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Eric Ouellet

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About Eric Ouellet

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  1.  

    Qu’est-ce que le Jour du Jugement ?


    La Bible dit que Dieu “ a fixé un jour où il va juger la terre habitée ”. (Actes 17:31.) Pour beaucoup, l’idée d’être soumis à un jugement, quel qu’il soit, est désagréable. Voyez-vous les choses ainsi ?

    SI C’EST le cas, rassurez-vous : le Jour du Jugement est une disposition pleine d’amour qui apportera de grands bienfaits à la famille humaine, y compris aux morts (Matthieu 20:28 ; Jean 3:16). Mais pourquoi est-il nécessaire ? Et que se passera-t-il réellement pendant ce “ jour ” ?

    Pourquoi le Jour du Jugement est nécessaire
    Lorsque Dieu a placé les humains sur la terre, il ne la destinait pas à n’être qu’un lieu d’épreuve en vue d’une existence dans un autre monde. Il a créé les humains pour qu’ils y vivent éternellement. Bien que parfaits physiquement et mentalement, Adam et Ève, le premier couple, se sont rebellés contre Dieu. Ils ont alors perdu la perspective de la vie éternelle pour eux-mêmes, et ont transmis le péché et la mort à tous leurs descendants. — Genèse 2:15-17 ; Romains 5:12.

    Le Jour du Jugement sera une période de mille ans durant laquelle les hommes auront la possibilité de retrouver ce qu’Adam et Ève ont perdu*. Remarquez que, selon Actes 17:31, cité plus haut, ce “ jour ” concerne les personnes qui vivent sur “ la terre habitée ”. Celles qui recevront un jugement favorable vivront sur la terre, éternellement et dans des conditions parfaites (Révélation 21:3, 4). Le Jour du Jugement contribue donc à l’accomplissement du dessein originel de Dieu pour l’homme et pour la planète.

    Le Juge que Dieu a établi est Christ Jésus. La Bible révèle qu’il va “ juger les vivants et les morts ”. (2 Timothée 4:1.) Qui sont “ les vivants ” qui seront jugés ? Comment les morts vont-ils revenir à la vie sur “ la terre habitée ” ?

    Jésus juge “ les vivants ”
    Nous sommes maintenant proches de la fin annoncée du présent système de choses, où Dieu va détruire tous les éléments de la société humaine corrompue et supprimer les méchants. Les personnes qui réchapperont seront “ les vivants ” qui seront jugés. — Révélation 7:9-14 ; 19:11-16.

    Durant la période de jugement qui durera mille ans, Christ Jésus ainsi que 144 000 hommes et femmes ressuscités pour vivre dans les cieux dirigeront la terre. Exerçant les fonctions de rois et de prêtres, ils dispenseront les bienfaits du sacrifice rédempteur de Jésus et amèneront progressivement les humains fidèles à la perfection physique et mentale. — Révélation 5:10 ; 14:1-4 ; 20:4-6.

    Pendant le Jour du Jugement, Satan et ses démons ne seront plus libres d’influencer l’activité humaine (Révélation 20:1-3). Toutefois, à la fin de ce “ jour ”, Satan sera autorisé à éprouver la fidélité de tous les humains alors en vie. Ceux qui resteront fidèles à Dieu passeront avec succès l’épreuve à laquelle Adam et Ève ont échoué. Ils seront jugés dignes de recevoir la vie éternelle sur la terre redevenue un paradis. Ceux qui décideront de se rebeller contre Dieu seront détruits pour toujours, de même que Satan et ses démons. — Révélation 20:7-9.

    Le jugement des “ morts ”
    On lit dans la Bible qu’au Jour du Jugement les morts “ se lèveront ”. (Matthieu 12:41.) Jésus a dit : “ L’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombes de souvenir entendront sa voix et sortiront, ceux qui ont fait des choses bonnes, pour une résurrection de vie, ceux qui ont pratiqué des choses viles, pour une résurrection de jugement. ” (Jean 5:28, 29). Il n’est pas question ici des âmes désincarnées des défunts. Ces derniers sont totalement inconscients et n’ont pas d’âme qui survive à la mort (Ecclésiaste 9:5 ; Jean 11:11-14, 23, 24). Jésus relèvera sur la terre tous ceux qui se sont endormis dans la mort.

    Seront-ils jugés sur la base de ce qu’ils ont fait avant leur mort ? Non. Les Écritures enseignent que “ celui qui est mort a été acquitté de son péché ”. (Romains 6:7.) Ainsi, tout comme les survivants de la fin du système actuel, les ressuscités pour la vie sur la terre seront jugés “ selon leurs actions ” au cours du Jour du Jugement (Révélation 20:12, 13). En fonction de l’issue de leurs actions, leur résurrection se révélera aboutir soit à l’éternité, soit à la destruction. Nombre de ces ressuscités découvriront Jéhovah Dieu et ses exigences pour obtenir la vie. Ils auront la possibilité de se conformer à la volonté de Dieu et de recevoir la vie éternelle sur la terre.

    Aucune raison d’avoir peur
    Le Jour du Jugement ne sera pas seulement un temps d’instruction divine, mais aussi un temps où tous les vivants appliqueront ce qu’ils apprendront et en verront les bienfaits. Imaginez la joie que vous ressentirez quand vous retrouverez vos chers disparus et progresserez à leurs côtés vers la perfection !

    Imaginez la joie que vous ressentirez quand vous retrouverez vos chers disparus.

    Au terme du Jour du Jugement, Dieu permettra à Satan d’éprouver la fidélité des êtres humains. Il n’y a cependant pas lieu d’être inquiet ou d’avoir peur. Tous seront alors solidement armés pour faire face à cette dernière épreuve. Ainsi, le Jour du Jugement est une étape dans l’accomplissement du dessein divin qui effacera toutes les conséquences de la rébellion originelle contre Dieu dans le jardin d’Éden.

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  2. Chantons avec coeur et allégresse 

    Psaumes

    146 Louez Jah!

    Que tout mon être loue Jéhovah !

     2 Je veux louer Jéhovah toute ma vie.

    Je veux chanter des louanges à mon Dieu aussi longtemps que je vivrai.

     3 Ne mettez pas votre confiance dans les princes,

    ni dans un fils d’homme, qui est incapable de sauver.

     4 L’esprit de l’homme sort, l’homme retourne au sol ;

    ce jour-là, ses pensées périssent.

     5 Heureux celui qui a pour secours le Dieu de Jacob

    et dont l’espoir est en Jéhovah son Dieu,

     6 Celui qui a fait le ciel et la terre,

    la mer, et tout ce qui s’y trouve,

    celui qui reste fidèle pour toujours,

     7 celui qui garantit la justice aux spoliés,

    celui qui donne du pain aux affamés.

    Jéhovah libère les prisonniers ;

     8 Jéhovah ouvre les yeux des aveugles ;

    Jéhovah relève ceux qui sont courbés ;

    Jéhovah aime les justes.

     9 Jéhovah protège les résidents étrangers ;

    il soutient l’orphelin de père et la veuve,

    mais il contrecarre les projets des méchants

    10 Jéhovah sera Roi pour toujours,

    ton Dieu, ô Sion, de génération en génération.

    Louez Jah !

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  3.  

    LES QUALITÉS D'UN BERGER ET LES ASSISTANTS DE L'ASSEMBLÉE 


    PREMIÈRE LETTRE DE TIMOTHÉE


    3 La parole suivante est digne de foi : Si un homme aspire à être un responsable, il désire une belle œuvre. 2 Il faut donc qu’un responsable soit irréprochable, mari d’une seule femme, modéré dans ses habitudes, réfléchi, ordonné, hospitalier, capable d’enseigner, 3 que ce ne soit pas un ivrogne ni un homme violent, mais un homme raisonnable, non querelleur, non ami de l’argent, 4 un homme qui dirige d’une belle façon sa propre famille, qui tienne ses enfants dans la soumission en toute dignité 5 (car si un homme ne sait pas diriger sa propre famille, comment prendra-t-il soin de l’assemblée de Dieu ?), 6 que ce ne soit pas un homme récemment converti, de peur qu’il se gonfle d’orgueil et tombe sous le coup de la condamnation portée contre le Diable. 7 D’autre part, il faut aussi qu’il reçoive un beau témoignage des gens extérieurs à l’assemblée, afin de ne pas tomber dans le déshonneur et dans un piège du Diable.

