était guéri, revint sur ses pas, glorifiant Dieu d’une voix forte. Et il tomba sur sa face aux pieds de Jésus, en le remerciant ; or, c’était un Samaritain. ” — Luc 17:11-16.
      Jésus n’a-t-il accordé aucune importance au fait que les autres n’aient pas exprimé de gratitude ? Le récit poursuit : “ En réponse Jésus dit : ‘ Les dix ont été purifiés, n’est-ce pas ? Où sont donc les neuf autres ? Ne s’est-il trouvé personne pour revenir rendre gloire à Dieu, que cet homme d’une autre nation ? ’ ” — Luc 17:17, 18.
      Les neuf autres lépreux n’étaient pas des hommes méchants. Auparavant, ils avaient ouvertement exprimé leur foi en Jésus et avaient suivi de bon gré ses instructions, qui exigeaient qu’ils se rendent à Jérusalem pour se montrer aux prêtres. Or, même s’ils ont indéniablement éprouvé une profonde gratitude pour ce que Jésus avait fait, ils ne la lui ont pas exprimée. Leur comportement a déçu Christ. Et nous ? Quand quelqu’un se montre bon à notre égard, sommes-nous prompts à dire merci et, si cela s’y prête, à lui montrer notre reconnaissance en lui envoyant une petite carte ?
      La Bible dit que l’amour “ ne fait rien d’inconvenant. Il ne cherche pas son propre intérêt ”. (1 Corinthiens 13:5, Bible du Semeur.) Par conséquent, un témoignage de reconnaissance donné avec sincérité non seulement traduit un respect des convenances, mais aussi est une preuve d’amour. Comme nous l’apprend l’exemple des lépreux, ceux qui souhaitent plaire à Christ doivent exprimer un tel amour et une telle reconnaissance à tous, indépendamment de leur nationalité, de leur race ou de leur religion.
      Posez-vous la question : ‘ Quand ai-je pour la dernière fois remercié un voisin, un collègue de travail, un camarade de classe, un membre du personnel hospitalier, un commerçant ou qui que ce soit d’autre qui me soit venu en aide ? ’ Pourquoi ne pas noter pendant un jour ou deux le nombre de fois où vous dites effectivement merci ou exprimez votre reconnaissance d’une façon ou d’une autre  ? Peut-être verrez-vous la nécessité de vous améliorer dans certains domaines.
      Bien entendu, celui qui mérite le plus de remerciements de notre part, c’est Jéhovah Dieu. De lui vient “ tout beau don et tout présent parfait ”. (Jacques 1:17.) À quand remonte la dernière fois où vous avez sincèrement remercié Dieu pour avoir fait quelque chose de particulier en votre faveur ? — 1 Thessaloniciens 5:17, 18.
      Pourquoi se montrer reconnaissant même quand les autres sont ingrats ?
      Nos témoignages de reconnaissance ne seront pas forcément payés de retour. Par conséquent, pourquoi manifester notre gratitude si nous sommes les seuls à le faire ? Arrêtons-nous simplement sur une bonne raison d’agir ainsi.
      Faire du bien à ceux qui ne sont pas enclins à la gratitude, c’est imiter notre Créateur bienveillant, Jéhovah Dieu. Que beaucoup ne soient pas sensibles à l’amour que Jéhovah leur témoigne ne l’empêche pas de leur faire du bien (Romains 5:8 ; 1 Jean 4:9, 10). Il fait “ lever son soleil sur les méchants et sur les bons et [...] fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes ”. Si, bien que vivant dans un monde ingrat, nous nous efforçons d’éprouver et d’exprimer de la gratitude, nous nous montrerons “ fils de [notre] Père qui est dans les cieux ”. — Matthieu 5:45.

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    • Eric Ouellet

      Enracinons nous dans la foi comme un arbre luxuriant.
      EN ISRAËL pousse un arbre presque indestructible. Même lorsqu’on l’abat, sa souche ne tarde pas à produire de nouvelles pousses. Par ailleurs, ses fruits fournissent une grande quantité d’huile utile tant pour la cuisine et l’éclairage que pour l’hygiène et les soins de beauté.