    8 De même, il faut que les assistants soient des hommes dignes, qu’ils n’aient pas un langage double, qu’ils soient modérés dans la consommation de vin, non avides d’un gain malhonnête, 9 attachés au saint secret de la foi avec une conscience pure.
    10 De plus, qu’ils soient d’abord mis à l’épreuve quant à leurs aptitudes ; puis, s’ils sont exempts d’accusation, qu’ils servent comme ministres.
    11 De même, il faut que les femmes soient dignes, non calomniatrices, modérées dans leurs habitudes, fidèles en toutes choses.

    12 Les assistants doivent être maris d’une seule femme et diriger d’une belle façon leurs enfants et leur propre famille. 13 Car les hommes qui servent d’une belle façon acquièrent une belle réputation et une grande confiancepour parler de la foi en Christ Jésus.

    14 Je t’écris ces choses, bien que j’espère venir bientôt chez toi, 15 pour que, au cas où je serais retardé, tu saches comment tu dois te conduire dans la maison de Dieu, qui est l’assemblée du Dieu vivant, colonne et soutien de la vérité. 16 Oui, il faut avouer qu’il est grand, le saint secret de l’attachement à Dieu : « Il a été manifesté dans la chair, a été déclaré juste dans l’esprit, est apparu aux anges, a été prêché parmi les nations, a été cru dans le monde, a été enlevé dans la gloire. »

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  4.  

    Bergers, imitez les Grands Bergers
     

    Christ [...] a souffert pour vous, vous laissant un modèle pour que vous suiviez fidèlement ses traces » (1 PIERRE 2:21)


    QUAND un berger s’intéresse de près au bien-être de son troupeau, les moutons se portent bien. Selon un manuel sur l’élevage ovin, « l’homme qui se contente de mener le troupeau au pré puis n’y prête plus attention risque fort, en quelques années, d’avoir de nombreuses bêtes malades qui ne rapportent rien ». Par contre, quand les moutons reçoivent l’attention voulue, le troupeau prospère.

    La qualité des soins et de l’attention que les bergers du troupeau de Dieu prodiguent à chaque brebis dont ils sont responsables influera sur la santé spirituelle de toute la congrégation. Tu te souviens peut-être que Jésus a eu pitié des foules parce qu’« elles étaient dépouillées et éparpillées comme des brebis sans berger » (Mat. 9:36). Pourquoi se trouvaient-elles en si piteuse condition ? Parce que les hommes chargés d’enseigner la Loi de Dieu au peuple étaient durs, exigeants et hypocrites. Au lieu de soutenir et de nourrir les membres de leur troupeau, les guides spirituels d’Israël posaient sur leurs épaules de « lourdes charges » (Mat. 23:4).
    Les bergers chrétiens d’aujourd’hui, les anciens, ont donc une lourde responsabilité. Les brebis du troupeau sous leur garde appartiennent à Jéhovah ainsi qu’à Jésus, qui s’est présenté comme « l’excellent berger » (Jean 10:11). Les brebis ont été « acheté[e]s à un prix », que Jésus a payé avec son propre « sang précieux » (1 Cor. 6:20 ; 1 Pierre 1:18, 19). Jésus aime tellement les brebis qu’il a bien voulu sacrifier sa vie pour elles. Les anciens ne devraient jamais oublier qu’ils sont des sous-bergers sous la surveillance du Fils bienveillant de Dieu, Jésus Christ, « le grand berger des brebis » (Héb. 13:20).

    Comment les bergers chrétiens devraient-ils traiter les brebis ? Les membres de la congrégation sont exhortés à « obéi[r] à ceux qui [les] dirigent ». De leur côté, les anciens ne doivent pas « commande[r] en maîtres ceux qui sont l’héritage de Dieu » (Héb. 13:17 ; lire 1 Pierre 5:2, 3). Alors comment peuvent-ils diriger le troupeau sans le commander en maîtres ? Autrement dit, comment peuvent-ils répondre aux besoins des brebis sans abuser de l’autorité dont Dieu les a investis ?

    « IL LES PORTERA SUR SON SEIN »

    Parlant de Jéhovah, le prophète Isaïe a déclaré : « Comme un berger il fera paître son troupeau. De son bras il rassemblera les agneaux ; et sur son sein il les portera. Il conduira doucement celles qui allaitent » (Is. 40:11). Cette comparaison montre que Jéhovah se soucie des besoins des membres de la congrégation faibles et vulnérables. De même qu’un berger connaît les besoins particuliers de chaque brebis de son troupeau et se tient prêt à les combler, Jéhovah connaît les besoins des membres de la congrégation et est heureux de leur apporter le soutien voulu. À l’image d’un berger qui, si nécessaire, porte un agneau nouveau-né dans le pli de son vêtement, « le Père des tendres miséricordes » nous portera, ou nous consolera, quand nous serons durement éprouvés ou rencontrerons un besoin particulier (2 Cor. 1:3, 4).


    Quel exemple admirable pour un berger chrétien ! Comme son Père céleste, il lui faut être attentif aux besoins des brebis. S’il est au courant des difficultés qu’elles rencontrent et des besoins qui méritent une attention immédiate, il sera en mesure d’offrir l’encouragement et le soutien nécessaires (Prov. 27:23). Il doit donc bien communiquer avec ses compagnons chrétiens. Tout en respectant la vie privée de chacun, il s’intéresse à ce qu’il voit et entend dans la congrégation, avec amour, il se rend disponible pour « venir en aide aux faibles » (Actes 20:35 ; 1 Thess. 4:11).
    Parlons de la mentalité de bergers que Jéhovah a désapprouvés. Aux jours d’Ézékiel et de Jérémie, Jéhovah a dénoncé ceux qui auraient dû s’occuper de ses brebis, mais ne le faisaient pas. Quand personne ne surveillait les brebis, le troupeau devenait la proie de bêtes sauvages et se dispersait. Ces bergers exploitaient les brebis et, plutôt que de les faire paître, « ils se paissaient eux-mêmes » (Ézék. 34:7-10 ; Jér. 23:1). Le reproche que Dieu leur a fait est tout aussi valable pour les chefs de la chrétienté. Mais il souligne également combien il est important qu’un ancien s’occupe avec sérieux et amour du troupeau de Jéhovah.

    « JE VOUS AI DONNÉ L’EXEMPLE »

    En raison de l’imperfection humaine, certaines brebis peuvent être lentes à comprendre ce que le Berger suprême attend d’elles. Elles ne se conforment pas toujours à un conseil biblique ou ont un comportement trahissant un manque de maturité spirituelle. Comment les anciens doivent-ils réagir ? Ils devraient imiter la patience qu’a eue Jésus envers ses disciples quand ils cherchaient à savoir qui parmi eux serait le plus grand dans le Royaume. Au lieu de perdre patience, Jésus a continué à les enseigner et à leur donner des conseils bienveillants sur la pratique de l’humilité (Luc 9:46-48 ; 22:24-27). En leur lavant les pieds, il leur a fait une démonstration d’humilité, qualité que les surveillants chrétiens sont tenus de manifester (lire Jean 13:12-15 ; 1 Pierre 2:21).

    Le point de vue de Jésus sur le rôle du berger n’était pas le même que celui que Jacques et Jean ont un jour manifesté. Ces deux apôtres cherchaient à s’assurer une place en vue dans le Royaume. Mais Jésus a rectifié cet état d’esprit ainsi : « Vous savez que les chefs des nations dominent sur elles, et que les grands usent d’autorité sur elles. Il n’en sera pas ainsi parmi vous ; mais quiconque voudra devenir grand parmi vous sera votre serviteur » (Mat. 20:25, 26, Bible de Darby). Les apôtres devaient résister à l’envie de « commander en maîtres » leurs compagnons ou de « dominer sur » eux.
    Jésus tient à ce que les bergers chrétiens traitent le troupeau comme lui le traitait. Ils doivent être disposés à servir leurs compagnons, pas les dominer. Paul a manifesté une telle humilité. Il a dit en effet aux anciens de la congrégation d’Éphèse : « Vous savez bien comment, depuis le premier jour où j’ai mis le pied dans le district d’Asie, j’ai été avec vous tout le temps, travaillant comme un esclave pour le Seigneur, avec la plus grande humilité. » L’apôtre souhaitait que ces anciens soutiennent les brebis avec dévouement et humilité. Il a ajouté : « Je vous ai montré en toutes choses que c’est en peinant ainsi que vous devez venir en aide aux faibles » (Actes 20:18, 19, 35). Il a par ailleurs dit aux Corinthiens qu’il ne dominait pas sur leur foi. Il était plutôt leur humble compagnon de travail, pour leur joie (2 Cor. 1:24). C’est un bel exemple d’humilité et de courage pour les anciens de notre époque.