      Selon une parabole des temps bibliques consignée dans le livre des Juges, “ un jour les arbres s’en allèrent pour oindre un roi sur eux ”. Quel arbre choisirent-ils ? Le résistant et fertile olivier. — Juges 9:8.
      Il y a plus de 3 500 ans, le prophète Moïse décrivait Israël comme “ un bon pays, [...] un pays d’olives ”. (Deutéronome 8:7, 8.) Aujourd’hui encore, du pied du mont Hermôn à la campagne de Béershéba en passant par la plaine côtière du Sharôn, les pentes rocailleuses de la Samarie et les vallées fertiles de la Galilée, le paysage est parsemé d’oliveraies du nord au sud.
      Les rédacteurs de la Bible ont souvent parlé de l’olivier dans un sens figuré pour illustrer, par exemple, la miséricorde de Dieu, la promesse de la résurrection ou encore le bonheur familial. L’examen de quelques-unes de ses caractéristiques nous aidera à mieux comprendre ces références et à apprécier cet arbre exceptionnel qui fait honneur au Créateur. — Psaume 148:7, 9.
      Un arbre robuste
      L’olivier n’est pas spécialement impressionnant à première vue. Il n’a pas la majesté des vertigineux cèdres du Liban, son bois n’a pas la qualité du genévrier ni ses fleurs la beauté de celles de l’amandier (Chant de Salomon 1:17 ; Amos 2:9). En fait, sa partie la plus importante demeure invisible, puisque le secret de sa résistance et de sa grande prolificité réside dans ses longues racines, qui peuvent s’enfoncer jusqu’à six mètres sous terre et rayonner plus loin encore.
      Ses racines permettent à l’olivier poussant sur des versants rocailleux de survivre à la sécheresse quand d’autres arbres situés au fond de la vallée sont déjà morts de soif. Elles lui permettent également de produire des olives des siècles durant, même lorsque son tronc noueux ne semble plus bon qu’à servir de bois de chauffage. Tout ce dont cet arbre rustique a besoin, c’est de place pour pousser et d’un sol aéré pour respirer, loin des mauvaises herbes et autres plantes qui peuvent abriter des parasites. Si ces conditions simples sont réunies, un seul arbre peut fournir jusqu’à 60 litres d’huile par an.
      Cette huile était manifestement appréciée des Israélites. Ils s’en servaient pour éclairer leur intérieur à l’aide de lampes à mèches, pour cuisiner, pour protéger leur peau du soleil et pour fabriquer du savon (Lévitique 24:2). Étant donné que le blé, le vin et l’olive constituaient les principales productions de la région, une mauvaise récolte d’olives était une catastrophe pour une famille israélite. — Deutéronome 7:13 ; Habaqouq 3:17.
      Cependant, en général, l’huile d’olive ne manquait pas. Sans doute Moïse a-t-il décrit la Terre promise comme “ un pays d’olives ” parce que l’olivier y était l’arbre le plus cultivé. Au XIXe siècle, le naturaliste Henry Tristram a d’ailleurs qualifié l’olivier d’arbre emblématique de la région ”. En raison de sa valeur et de sa profusion, l’huile d’olive servait même de moyen de paiement dans tout le bassin méditerranéen. De là, l’allusion de Jésus Christ à une dette de “ cent baths d’huile d’olive ”. — Luc 16:5, 6.
      “ Comme des plants d’olivier ”
      L’olivier illustre de façon appropriée les bénédictions divines. Comment l’homme qui craint Dieu serait-il récompensé ? “ Ta femme sera comme une vigne qui porte du fruit tout au fond de ta maison, a chanté un psalmiste. Tes fils seront comme des plants d’olivier autour de ta table. ” (Psaume 128:3). Que sont ces “ plants d’olivier ”, et pourquoi le psalmiste les comparait-il à des fils ?
      L’olivier a ceci de particulier que de nouvelles pousses sortent continuellement de la base de son tronc. Lorsque, en raison de son âge, le tronc principal ne produit plus autant qu’auparavant, les cultivateurs peuvent laisser plusieurs plants, ou nouvelles pousses, se développer jusqu’à devenir partie intégrante de l’arbre. Au bout d’un certain temps, trois ou quatre nouveaux troncs vigoureux entoureront celui d’origine, comme des fils autour d’une table. Ces plants issus de la même souche produisent ensemble une grande quantité d’olives.
      Cette caractéristique de l’olivier illustre bien la façon dont les fils et les filles peuvent devenir fermes dans la foi, grâce aux robustes racines spirituelles de leurs parents. En grandissant, eux aussi portent du fruit et épaulent leurs parents, qui se réjouissent de les voir servir Jéhovah à leurs côtés. — Proverbes 15:20.
      “ Il existe un espoir même pour un arbre ”
      Un père âgé qui sert Jéhovah se réjouit que ses enfants adorent Dieu. Mais quelle tristesse quand ce père finit par ‘ s’en aller par le chemin de toute la terre ’ ! (1 Rois 2:2.) La Bible nous aide à surmonter pareille douleur en nous donnant l’assurance qu’il y aura une résurrection. — Jean 5:28, 29 ; 11:25.
      Job, père de nombreux enfants, était très conscient de la brièveté de la vie, qu’il a comparée à une fleur qui se flétrit rapidement (Job 1:2 ; 14:1, 2). Job désirait la mort pour se soustraire à ses souffrances, considérant la tombe comme une cachette d’où il pourrait revenir. “ Si un homme robuste meurt, peut-il revivre ? ” a-t-il demandé. Et d’exprimer sa confiance : “ Tous les jours de ma corvée, j’attendrai, jusqu’à ce que vienne ma relève. Tu [Jéhovah] appelleras, et moi je te répondrai. Tu languiras après l’œuvre de tes mains. ” — Job 14:13-15.
      Comment Job a-t-il illustré sa conviction que Dieu le rappellerait de la tombe ? Au moyen d’un arbre, dont la description correspond apparemment à celle de l’olivier. “ Il existe un espoir même pour un arbre. Si on le coupe, il bourgeonnera encore. ” (Job 14:7). Pour peu qu’il ne soit pas déraciné, l’olivier peut effectivement être coupé sans que cela le fasse mourir. Si ses racines demeurent intactes, il repoussera avec une vigueur renouvelée.
      Même si une sécheresse prolongée dessèche profondément un vieil olivier, la souche ratatinée peut repartir. “ Si sa racine vieillit dans la terre et si sa souche meurt dans la poussière, à l’odeur de l’eau, il bourgeonnera, oui il produira une branche comme une plante nouvelle. ” (Job 14:8, 9). Job vivait dans une région aride et poussiéreuse où il avait probablement dû observer beaucoup de vieux oliviers complètement desséchés qui semblaient morts. Cependant, dès qu’arrivaient les pluies, ils revenaient à la vie, et un nouveau tronc émergeait de leurs racines “ comme une plante nouvelle ”. Cette résistance hors du commun a conduit un horticulteur tunisien à déclarer : “ Il n’est pas exagéré de dire que les oliviers sont immortels. ”
      Tout comme un cultivateur espère voir renaître ses oliviers desséchés, Jéhovah languit de ressusciter ses serviteurs. Il attend avec patience l’époque où des fidèles comme Abraham et Sara, Isaac et Rébecca, et de nombreux autres seront ramenés à la vie (Matthieu 22:31, 32). Comme il sera merveilleux d’accueillir les ressuscités et de les voir mener de nouveau une vie productive !
      L’olivier symbolique
      La miséricorde de Dieu est manifeste dans son impartialité ainsi que dans la disposition qu’est la résurrection. L’apôtre Paul s’est servi de l’olivier pour illustrer comment la miséricorde de Jéhovah s’étend aux humains indifféremment de leur race ou de leur origine. Pendant des siècles, les Juifs se sont enorgueillis d’être le peuple choisi de Dieu, “ la descendance d’Abraham ”. — Jean 8:33 ; Luc 3:8.
      Il n’était pas nécessaire d’être né au sein de la nation juive pour obtenir la faveur divine. Les premiers disciples de Jésus, cependant, étaient tous Juifs et ils ont eu le privilège de figurer parmi les premiers humains choisis par Dieu pour constituer la semence promise d’Abraham (Genèse 22:18 ; Galates 3:29). Paul les a comparés aux branches d’un olivier.