    « FERMEMENT ATTACHÉ À LA PAROLE FIDÈLE »

    Un ancien doit être « fermement attaché à la parole fidèle pour ce qui est de son art d’enseigner » (Tite 1:9). Mais il le sera « dans un esprit de douceur » (Gal. 6:1). Un bon berger chrétien ne force pas une brebis à agir de telle ou telle façon. Non, il réfléchit à la manière dont il stimulera son cœur. Il attirera peut-être son attention sur les principes bibliques à considérer avant de prendre une décision importante. Il reverra avec elle ce que les publications ont dit sur la question. Il l’exhortera à réfléchir aux conséquences de tel ou tel choix sur ses relations avec Jéhovah. Il pourra aussi insister sur l’importance de demander à Dieu sa direction avant de prendre une décision (Prov. 3:5, 6). Ensuite, il la laissera prendre elle-même sa décision (Rom. 14:1-4).
    La seule autorité que les surveillants chrétiens détiennent leur vient des Écritures. Alors ils doivent absolument se servir de la Bible avec habileté et adhérer à son contenu. Ils se garderont ainsi d’un éventuel abus de pouvoir. Car ils ne sont que sous-bergers ; chaque membre de la congrégation est responsable devant Jéhovah et Jésus de ses propres décisions (Gal. 6:5, 7, 8).

    « DES EXEMPLES POUR LE TROUPEAU »

    Après avoir déconseillé aux anciens ( prêtres )« commander en maîtres ceux qui [leur] sont échus en partage », l’apôtre Pierre les exhorte à « devenir des exemples pour le troupeau » (1 Pierre 5:3, note). De quelle façon sont-ils des exemples pour le troupeau ? Prenons deux des choses requises d’un frère qui « aspire à une fonction de surveillant ». Il lui faut être « sain d’esprit » et « présider de belle façon, sa propre maisonnée ». S’il a une famille, il doit la présider de manière exemplaire, car « si quelqu’un [...] ne sait pas présider sa propre maisonnée, comment prendra-t-il soin de la congrégation ( assemblée) de Dieu ? » (1 Tim. 3:1, 2, 4, 5). Il doit également être sain d’esprit, c’est-à-dire comprendre clairement les principes divins et savoir comment les appliquer dans sa propre vie. Il est calme et équilibré et se garde de porter des jugements hâtifs. Autant de qualités qui inspirent confiance aux membres de la congrégation.

    Les surveillants donnent également l’exemple en prenant la tête dans l’œuvre de prédication. Jésus lui-même leur a donné l’exemple à cet égard. La prédication de la bonne nouvelle du Royaume a occupé une grande partie de son activité terrestre. Il a montré à ses disciples comment il fallait l’accomplir (Marc 1:38 ; Luc 8:1). Qu’il est encourageant, de nos jours, de prêcher aux côtés des anciens, de constater leur zèle pour cette œuvre salvatrice et d’apprendre de leurs méthodes d’enseignement ! Leur détermination à consacrer du temps et de l’énergie à la prédication malgré un emploi du temps chargé insuffle du zèle à toute la congrégation. Enfin, les anciens donnent l’exemple en préparant les réunions de la congrégation et en y participant, mais aussi en prenant part à des activités comme le nettoyage et la maintenance de la Salle du Royaume (Éph. 5:15, 16 ; lire (Hébreux 13:7) 

    « SOUTENEZ LES FAIBLES »

    Quand une brebis se blesse ou tombe malade, un bon berger vole à son secours. Pareillement, quand un membre de la congrégation souffre ou a besoin d’une aide spirituelle, les anciens doivent réagir rapidement. Un chrétien âgé ou malade a sans doute besoin d’une aide pratique, mais il a surtout besoin d’un soutien spirituel et d’encouragements (1 Thess. 5:14). Les jeunes rencontrent peut-être des difficultés. Résister aux « désirs de la jeunesse » en est une (2 Tim. 2:22). Le berger doit donc rendre régulièrement visite aux membres de la congrégation dans le but de comprendre les épreuves qu’ils traversent et de les encourager par des conseils bibliques bien choisis. Quand ces visites pastorales sont faites au bon moment, beaucoup de problèmes peuvent être résolus avant qu’ils ne s’aggravent.
    Et si les difficultés d’un chrétien s’aggravent au point de menacer sa santé spirituelle ? « Quelqu’un parmi vous est-il malade ?, a demandé le rédacteur biblique Jacques. Qu’il appelle à lui les anciens de la congrégation, et qu’ils prient sur lui, l’enduisant d’huile au nom de Jéhovah. Et la prière de la foi rétablira celui qui est souffrant, et Jéhovah le relèvera. De plus, s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné » (Jacq. 5:14, 15). Même quand un chrétien « souffrant » « appelle à lui les anciens », ces derniers doivent lui venir en aide dès qu’ils sont au courant de son état. Les anciens qui prient avec sont là pour le fortifier et aussi tout frères en difficulté, et ils les soutiennent, se révèlent une source de réconfort et d’encouragement (lire Isaïe 32:1, 2).
    Dans tout ce qu’ils font au sein de l’organisation de Jéhovah, les bergers s’efforcent d’imiter « le grand berger », Jésus Christ. Grâce à l’aide de ces hommes dignes de confiance, le troupeau se fortifie et prospère. Tout cela nous réjouit profondément et nous pousse à louer le plus Grand Berger sans pareil,  notre Dieu Jéhovah

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    1. Eric Ouellet

      Eric Ouellet

      Dans ce partage j'ai fait mention de l'exclusion. L'exclusion est une pénitence envers celui qui ne veut pas se repentir de son péché, pour les témoins de Jéhovah l'exclusion est une grande tristesse pour tous. L'exclusion est temporaire et toutes personnes sincère à Dieu est repris au sein de l'assemblée si sa faute est pardonné avec un coeur vrai. Comme Jéhovah est un Dieu d'amour, Dieu pardonne à tous ceux qui reconnaissent leurs fautes avec sincérité du coeur.

      Par exemple votre enfant fait un vole dans un magasin, tout bon parent va punir son enfant et chaques parents prendront un certain temps avant de redonner confiance en leur enfant.

      Quand la confiance est rebâtit tous sont heureux de lui redonner confiance comme autrefois et tous festoient à son retour en total liberté. 

      Cela est très rare qu'une personne est exclus. L'Amour et unité est à la première place au sein des témoin de Jéhovah.

      Merci de comprendre avec amour cette éclaissiment sur le terme exclusion. 

       

  5.  

    LE GRAND JOUR DE DIEU EST IMMINENT, ÊTES-VOUS PRÊT 


    SI VOUS deviez traverser une mer agitée, quel type de bateau choisiriez-vous : un frêle esquif, ou bien un navire robuste ? Votre choix se porterait sans aucun doute sur ce dernier, car il serait mieux à même d’affronter la violence des vagues.

    Alors que nous traversons ce système de choses agité et dangereux, nous rencontrons des difficultés déstabilisantes. Les jeunes, par exemple, peuvent parfois être désorientés et anxieux à cause des idées et des tendances déroutantes de ce monde. Ceux qui se sont récemment engagés dans la course chrétienne peuvent encore se sentir mal affermis. Même ceux qui sont fermes et qui ont de nombreuses années de service fidèle pour Dieu derrière eux peuvent être mis à l’épreuve, parce que leurs attentes ne se sont pas encore entièrement réalisées.
    De tels sentiments ne sont pas nouveaux. Des fidèles serviteurs de Jéhovah tels que Moïse, Job et David, se sont eux aussi parfois sentis troublés (Nombres 11:14, 15 ; Job 3:1-4 ; Psaume 55:4). Malgré cela, leur mode de vie était marqué par un ferme attachement à Jéhovah. Si le bel exemple qu’ils nous ont laissé nous encourage à la fermeté, Satan le Diable, quant à lui, veut nous détourner de la course pour la vie éternelle (Luc 22:31). Comment donc pouvons-nous rester fermes, “ solides dans la foi ” ? (1 Pierre 5:9.) Et comment affermir nos compagnons chrétiens ?