      La majorité des Juifs de naissance ont rejeté Jésus, se privant ainsi de la possibilité de faire partie du “ petit troupeau ”, ou “ Israël de Dieu ”. (Luc 12:32 ; Galates 6:16.) Ils sont devenus comme des branches d’olivier qui auraient été coupées. Qui allait prendre leur place ? En 36 de notre ère, des Gentils ont été choisis pour faire partie de la semence d’Abraham, comme si Jéhovah avait greffé des branches d’olivier sauvage sur un olivier domestique. La semence promise d’Abraham inclurait donc des gens des nations qui pouvaient désormais devenir ‘ participants de la racine de graisse de l’olivier ’. — Romains 11:17.
      Pour un cultivateur, greffer une branche d’olivier sauvage sur un olivier domestique serait impensable et “ contre nature ”. (Romains 11:24.) On lit dans La terre et le Livre (angl.) : “ Greffe le bon sur le sauvage, ont coutume de dire les Arabes, et il dominera le sauvage, mais tu ne pourras pas revenir en arrière. ” Les chrétiens d’origine juive ont été surpris lorsque Jéhovah, “ pour la première fois, s’est occupé des nations pour tirer d’entre elles un peuple pour son nom ”. (Actes 10:44-48 ; 15:14.) C’était la preuve évidente, toutefois, que la réalisation du dessein de Dieu ne dépendait pas d’une nation particulière. En effet, “ en toute nation l’homme qui le craint et pratique la justice est agréé de lui ”. — Actes 10:35.
      Paul a souligné que puisque les “ branches ” juives infidèles de l’olivier avaient été coupées la même chose pourrait arriver à toute personne qui, par orgueil ou désobéissance, perdrait la faveur de Jéhovah (Romains 11:19, 20). Cela montre sans l’ombre d’un doute que la faveur imméritée de Dieu ne devrait jamais être considérée comme définitivement acquise. — 2 Corinthiens 6:1.
      Enduire d’huile
      Les Écritures mentionnent l’utilisation de l’huile d’olive non seulement au sens littéral, mais également au sens figuré. Dans les temps anciens, les blessures et les contusions étaient “ adoucies avec de l’huile ” pour accélérer la cicatrisation (Isaïe 1:6). D’après un exemple de Jésus, le bon Samaritain a versé de l’huile et du vin sur les blessures de l’homme qu’il avait trouvé sur la route de Jéricho. — Luc 10:34.
      L’application d’huile sur la tête est rafraîchissante et relaxante (Psaume 141:5). Lorsqu’ils ont à traiter un cas de faiblesse spirituelle, les anciens peuvent ‘ enduire d’huile un membre de la congrégation, au nom de Jéhovah ’. (Jacques 5:14.) Leurs conseils bibliques pleins d’amour et leurs prières sincères en faveur de leur compagnon sont comparables à de l’huile versée sur des plaies. Détail révélateur, en hébreu, “ huile d’olive pure ” est une expression imagée qui sert à désigner un homme bon.
      “ Un olivier luxuriant dans la maison de Dieu ”
      Compte tenu de ce qui précède, il n’est pas surprenant que les serviteurs de Dieu puissent être comparés à des oliviers. David désirait ressembler à “ un olivier luxuriant dans la maison de Dieu ”. (Psaume 52:8.) Tout comme les familles israélites avaient souvent des oliviers autour de leur maison, David souhaitait être proche de Jéhovah pour produire du fruit à sa louange. — Psaume 52:9.
      Tant qu’il est resté fidèle à Jéhovah, le royaume de Juda était comme un “ olivier luxuriant, beau par le fruit et par la forme ”. (Jérémie 11:15, 16.) Mais ses habitants ont perdu leur position privilégiée lorsqu’ils ‘ ont refusé d’obéir aux paroles de Jéhovah et ont marché à la suite d’autres dieux ’. — Jérémie 11:10.
      Pour devenir comme des oliviers luxuriants dans la maison de Dieu, nous devons obéir à Jéhovah et accepter de bon gré la discipline par laquelle il nous “ taille ”, afin que nous puissions porter davantage de fruit en œuvres chrétiennes (Hébreux 12:5, 6). En outre, tout comme un olivier doit avoir de longues racines pour survivre à une période de sécheresse, nous devons fortifier nos racines spirituelles pour endurer les épreuves et la persécution. — Matthieu 13:21 ; Colossiens 2:6, 7.
      L’olivier symbolise bien le chrétien fidèle, inconnu du monde mais connu de Dieu. S’il vient à mourir dans ce système, il reviendra à la vie dans le monde nouveau à venir. — 2 Corinthiens 6:9 ; 2 Pierre 3:13.
      L’olivier, presque indestructible, qui continue de donner du fruit année après année nous rappelle la promesse de Dieu : “ Les jours de mon peuple seront comme les jours d’un arbre ; et ceux que j’ai choisis profiteront pleinement de l’œuvre de leurs mains. ” (Isaïe 65:22). Cette promesse prophétique s’accomplira dans le monde nouveau de Dieu. — 2 Pierre 3:13.


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    • folens  »  Eric Ouellet

      Hello Eric merci pour ces bons sujets. Bonne journée Michel

      JAH pas un collectionneur.docx
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    • Eric Ouellet

      “ Jéhovah bénit les actions d'un roi fidèle au Seul vrai Dieu”
      À LA tête de ses troupes, le roi Asa descend à vive allure la vallée qui mène des hauteurs de Juda à la plaine côtière. À l’endroit où la vallée s’élargit, il s’immobilise et retient son souffle. En contrebas s’étend le camp éthiopien, et il est gigantesque ! L’armée ennemie doit avoisiner le million de soldats. Celle d’Asa n’en compte qu’un peu plus de la moitié.
      Alors qu’il s’apprête à livrer bataille, qu’est-ce qui retient le plus l’attention du roi ? Les ordres à donner à ses généraux ? Les encouragements à adresser à ses soldats ? Les lettres à écrire à sa famille ? Non. En ce moment crucial, Asa prie.
      Avant de nous pencher sur sa prière et de découvrir ce qui s’est passé ce jour-là, intéressons-nous au genre d’homme qu’il était. Qu’est-ce qui l’a conduit à agir comme il l’a fait ? Avait-il de bonnes raisons de croire que Dieu l’aiderait ? Que nous apprend sa vie sur la manière dont Jéhovah bénit les actions de ses serviteurs ?
      UN ROI ATTACHÉ AU CULTE PUR
      Au cours des 20 années qui ont suivi la scission d’Israël en deux royaumes, Juda s’est laissé totalement corrompre par des pratiques païennes. Lorsqu’Asa est devenu roi en 977 av. n. è., même la cour s’était souillée en adorant les divinités cananéennes de la fertilité. Mais la Bible rapporte au sujet de son règne : “ Asa se mit à faire ce qui est bien et droit aux yeux de Jéhovah son Dieu. Il enleva [...] les autels étrangers et les hauts lieux, il brisa les colonnes sacrées et abattit les poteaux sacrés. ” (2 Chron. 14:2, 3). Il a chassé du royaume de Juda “ les prostitués sacrés ”, qui pratiquaient la sodomie comme rituel religieux. Il ne s’en est cependant pas tenu là. Il a exhorté ses sujets à “ rechercher Jéhovah le Dieu de leurs ancêtres ” et à observer “ la loi et le commandement ” de Dieu. — 1 Rois 15:12, 13 ; 2 Chron. 14:4.
      Le zèle d’Asa pour le vrai culte a plu à Jéhovah, qui l’a récompensé en lui accordant plusieurs années de paix. Le roi a donc pu dire : “ Nous avons recherché Jéhovah notre Dieu. Nous avons recherché, et il nous procure le repos de tous côtés. ” Les habitants de Juda ont mis à profit cette période favorable pour fortifier les villes du royaume. “ Ils bâtissaient [...] et avaient du succès ”, précise le récit. — 2 Chron. 14:1, 6, 7.