    Jéhovah veut que nous soyons fermes

    Si nous sommes fidèles à Jéhovah, il sera toujours là pour nous aider à conserver notre équilibre. Le psalmiste David a rencontré quantité de situations difficiles, mais il espérait en Dieu, ce qui lui a permis de chanter : “ [Jéhovah] s’est mis en outre à me faire remonter d’une fosse mugissante, de la vase du fond. Puis il a dressé mes pieds sur un rocher ; il a solidement établi mes pas. ” — Psaume 40:2.
    Jéhovah nous affermit pour que nous menions “ le beau combat de la foi ” et qu’ainsi nous " saisissions fermement la vie éternelle ". (1 Timothée 6:12.) Il nous donne également les moyens de demeurer équilibrés et de sortir victorieux de notre guerre spirituelle. L’apôtre Paul a exhorté ses compagnons chrétiens à  " continuer d’acquérir de la puissance dans le Seigneur et dans la puissance de sa force ", ainsi qu’à " revêtir l’armure complète de Dieu pour qu’ils puissent tenir ferme contre les manœuvres du Diable ". (Éphésiens 6:10-17.) Mais qu’est-ce qui pourrait nous déstabiliser ? Et comment éviter ces influences dangereuses ?

    Prenons garde aux facteurs déstabilisants

    Il est sage de se rappeler ce fait essentiel : les décisions que nous prenons auront au bout du compte un effet, soit positif, soit négatif, sur notre équilibre chrétien. Les jeunes doivent faire des choix en ce qui concerne leur emploi, la poursuite de leurs études et le mariage. Les adultes devront peut-être décider s’ils déménageront ou non, ou s’ils prendront un emploi supplémentaire. Chaque jour, nous décidons de l’usage que nous faisons de notre temps et de bien d’autres choses encore. Qu’est-ce qui nous aidera à prendre des décisions sages, qui contribueront à notre équilibre en tant que serviteurs de Dieu ? Une chrétienne de longue date a déclaré : “ Quand je prends des décisions, je demande l’aide de Jéhovah. Je crois qu’il est important d’accepter et d’appliquer les conseils donnés par l’intermédiaire de la Bible, des réunions chrétiennes, des anciens et des publications bibliques. ”

    Lorsque nous prenons des décisions, il serait bon de nous demander : ‘"Dans cinq ou dix ans, aurai-je à me féliciter des décisions que je prends aujourd’hui, ou aurai-je à les regretter ? Est-ce que je veille à ce que mes choix ne me déstabilisent pas spirituellement, mais contribuent plutôt à mes progrès spirituels ? ’"— Philippiens 3:16.
    Parce qu’ils ont cédé aux tentations ou flirté avec les limites des lois de Dieu, des chrétiens baptisés ont une vie instable. Certains, après avoir été renvoyés de la congrégation en raison de leur mauvaise conduite et de leur refus de se repentir, ont fait de vigoureux efforts pour être réintégrés, mais ont été exclus à nouveau, parfois peu après, à cause d’une faute similaire. Se pourrait-il qu’ils n’aient pas prié Dieu de les aider à " avoir en aversion ce qui est mauvais et à s’attacher à ce qui est bon " ? (Romains 12:9 ; Psaume 97:10.) Nous avons tous besoin de " continuer à faire des sentiers droits pour nos pieds ". (Hébreux 12:13.) 
    Examinons donc quelques points qui peuvent nous aider à conserver notre équilibre spirituel.

    Restons fermes grâce à l’activité chrétienne

    Un moyen de conserver une allure régulière dans la course pour la vie consiste à avoir beaucoup à faire dans l’œuvre de prédication du Royaume. En effet, le ministère chrétien est d’une aide précieuse pour garder nos cœurs et nos pensées fermement fixés sur l’accomplissement de la volonté de Dieu et sur le prix, la vie éternelle. À ce propos, Paul a adressé cet encouragement aux Corinthiens : “ Mes frères bien-aimés, devenez fermes, inébranlables, ayant toujours beaucoup à faire dans l’œuvre du Seigneur, sachant que votre labeur n’est pas vain pour ce qui est du Seigneur. ” (1 Corinthiens 15:58). " Ferme ’" signifie " que rien n’ébranle. " " Inébranlable " peut vouloir dire " qui ne se laisse pas détacher de ses amarres ". Ainsi, si nous sommes occupés dans le ministère, cela aura un effet stabilisant sur notre mode de vie chrétien. Aider autrui à connaître Jéhovah donne un sens à notre vie et nous procure le bonheur. — Actes 20:35.
    Pauline, une chrétienne qui a passé plus de 30 ans dans l’activité de prédication à plein temps, notamment dans le service missionnaire, fait cette remarque : “ Le ministère est une protection, parce que le fait de donner le témoignage à autrui me confirme que je suis dans la vérité. ” Cette conviction s’acquiert également par la participation régulière aux autres activités chrétiennes, comme l’assistance aux réunions pour le culte et l’étude individuelle et assidue de la Bible.

    Équilibrés grâce à une communauté de frères unie par l’amour

    L’appartenance à une organisation mondiale de pratiquants du vrai culte peut avoir un puissant effet stabilisant sur nous. Quelle bénédiction pour nous d’être associés à cette communauté mondiale de frères et soeurs unie par l’amour (1 Pierre 2:17) ! Nous pouvons nous aussi avoir un effet stabilisant sur nos compagnons chrétiens.
    Notons comment Job, un homme droit, a aidé ses semblables. Éliphaz, pourtant un de ses faux consolateurs, a été obligé d’admettre : “ Quiconque trébuchait, tes paroles le relevaient, et les genoux qui fléchissaient, tu les affermissais. ” (Job 4:4). Que faisons-nous à cet égard ? Chacun de nous a la responsabilité d’aider ses frères et sœurs spirituels à persévérer dans le service de Dieu. Dans nos rapports avec eux, nous pouvons agir en harmonie avec ces mots : “ Fortifiez les mains qui sont faibles, affermissez les genoux qui vacillent. ” (Isaïe 35:3). Pourquoi donc ne pas nous fixer pour objectif de fortifier et d’encourager un ou deux de nos compagnons chrétiens chaque fois que nous sommes avec eux (Hébreux 10:24, 25) ? Des félicitations et des remerciements encourageants pour leurs efforts constants en vue de plaire à Jéhovah les aideront à coup sûr à demeurer fermes afin de gagner la course pour la vie.
    Les surveillants chrétiens feront beaucoup de bien en encourageant les nouveaux. Pour cela, ils peuvent leur offrir des suggestions pratiques et des conseils judicieux basés sur la Bible, et prêcher avec eux. L’apôtre Paul a toujours saisi les occasions d’affermir ses compagnons. Il désirait ardemment voir les chrétiens de Rome afin de les fortifier sur le plan spirituel (Romains 1:11). Il considérait ses frères et sœurs bien-aimés de Philippes comme"‘ sa joie et sa couronne ", et il les exhorta à " tenir ferme de cette façon dans le Seigneur ". (Philippiens 4:1.) Ayant entendu parler des difficultés que rencontraient ses frères de Thessalonique, il a envoyé Timothée pour " les affermir et les consoler, pour que personne ne soit ébranlé par ces tribulations ". — 1 Thessaloniciens 3:1-3.

    Les apôtres Paul et Pierre reconnaissaient les efforts fidèles de leurs compagnons et ils y attachaient de la valeur (Colossiens 2:5 ; 1 Thessaloniciens 3:7, 8 ; 2 Pierre 1:12). Comme eux, concentrons-nous, non sur les faiblesses de nos frères, mais sur leurs qualités et sur leur combat pour rester fermes et honorer Jéhovah.
    Si nous adoptons une attitude négative ou critique, nous risquons sans le vouloir d’ajouter aux difficultés qu’éprouvent certains à demeurer fermes dans la foi. Il est bon de nous rappeler que nos frères sont ‘"épouillés et éparpillés " dans ce système de choses (Matthieu 9:36). Ils s’attendent à bon droit à trouver consolation et réconfort au sein de la congrégation chrétienne. Puissions-nous donc tous faire de notre mieux pour les bâtir et les aider à rester fermes !
    Certains peuvent parfois nous traiter d’une manière qui risquerait d’ébranler notre fermeté. Permettrons-nous à une remarque désagréable ou à un geste blessant de nous ralentir dans notre service pour Jéhovah ? Ne laissons personne nous priver de notre fermeté. — 2 Pierre 3:17.