      SUR LE CHAMP DE BATAILLE
      Étant donné son attachement au culte pur, il n’est pas surprenant qu’Asa ait prié lorsqu’il a eu à affronter la plus grande armée mentionnée dans les Écritures. Il savait que Dieu récompense les actes de foi. Dans sa prière, il a sollicité l’aide de Jéhovah, convaincu que, s’il s’appuyait sur lui et obtenait son soutien, peu importait l’effectif ou la puissance de l’armée ennemie. Asa a fait valoir que le nom de Dieu était en jeu dans ce conflit. “ Secours-nous, ô Jéhovah notre Dieu, a-t-il supplié, car sur toi nous nous appuyons et c’est en ton nom que nous sommes venus contre cette foule. Ô Jéhovah, tu es notre Dieu. Que le mortel ne conserve pas de vigueur contre toi. ” (2 Chron. 14:11). C’était comme s’il avait dit : ‘ L’invasion éthiopienne est une attaque contre toi, Jéhovah. Ne permets pas que ton nom soit déshonoré en laissant de faibles humains balayer ceux qui portent ton nom. ’ Sa prière a-t-elle été entendue ? Oui. “ Jéhovah battit les Éthiopiens devant Asa et devant Juda, et les Éthiopiens s’enfuirent. ” — 2 Chron. 14:12.
      De nos jours, nous nous heurtons à des adversaires nombreux et puissants. Nous ne les affrontons pas sur un champ de bataille. Mais nous pouvons être certains que Jéhovah récompensera les fidèles qui mènent un combat spirituel en son nom : il leur accordera la victoire. Au nombre des batailles que nous avons à livrer personnellement figurent peut-être la résistance au relâchement des mœurs, la lutte contre nos propres faiblesses ou la protection de notre famille contre de mauvaises influences. Quelle que soit la menace, nous pouvons puiser des encouragements dans la prière d’Asa. Sa victoire a été celle de Jéhovah. Elle illustre ce à quoi peuvent s’attendre tous ceux qui s’appuient sur Dieu. Rien ni personne ne peut tenir contre lui.
      ENCOURAGEMENTS ET AVERTISSEMENT
      Tandis qu’Asa revenait de la bataille, le prophète Azaria est allé à sa rencontre, porteur d’encouragements, mais aussi d’un avertissement : “ Entendez-moi, ô Asa ainsi que tout Juda et Benjamin ! Jéhovah est avec vous aussi longtemps que vous êtes avec lui ; si vous le recherchez, il se laissera trouver par vous, mais si vous le quittez, il vous quittera. [...] soyez courageux et que vos mains ne retombent pas, car il existe une récompense pour votre action. ” — 2 Chron. 15:1, 2, 7.
      Voilà des paroles qui renforcent notre foi. Elles attestent que Jéhovah sera avec nous aussi longtemps que nous le servirons fidèlement. Quand nous implorons son aide, soyons assurés qu’il nous entend. “ Soyez courageux ”, a dit Azaria. Il faut souvent beaucoup de courage pour faire ce qui est juste, mais nous savons qu’avec le soutien de Jéhovah nous pouvons y arriver.
      Parce que sa grand-mère Maaka avait érigé “ une idole horrible pour le poteau sacré ”, Asa a dû se résoudre à lui enlever la dignité de “ grande dame ”. Il a eu le courage de prendre cette décision ainsi que de brûler l’idole en question (1 Rois 15:13). Cette action résolue lui a valu d’être béni. Nous devons nous aussi rester indéfectiblement attachés à Jéhovah et à ses principes justes, que les membres de notre famille lui soient fidèles ou non. Alors, il récompensera notre intégrité.
      Au nombre des bénédictions qu’il a reçues, Asa a vu de nombreux Israélites quitter le royaume du Nord apostat et affluer en Juda. Ils avaient constaté que Jéhovah était avec Asa, et ils accordaient un tel prix au culte pur qu’ils ont décidé d’abandonner leur foyer pour vivre aux côtés des serviteurs de Jéhovah. Asa et les habitants de Juda ont alors conclu dans la joie ‘ une alliance, pour rechercher Jéhovah de tout leur cœur et de toute leur âme ’. Dieu “ se laissa trouver par eux ; et [il] continua de leur procurer le repos de tous côtés ”. (2 Chron. 15:9-15.) Quand des humains qui aiment la justice se mettent à pratiquer le culte pur, nous nous réjouissons tout autant.
      Rappelons toutefois que les paroles du prophète Azaria comportaient un avertissement : “ Si vous le quittez, [Jéhovah] vous quittera. ” Faisons tout pour éviter d’en arriver là, car qui ne tient pas compte de cette mise en garde s’expose à des conséquences désastreuses (2 Pierre 2:20-22). Les Écritures ne précisent pas pourquoi Jéhovah a adressé cet avertissement à Asa. Mais le fait est que le roi n’y a pas prêté suffisamment attention.
      “ TU AS AGI SOTTEMENT ”
      Dans la 36e année du règne d’Asa, Baasha, roi d’Israël, a manifesté de l’hostilité à l’égard de Juda. Peut-être dans le but d’empêcher ses sujets de se rallier à Asa et au culte pur, il s’est mis à fortifier la ville frontière de Rama, située à 8 kilomètres au nord de Jérusalem. Au lieu de se tourner vers Dieu comme lors de l’invasion éthiopienne, Asa a envoyé un présent au roi de Syrie et lui a demandé d’attaquer le royaume du Nord. Après quelques incursions des Syriens dans son territoire, Baasha s’est retiré de Rama. — 2 Chron. 16:1-5.
      L’initiative d’Asa a déplu à Jéhovah, qui le lui a fait savoir par l’intermédiaire du prophète Hanani. Compte tenu de la victoire que le roi avait remportée sur les Éthiopiens, il aurait dû se souvenir que les “ yeux [de Jéhovah] rôdent par toute la terre, afin de montrer sa force en faveur de ceux dont le cœur est complet à son égard ”. A-t-il été mal conseillé, ou bien a-t-il considéré que Baasha et ses troupes constituaient une menace dont il pouvait se débarrasser par ses propres moyens ? Quoi qu’il en soit, il a raisonné d’un point de vue humain et ne s’est pas appuyé sur Jéhovah. “ Tu as agi sottement dans cette circonstance, a déclaré Hanani, car dès maintenant il existera contre toi des guerres. ” — 2 Chron. 16:7-9.
      Asa n’a pas supporté cette réprimande. Dans un accès de fureur, il a fait mettre Hanani aux ceps (2 Chron. 16:10). A-t-il jugé qu’après tant d’années de fidélité il ne méritait pas un tel blâme ? L’âge avait-il altéré son jugement ? La Bible ne fournit pas d’éléments de réponse.
      Dans la 39e année de son règne, Asa a été atteint d’une grave maladie des pieds. “ Même dans sa maladie, souligne le récit, il ne rechercha pas Jéhovah, mais les guérisseurs. ” Il semble qu’à cette époque Asa négligeait sa spiritualité. C’est manifestement dans ce piètre état et dans cette disposition d’esprit qu’il est mort, au cours de la 41e année de son règne. — 2 Chron. 16:12-14.
      Les qualités d’Asa et son zèle pour le culte pur semblent toutefois l’emporter largement sur ses erreurs. Jamais il n’a cessé de servir Jéhovah (1 Rois 15:14). Que pouvons-nous donc retenir de sa vie ? Qu’il nous faut méditer sur la façon dont Jéhovah nous est venu en aide par le passé, car ces souvenirs peuvent nous inciter à rechercher de nouveau son soutien lorsque nous traversons des épreuves. Par ailleurs, ne partons pas du principe que nous n’avons pas besoin de conseils tirés des Écritures sous prétexte que nous servons Dieu fidèlement depuis des années. Si nous commettons une faute, Jéhovah nous réprimandera. Pour tirer profit de la correction, acceptons-la sans nous offusquer. Mais ce qu’il nous faut surtout retenir, c’est que notre Père céleste sera avec nous aussi longtemps que nous resterons avec lui. Ses yeux parcourent la terre entière et remarquent ceux qui lui sont fidèles. Il les récompense en intervenant puissamment en leur faveur. Il l’a fait pour Asa. Il le fera aussi pour nous.


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    • Eric Ouellet

      Le sel, un précieux condiment
      “ VOUS êtes le sel de la terre ”, a déclaré Jésus à ses disciples (Matthieu 5:13). Les Arabes utilisent l’expression “ il y a du sel entre nous ”, et les Iraniens parlent d’une personne “ infidèle au sel ” (déloyale ou ingrate). En raison des propriétés conservatrices de ce condiment, le terme “ sel ” en est venu à évoquer ce qui est tenu en haute estime, ce qui a une place d’honneur, aussi bien dans les langues anciennes que dans les modernes.