    Les promesses de Dieu : une influence stabilisante

    La promesse faite par Jéhovah d’un avenir merveilleux sous la domination du Royaume nous donne une espérance qui nous aide à demeurer fermes (Hébreux 6:19). Et la conviction que Dieu tient toujours ses promesses nous motive à " rester éveillés et à tenir ferme dans la foi ". (1 Corinthiens 16:13 ; Hébreux 3:6.) Un retard apparent dans l’accomplissement de certaines des promesses de Dieu peut mettre notre foi à l’épreuve. Il est donc impératif que nous soyons sur nos gardes pour ne pas être égarés par de faux enseignements et ne pas bouger de notre espérance. — Colossiens 1:23 ; Hébreux 13:9.
    Le mauvais exemple des Israélites qui ont péri pour n’avoir pas eu foi dans les promesses de Jéhovah devrait nous servir d’avertissement (Psaume 78:37). Plutôt que de les imiter, soyons fermes, servons Dieu en ayant conscience qu’il n’y a pas de temps à perdre en ces derniers jours. “ Je vis chaque jour comme si le grand jour de Jéhovah était pour demain ”, a déclaré un ancien très expérimenté. — Joël 1:15.

    Effectivement, le grand jour de Jéhovah est imminent. Nous n’avons cependant rien à craindre, aussi longtemps que nous restons proches de Dieu et que notre coeur est droit et ferme au service de Jéhovah. Si nous adhérons fermement à ses principes justes et demeurons fermes, nous achèverons avec succès la course pour la vie éternelle. — Proverbes 11:19 ; 1 Timothée 6:12, 17-19.

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  6.  

    Déchargez-vous sur Jéhovah de toute votre inquiétude

    “Humiliez-vous (...) sous la main puissante de Dieu pour qu’il vous élève en temps voulu, tandis que vous vous déchargez sur lui de toute votre inquiétude, parce qu'il se soucie de vous.” — 1 PIERRE 5:6, 7.

    L’INQUIÉTUDE peut perturber profondément notre vie. Elle est comparable aux parasites qui perturbent l’audition d’une belle mélodie à la radio. En l’absence de toute interférence, de doux accords créent une atmosphère reposante. Seulement, le bruit agaçant des parasites peut dénaturer le plus mélodieux des sons, et ainsi irriter ou contrarier l’auditeur. L’inquiétude est susceptible d’avoir le même effet sur notre sérénité. Elle peut à ce point nous accabler que nous ne sommes plus en mesure de nous occuper de questions importantes. En effet, “l’inquiétude dans le cœur de l’hommel'oppresse, alors qu'une bonne parole le réjouit”. — Proverbes 12:25.

    Jésus Christ a parlé du danger de se laisser distraire par une inquiétude excessive. Dans sa prophétie concernant les derniers jours, il a formulé cet avertissement: “Prenez garde à vous-mêmes, de peur que vos cœurs ne s’alourdissent dans les excès de table, les excès de boisson et les inquiétudes de la vie, et que soudain ce jour-là ne soit tout de suite sur vous, comme un piège. Car il viendra sur tous ceux qui habitent sur la face de toute la terre. Tenez-vous donc éveillés et suppliez en tout temps, pour que vous parveniez à échapper à toutes ces choses qui sont destinées à arriver, et à vous tenir debout devant le Fils de l’homme.” (Luc 21:34-36). Tout comme les excès de table et de boisson peuvent provoquer un état de léthargie mentale, de la même manière celui qui se laisse alourdir par les “inquiétudes de la vie” risque de perdre sa clairvoyance mentale, et il s’ensuivrait des conséquences tragiques.

    Signification de l’inquiétude

     Le mot “inquiétude” est défini comme suit: “État pénible déterminé par l’attente, la crainte d’un événement redouté, d’un mal, d’une souffrance appréhendés.” (Grand Robert de la langue française). C’est une “préoccupation ou un intérêt marqués par la peur”, ou encore un “état anormal et irrépressible d’appréhension et de peur, souvent accompagné de manifestations physiologiques (comme la transpiration, la tension nerveuse ou l’accélération du pouls), de doutes concernant la réalité et la nature du danger, et d’un sentiment d’incapacité à l’affronter”. L’inquiétude peut donc être un problème complexe. Parmi ses nombreuses causes se retrouvent la maladie, l’approche de la vieillesse, la peur d’être victime de criminels, la perte d’un emploi et le souci du bien-être de sa famille.
    Naturellement, l’inquiétude est de degrés divers, tout comme varient les conditions et les circonstances qui la déclenchent. Tous n’ont pas la même réaction face à une situation donnée. Il nous faut donc comprendre que ce qui ne nous trouble pas spécialement peut en revanche susciter une vive inquiétude chez un autre adorateur de Jéhovah. Que faire si l’inquiétude prend une acuité telle que nous n’arrivons pas à nous concentrer sur les harmonieuses et agréables vérités de la Parole de Dieu? Que faire si l’inquiétude nous accable au point que nous ne comprenons plus clairement la question de la souveraineté de Jéhovah ou celle de l’intégrité du chrétien? Il ne nous est peut-être pas possible de modifier notre situation. Par contre, il nous faut considérer des pensées bibliques qui nous aideront à affronter une inquiétude excessive causée par les grandes difficultés de la vie.

    Jéhovah supporte ceux qui le recherchent

    Les chrétiens qui ont besoin d’aide spirituelle ou qui sont rongés d’inquiétudes peuvent puiser du réconfort dans la Parole de Dieu. Elle donne des conseils sûrs et nous rappelle maintes fois que les fidèles serviteurs de Jéhovah ne sont pas seuls. Par exemple, le psalmiste David chanta: “Jette ton fardeau sur Jéhovah de ton fardeau, et lui, il te soutiendra. Il ne permettra jamais que le juste tombe (chancelle).” (Psaume 55:22). Comment agir en harmonie avec ces paroles? En nous déchargeant sur notre Père céleste aimant de toutes nos inquiétudes, préoccupations, craintes et déceptions. Cela suscitera en nous un sentiment de sécurité et apaisera notre cœur.

     Si nous voulons nous décharger sur Jéhovah de notre fardeau, et donc de toute notre inquiétude, il est essentiel de le prier régulièrement et de tout cœur. Cela fera naître en nous la paix, selon ce qu’écrivit l’apôtre Paul: “Ne vous inquiétez de rien, mais en toutes choses, par la prière et la supplication avec action de grâces, faites connaître à Dieu vos requêtes; et la paix de Dieu, qui surpasse toute pensée, gardera vos cœurs et vos facultés mentales par l’entremise de Christ Jésus.” (Philippiens 4:6, 7). L’incomparable “paix de Dieu” est une tranquillité hors du commun que ressentent les serviteurs voués de Jéhovah même dans les circonstances les plus éprouvantes. Elle découle de relations personnelles et étroites avec notre Dieu. Quand nous prions pour recevoir l’esprit saint et le laissons nous diriger, nous ne sommes pas débarrassés de toutes les difficultés de la vie, mais nous connaissons la paix, qui est un fruit de l’esprit (Luc 11:13; Galates 5:22, 23). Nous ne sommes pas submergés par l’inquiétude, car nous savons que Jéhovah fait “habiter en sécurité” tous ses serviteurs fidèles et ne laissera advenir rien qui puisse leur causer un dommage irréparable. — Psaume 4:8.