      Le sel est aussi devenu un symbole de stabilité et de permanence. Voilà pourquoi dans la Bible un engagement sérieux était appelé “ une alliance de sel ”. Souvent, les parties contractantes partageaient un repas, avec du sel, pour sceller leur accord (Nombres 18:19). Sous la Loi mosaïque, il fallait ajouter du sel aux sacrifices offerts sur l’autel, sans doute parce qu’il représentait le fait de ne pas être corrompu ni décomposé.
      Un historique digne d’intérêt
      Tout au long de l’Histoire, le sel (chlorure de sodium) a été un produit si précieux qu’il a même provoqué des guerres. Ainsi, l’un des facteurs déclenchants de la Révolution française a été le lourd impôt sur le sel exigé par Louis XVI. Le sel a également été une monnaie d’échange de grande valeur. Les marchands maures le troquaient contre de l’or, gramme contre gramme, et certaines tribus d’Afrique centrale utilisaient des blocs de sel gemme comme moyen de paiement. Le mot français “ salaire ” vient du latin salarium (de sal, sel), par allusion à la solde des soldats romains qui incluait une allocation de sel. Les Grecs payaient leurs esclaves avec du sel, ce qui a donné l’expression “ il ne vaut pas son sel ”.
      Au Moyen Âge, le sel a été l’objet de superstitions. Renverser du sel était un mauvais présage. À titre d’illustration, sur le tableau de Léonard de Vinci intitulé la Cène, Judas Iscariote est représenté avec une salière renversée devant lui. Jusqu’au XVIIIe siècle, par contre, la place qu’occupait une personne par rapport à la position du sel à une table de banquet (avant ou après le sel) indiquait son rang social ; la position d’honneur était celle d’avant la salière, en bout de table.
      Dès les temps anciens, l’homme a appris à extraire le sel des saumures naturelles, de l’eau de mer et de la roche. Un vieux traité de pharmacologie chinois décrit plus de 40 sortes de sel et deux techniques d’extraction qui ressemblent étrangement à celles que l’on emploie de nos jours. Par exemple, dans les plus vastes marais salants du monde, situés sur les côtes de Bahía Sebastián Vizcaíno, dans l’État de Baja California Sur, au Mexique, on utilise l’énergie solaire pour extraire le sel de l’eau de mer.
      Précision intéressante, on estime que si tous les océans de la planète étaient asséchés, “ ils fourniraient au moins 19 millions de kilomètres cubes de sel, soit près de 14,5 fois le volume du continent européen émergé ”. (Encyclopædia Britannica.) Et la mer Morte est environ neuf fois plus salée que les océans !
      Les usages du sel aujourd’hui
      À notre époque, le sel est toujours un produit précieux, qui sert notamment à assaisonner les aliments, à conserver la viande et à fabriquer du savon et du verre. Toutefois, on l’utilise de façon particulièrement salutaire dans le domaine de la santé publique. Par exemple, dans de nombreux pays, on l’enrichit d’iode pour combattre une carence endémique en iode, qui se manifeste par un goitre (une augmentation de volume de la glande thyroïde) et, dans les cas graves, par la débilité mentale. Dans certains pays, on ajoute aussi du fluor au sel pour la prévention des caries.
      Même si le sel, parce qu’il régule le volume sanguin et la tension artérielle, est essentiel pour rester en bonne santé, que dire du lien controversé entre consommation de sel et hypertension ? Les médecins préconisent habituellement aux patients qui souffrent d’hypertension de limiter leur consommation de sel et de sodium. Entre 30 et 50 % des personnes hypertendues sont sensibles au sel. Dans ce cas, il a été démontré qu’une consommation moins importante de sel diminuait la pression artérielle.
      Le sel ajoute de la saveur aux aliments, comme l’a indiqué Job dans cette question : “ Ce qui est fade se mangera-t-il sans sel ? ” (Job 6:6). Nous pouvons à coup sûr être reconnaissants envers notre Créateur, “ qui nous procure richement toutes choses pour que nous en jouissions ”, y compris ce précieux condiment qu’est le sel. — 1 Timothée 6:17.
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