    Maintenant, que faire si notre inquiétude persiste quand bien même nous méditons sur les Écritures et persévérons dans la prière (Romains 12:12)? Les anciens de la congrégation constituent également une disposition de Jéhovah prévue pour nous venir en aide sur le plan spirituel. Ils peuvent nous réconforter et nous donner leur appui en se servant de la Parole de Dieu et en priant avec nous et pour nous (Jacques 5:13-16). L’apôtre Pierre a encouragé des anciens comme lui à faire paître le troupeau de Dieu de bon gré, avec empressement et en donnant l’exemple (1 Pierre 5:1-4). Ces hommes ont à cœur notre intérêt et désirent nous venir en aide. Bien sûr, pour bénéficier pleinement de l’aide des anciens et pour notre épanouissement spirituel dans la congrégation, nous devons tous appliquer ce conseil de Pierre: “Jeunes hommes, soyez soumis aux anciens. Mais tous, ceignez-vous d’humilité d’esprit les uns envers les autres, car Dieu s’oppose aux hautains, mais il donne sa faveur imméritée aux humbles.” — 1 Pierre 5:5.
    Pierre ajoute: “Humiliez-vous donc sous la main puissante de Dieu pour qu’il vous élève en temps voulu, tout en vous déchargeant sur lui de toute votre inquiétude, car il prend soin de vous. Gardez votre équilibre, soyez vigilants. Votre adversaire, le Diable, comme un lion rugissant, circule cherchant à dévorer quelqu’un. Mais tenez-lui tête, solides dans la foi, sachant qu’en fait de souffrances les mêmes choses s’accomplissent dans la famille entière de vos frères dans le monde. Et, après que vous aurez souffert un peu de temps, le Dieu de toute faveur imméritée, qui vous a appelés à sa gloire éternelle en union avec Christ, parachèvera lui-même votre formation, il vous affermira, il vous rendra forts. À lui la puissance pour toujours! Amen.” — 1 Pierre 5:6-11.
    Qu’il est réconfortant de comprendre que nous pouvons ‘nous décharger sur Dieu de toute notre inquiétude, car il prend soin de nous’! Et si nous sommes en partie inquiets parce que le Diable cherche à briser nos relations avec Jéhovah par la persécution ou d’autres souffrances, n’est-il pas merveilleux de savoir que les choses tourneront bien pour les hommes intègres? Oui, après que nous aurons souffert un peu de temps, le Dieu de toute faveur imméritée parachèvera notre formation, il nous affermira et nous rendra forts.

    Le passage de 1 Pierre 5:6, 7 évoque trois qualités qui nous aideront à affronter l’inquiétude. L’une est l’“humilité d’esprit”. Le verset 6 1P 5:6 se termine par l’expression “en temps voulu”, ce qui sous-entend qu’il faut de la patience. Le verset 7 1P 5:7 montre que nous pouvons sans crainte nous décharger sur Dieu de toute notre inquiétude, ‘car il prend soin de nous’, et ces paroles engagent à avoir une entière confiance en Jéhovah. Voyons donc comment l’humilité, la patience et une entière confiance en Dieu peuvent nous aider à atténuer notre inquiétude.

    L'humilité nous aide à devenir fort devant l'inquiétude 

    Si nous sommes humbles, nous reconnaîtrons que les pensées de Dieu sont de loin supérieures aux nôtres (Ésaïe 55:8, 9). L’humilité nous permet d’avoir conscience que nos capacités mentales sont bien limitées comparativement à celles de Jéhovah, à qui aucun aspect, aucun détail n’échappe. Il voit des choses que nous ne discernons pas, comme dans le cas du juste Job (Job 1:7-12; 2:1-6). En nous humiliant “sous la main puissante de Dieu”, nous admettons notre position d’infériorité par rapport au Souverain suprême. En retour, cette attitude nous aide à faire face aux situations qu’il tolère. Notre cœur aspire peut-être à un soulagement immédiat, mais, parce que les qualités de Jéhovah s’équilibrent parfaitement, il sait exactement comment et quand agir en notre faveur. C’est pourquoi, à la manière de petits enfants, avec humilité, tenons sans la lâcher la main puissante de Jéhovah, assurés qu’il nous aidera à affronter nos inquiétudes. — Ésaïe 41:8-13.
    L’humilité implique la promptitude à appliquer les conseils de la Parole de Dieu, qui peuvent souvent atténuer l’inquiétude. Pour prendre un exemple, si nous sommes inquiets parce que nous sommes très pris par des ambitions matérielles, nous ferions bien de réfléchir au conseil que donna Paul: “Que votre mode de vie soit exempt de l’amour de l’argent; contentez-vous de ce qu’il y a. Car [Dieu] a dit: ‘Non, je ne te quitterai pas; non, je ne t’abandonnerai pas!’” (Hébreux 13:5). Beaucoup se sont défaits de la vive inquiétude qui les habitait à propos de leur sécurité matérielle en appliquant avec humilité ce conseil. Leur situation financière ne s’est peut-être pas améliorée, mais du moins elle n’accapare plus leurs pensées au détriment de leur spiritualité.

     La patience qualité indispensable

    L’expression “en temps voulu” en 1 Pierre 5:6 laisse entendre qu’il est nécessaire d’endurer patiemment. Parfois un problème persiste longuement, et cela peut ajouter à notre inquiétude. C’est particulièrement dans ce genre de situation qu’il faut s’en remettre à Jéhovah. Le disciple Jacques écrivit: “Nous proclamons heureux ceux qui ont enduré. Vous avez entendu parler de l’endurance de Job et vous avez vu l’issue que Jéhovah lui a ménagée, et vous avez constaté que Jéhovah est plein de tendre affection et miséricordieux.” (Jacques 5:11). Job s’est retrouvé ruiné financièrement, il a perdu ses dix enfants, a subi une maladie répugnante et a été accusé à tort par de prétendus consolateurs. On conçoit aisément que dans de telles circonstances on puisse ressentir une certaine inquiétude.
    Quoi qu’il en soit, Job fut un exemple pour ce qui est d’endurer patiemment. Si notre foi est durement éprouvée, il se peut que le soulagement se fasse attendre, comme ce fut le cas pour Job. Mais Dieu a bel et bien agi en sa faveur; il l’a finalement soulagé de ses souffrances et l’a récompensé abondamment (Job 42:10-17). En attendant patiemment que Jéhovah agisse, nous acquérons une endurance plus tenace et démontrons la profondeur de notre attachement à Dieu. — Jacques 1:2-4.

    Ayons confiance en le Seul vrai Dieu Jéhovah

    Pierre a invité ses compagnons chrétiens à ‘se décharger sur Dieu de toute leur inquiétude, car il prend soin d’eux’. (1 Pierre 5:7.) La même possibilité s’offre à nous, et nous devrions avoir une entière confiance en Jéhovah. On lit en Proverbes 3:5, 6: “Fait confiance à Jéhovah de tout ton cœur et ne t’appuie pas sur ta propre intelligence. Dans toutes tes voies tiens compte de lui, et lui, il rendra droits tes sentiers.” En raison de ce qu’ils ont vécu par le passé, certains sont d’un naturel inquiet et ont du mal à faire confiance aux hommes. Mais nous avons toutes les raisons de faire confiance à notre Créateur, Lui, la Source de la vie et Celui qui l’entretient. Même si nous ne sommes pas sûrs de notre réaction dans un domaine particulier, nous avons l’assurance que Jéhovah nous délivrera de nos malheurs. — Psaumes 34:18, 19; 36:9; 56:3, 4.

    La confiance en Dieu inclut l’obéissance à son Fils, Jésus Christ, qui a enseigné ce qu’il avait appris de son Père (Jean 7:16). Jésus a exhorté ses disciples à ‘amasser des trésors dans le ciel’ en servant Jéhovah. Qu’en est-il des besoins matériels, par exemple la nourriture, le vêtement et le logement? “Cessez de vous inquiéter”, conseilla Jésus. Il fit remarquer que Dieu nourrit les oiseaux, et qu’il habille magnifiquement les fleurs. Les humains qui servent Dieu ne valent-ils pas plus que des fleurs ou des oiseaux? Si, bien sûr. C’est pourquoi Jésus donna cet encouragement: “Continuez donc à chercher d’abord le royaume et Sa justice [celle de Dieu], et toutes ces autres choses vous seront ajoutées.” Et de poursuivre: “Aussi ne vous inquiétez jamais du lendemain, car le lendemain aura ses inquiétudes à lui.” (Matthieu 6:20, 25-34). C’est vrai, manger, boire, s’habiller, avoir un logement sont des nécessités, mais si nous avons confiance en Jéhovah, nous ne nous inquiéterons pas outre mesure de ces choses.

    Suivons le conseil de Jésus relater en Mathieu 6 :33

    Chercher d’abord le Royaume signifie placer sa confiance en Dieu et discerner les vrais priorités. Un plongeur est peut-être capable de descendre sans bouteille à la recherche d’une huître perlière. C’est pour lui le moyen de nourrir sa famille, une vraie priorité, c’est incontestable. Mais qu’est-ce qui est plus important encore? L’air! Il doit remonter régulièrement à la surface pour reprendre son souffle. L’air est une priorité supérieure. De même, nous sommes peut-être liés dans une certaine mesure au système de choses actuel parce qu’il nous faut assurer la subsistance de notre famille. Cependant, les considérations spirituelles doivent être en première position parce que la vie même de notre foyer en dépend. Pour éviter de nous inquiéter excessivement des choses matérielles, nous devons avoir une entière confiance en Dieu. Par ailleurs, avoir “beaucoup de travail dans l’œuvre du Seigneur” peut nous aider à atténuer notre inquiétude, car “la joie de Jéhovah” sera notre forteresse. — 1 Corinthiens 15:58; Néhémie 8:10.

    Continuons à jetter notre inquiétude sur Jéhovah

    Pour rester concentrés sur les considérations spirituelles, il nous faut continuer de nous décharger sur Jéhovah de toute notre inquiétude. Rappelons-nous sans cesse qu’il veille réellement sur ses serviteurs. En voici une illustration: parce que son mari la trompait, une chrétienne était devenue inquiète au point de ne pouvoir trouver le sommeil (voir Psaume 119:28). Cependant, quand elle se couchait, elle se déchargeait sur Jéhovah de toute son inquiétude. Elle épanchait son cœur devant Dieu, lui exprimant toute sa souffrance et celle de ses deux petites filles. Quand elle avait imploré l’aide de Dieu par une prière fervente, elle arrivait toujours à s’endormir, car elle était confiante que Jéhovah prendrait soin d’elle et de ses enfants. Cette femme a, par la suite, divorcé d’avec cet homme dans le respect des Écritures; elle vit aujourd’hui un mariage heureux avec un ancien.
    Les serviteurs de Jéhovah disposent de divers moyens pour lutter contre l’inquiétude. La mise en pratique de la Parole de Dieu est particulièrement bénéfique. Nous tirons profit de la nourriture spirituelle riche à laquelle Dieu pourvoit par le moyen de “l’esclave fidèle et avisé”, entre autres les articles pratiques et encourageants qui paraissent dans La Tour de Garde et Réveillez-vous! (Matthieu 24:45-47.) L’esprit saint de Dieu nous soutient. Les prières régulières et ferventes nous font beaucoup de bien. Les anciens de la congrégation chrétienne sont désireux de nous aider et de nous consoler sur le plan spirituel.

    L’humilité et la patience sont précieuses pour combattre l’inquiétude qui, peut-être, nous accable. Il est très important d’avoir une entière confiance en Jéhovah, car notre foi est affermie lorsque nous ressentons son aide et sa direction. En retour, la foi en Dieu peut nous préserver de l’inquiétude exagérée (Jean 14:1). La foi nous pousse à chercher d’abord le Royaume et à rester très occupés dans l’œuvre joyeuse du Seigneur, ce qui peut nous aider à lutter contre l’inquiétude. Une telle activité donne un sentiment de sécurité en compagnie de ceux qui chanteront les louanges de Dieu pour l’éternité (Psaume 104:33). C’est pourquoi continuons de nous décharger sur Jéhovah de toute notre inquiétude.

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  7. DIEU AIME LES HUMAINS JUSTES DE LA TERRE.

    En une journée de printemps, voilà presque 2 000 ans.  Un homme est jugé, condamné pour des crimes qu’il n’a pas commis, un innocent est supplicié. Ce n’est pas la première exécution cruelle et injuste de l’Histoire, ni malheureusement la dernière. Mais cette mort-là ne ressemble à aucune autre.

    Tandis que l’homme agonise, le ciel témoigne de l’importance de l’événement. Bien qu’on soit au beau milieu de la journée, des ténèbres couvrent soudain le pays. “ La lumière du soleil avait disparu ”, écrira un historien (Luc 23:44, 45). Dans son dernier souffle, l’homme prononce ces paroles inoubliables : “ Cela s’est accompli ! ” En donnant sa vie, il vient en effet d’accomplir quelque chose d’extraordinaire : le plus bel acte d’amour jamais fait par un humain. — Jean 15:13 ; 19:30.
    Cet homme, vous l’aurez reconnu, c’était Jésus Christ. Nul n’ignore la mort et les souffrances atroces qu’il a subies en cette sombre journée du 14 Nisan 33. Mais on oublie souvent un fait essentiel : quelqu’un a souffert encore plus que lui, a consenti un sacrifice encore plus grand, a accompli ce jour-là le plus bel acte d’amour de tous les temps. Quel acte ? La réponse à cette question nous offrira la meilleure des introductions au plus capital des sujets : l’amour de Jéhovah.

    Le plus bel acte d’amour

    Les ténèbres s'obscursissent avant la mort de Jésus, un violent tremblement de terre juste après se fait ressentir, des entrailles de la terre: le centurion romain chargé de l’exécution  est abasourdi. “ Vraiment, dit-il, celui-ci était le Fils de Dieu. ” (Matthieu 27:54). Jésus, en effet, n’était pas un homme ordinaire. C’est à la mort du Fils unique-engendré du Dieu Très-Haut que ce soldat vient de participer. Mais à quel point ce Fils était-il aimé de son Père ?

    La Bible appelle Jésus “ le premier-né de toute création ”. (Colossiens 1:15.) Cela signifie qu’il existait avant l’univers physique ! Combien de temps le Père et le Fils ont-ils passé ensemble ? L’univers, estimé par les scientifiques, aurait 13,7 milliards d’années. Cela vous dépasse-t-il ? Pour faire comprendre au public l’énormité de ce chiffre, dans un planétarium on a matérialisé le temps par une ligne de 110 mètres de long. Un pas le long de cette ligne correspond à environ 75 millions d’années d’existence de l’univers. Au bout de la ligne, un trait fin comme un cheveu : voilà le détail de l’histoire humaine. Or, même si ce chiffre de 13,7 milliards est juste, la ligne tout entière est encore trop courte pour représenter la vie du Fils de Jéhovah ! Qu’a-t-il fait durant tout ce temps ?

     À cette époque  " l’habile ouvrier ” se réjouissait en tout temps devant son Père (Proverbes 8:30). “ En dehors de lui, révèle la Bible, pas même une chose ne vint à l’existence. ” (Jean 1:3). Jéhovah et son Fils ont donc travaillé ensemble à tout amener à l’existence. Quelle période exaltante et joyeuse ! On sait combien l’amour entre un père ou une mère et son enfant peut être incroyablement fort. L’amour “ est un lien d’union parfait ”. (Colossiens 3:14.) Alors imaginez la force que doit avoir un lien tissé sur un temps aussi considérable ! De toute évidence, le plus puissant lien d’amour jamais formé unit Jéhovah Dieu et son Fils.

    Pourtant, bien qu’il ait dû pour cela se priver pendant plusieurs dizaines d’années de la compagnie de son Fils bien-aimé au ciel, Jéhovah l’a envoyé sur la terre, où il est né humain. Avec quel intérêt il l’a observé grandir pour atteindre l’état d’adulte parfait ! Vers l’âge de 30 ans, Jésus s’est fait baptiser. Que pensait de lui Jéhovah à ce moment précis ? Nous n’avons pas besoin de le deviner, car il l’a fait savoir en s’exprimant personnellement depuis le ciel : “ Celui-ci est mon Fils, le bien-aimé, que j’ai agréé. ” (Matthieu 3:17). Quel plaisir il devait ressentir à voir Jésus accomplir fidèlement tout ce qui avait été prophétisé, tout ce qu’il attendait de lui ! — Jean 5:36 ; 17:4.

    Mais qu’a ressenti Jéhovah le 14 Nisan 33 ? Qu’a-t-il éprouvé en voyant Jésus trahi, puis arrêté en pleine nuit par une foule ? Jésus abandonné par ses amis et jugé illégalement ? Jésus tourné en ridicule, couvert de crachats, frappé à coups de poing ? Jésus fouetté, le dos en lambeaux ? Jésus cloué par les mains et les pieds sur un poteau en bois et laissé pendu ainsi, exposé aux insultes ? Qu’a ressenti ce Père quand son Fils bien-aimé a crié vers lui dans les affres de l’agonie ? Quand il a rendu son dernier souffle et que, pour la première fois depuis le début de la création, son cher Fils a cessé d’exister ? — Matthieu 26:14-16, 46, 47, 56, 59, 67 ; 27:38-44, 46 ; Jean 19:1.

    “ Dieu [...] a donné son Fils unique-engendré. ” Nous n’avons pas de mots pour l’exprimer. Puisque Jéhovah éprouve des sentiments, indicible pour nous est la douleur qu’il a ressentie à la mort de son Fils. Il y a un mot en revanche pour exprimer la raison pour laquelle il a permis cette mort. Pourquoi le Père s’est-il soumis à un tel tourment ? Jean 3:16 nous révèle quelque  chose d’extraordinaire. Ce verset est si fondamental qu’on l’a appelé “ l’Évangile en miniature ”. Il déclare : “ Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique-engendré, afin que tout homme qui exerce la foi en lui ne soit pas détruit mais ait la vie éternelle. ” Le mobile de Jéhovah tient donc en un mot : amour. En envoyant son Fils afin qu’il souffre et meure pour nous, Jéhovah a vraiment accompli le plus bel acte d’amour de tous les temps.

    Ce qu’est l’amour de Dieu

    Le besoin le plus essentiel de l’homme, dit-on. De fait, du berceau à la tombe, on le recherche avidement et on s’épanouit à sa chaleur — mais on s’étiole et on meurt aussi d’en être privé. Paradoxalement, l’amour est difficile à définir. Ce n’est pourtant pas faute de parler de lui. De combien de livres, de chansons, de poèmes n’est-il pas le thème ? Mais on n’est pas forcément plus avancé sur sa définition. Pire, à force de citer ce mot à tort ou à raison, il semble plus malaisé que jamais d’en cerner le véritable sens.

    Ce que la Bible enseigne sur l’amour est pourtant limpide. Dans son Dictionnaire interprétatif des mots du Nouveau Testament (angl.), William Vine observe que “ l’amour ne peut être connu que par les actions qu’il suscite ”. De fait, les récits bibliques des actions de Jéhovah nous en disent long sur son amour, sur l’affection bienveillante qu’il porte à ses créatures. Prenez le suprême acte d’amour qu’il a accompli pour nous : quelle définition plus complète de l’amour pourrait-on donner ? Le vocabulaire biblique nous éclaire également. Le grec ancien avait quatre mots pour rendre la notion d“amour” . Le plus utilisé dans les Écritures grecques chrétiennes est agapê, qu’un dictionnaire biblique qualifie de “ mot le plus puissant qu’on puisse imaginer pour exprimer l’amour." Pourquoi ?
    Agapê (nom féminin en grec) désigne l’amour guidé par des principes. Elle n’est donc pas une simple réaction affective à quelqu’un. Son étendue est plus large ; agapê repose davantage sur la réflexion et la volonté. Et puis surtout, elle est totalement désintéressée. Revenons sur Jean 3:16, par exemple. Qu’est-ce que “ le monde ” que Dieu a tellement aimé, au point qu’il a donné son Fils unique-engendré pour lui ? Il s’agit du monde des humains rachetables, monde composé de nombreux individus vivant dans le péché. Jéhovah aime-t-il chacun d’entre eux comme un ami personnel, comme il aimait le fidèle Abraham (Jacques 2:23) ? Non. En revanche, il témoigne de la bonté envers tous, même s’il lui en coûte énormément. Il veut que tous se repentent et renoncent à leurs mauvaises voies (2 Pierre 3:9). Beaucoup le font ; il est alors heureux de les accueillir comme amis.
    Agapê n’est pas l’amour froid et purement intellectuel que certains croient. Elle s’accompagne fréquemment d’une chaleureuse affection personnelle. Ainsi, quand Jean a écrit : “ Le  Père aime le Fils ”, c’est une forme du mot agapê qu’il a utilisée. Cet amour est-il dépourvu de chaleur et d’affection ? Notons que Jésus a dit : “ Le Père a de l’affection pour le Fils. ” Et là, c’est une forme du mot philéô qui apparaît (Jean 3:35 ; 5:20). L’amour de Jéhovah est donc souvent chargé de tendre affection. Seulement, il n’est pas dominé par les sentiments. Jéhovah ne passe jamais outre à ses principes justes.

    “ Dieu est amour ”

     La Bible fait une distinction entre l’amour et les autres attributs de Jéhovah. Nulle part elle ne dit que Dieu est puissance, justice ou sagesse. Il possède ces qualités, il en est à l’origine, et personne ne peut lui être comparé dans ces trois domaines. Mais à propos du quatrième attribut, elle dit quelque chose qui va plus loin : “ Dieu est amour. ” * (1 Jean 4:8). Qu’est-ce que cela signifie?
    “ Dieu est amour ” n’est pas une simple équation, comme si on écrivait “ Dieu = amour ”. On ne peut inverser la proposition et dire que “ l’amour est Dieu ”. Jéhovah n’est pas une qualité abstraite, mais une personne avec des sentiments  et des traits distinctifs nombreux qui s’ajoutent à son amour. Cela étant, l’amour est ancré profondément en lui. À propos de ce verset, un ouvrage de référence dit que “ l’amour est l’essence, la nature, de Dieu ”. On pourrait schématiser les choses ainsi : la puissance de Jéhovah est son moyen d’action, sa justice et sa sagesse le guide de ses actions, mais son amour le moteur de ses actions. Il y a donc toujours de l’amour dans la manière dont il manifeste ses autres attributs.
     Jéhovah personnifie l’amour, dit-on souvent. C’est donc en apprenant à le connaître qu’on apprend l’amour fondé sur ses principes. Cependant, cette qualité n’est-elle pas également visible chez des humains ? Effectivement. Mais pourquoi ? Lors de la création, Jéhovah a déclaré, s’adressant vraisemblablement à son Fils : “ Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. ” (Genèse 1:26). De toutes les créatures de la terre, seuls les hommes et les femmes ont la faculté d’aimer par choix, et d’imiter ainsi leur Père céleste. Vous vous rappelez que Jéhovah a représenté plusieurs de ses grands attributs par des animaux. Mais qu’a-t-il choisi pour incarner sa qualité principale, l’amour ? Son chef-d’œuvre sur la terre, l’homme. — Ézékiel 1:10.

    Jéhovah a pris l’initiative

    L’amour n’est pas une nouveauté. Pourquoi Jéhovah s’est-il mis un jour à créer ? Sentiment de solitude ? Besoin de compagnie ? Rien de tout cela, car Jéhovah est complet et il se suffit à lui-même ; il n’y a rien dont il ait besoin et qu’on puisse  lui fournir. C’est son amour, qualité active, qui l’a poussé naturellement à vouloir partager les joies de la vie avec des créatures intelligentes qui seraient capables d’apprécier ce don. “ Le commencement de la création de Dieu ” fut son Fils unique-engendré (Révélation 3:14). Puis Jéhovah utilisa cet habile Ouvrier pour amener toutes les autres choses à l’existence, à commencer par les anges (Job 38:4, 7 ; Colossiens 1:16). Dotés de la liberté, de l’intelligence et de sentiments, ces esprits puissants pouvaient nouer des liens d’amour — entre eux et, surtout, avec Jéhovah Dieu (2 Corinthiens 3:17). Ils l'aimaient donc parce qu’ils avaient été aimé le premiers.

     Il en fut de même avec les humains. Dès le départ, Adam et Ève ont littéralement baigné dans l’amour. En Éden, partout où ils posaient le regard, le Paradis témoignait de l’amour de leur Père. Notez ce que la Bible dit : “ Jéhovah Dieu planta un jardin en Éden, vers l’est, et il y mit l’homme qu’il avait formé. ” (Genèse 2:8). Vous êtes-vous déjà promené dans un jardin ou un parc vraiment magnifique ? Qu’est-ce qui vous a le plus charmé ? Le clair-obscur d’une tonnelle (porte arche à l'ouverture d'un jardin)? L’éblouissante palette d’un tapis de fleurs ? Le murmure d’un ruisseau, un gazouillis d’oiseaux, un bourdonnement d’insectes ? Les senteurs entremêlées des arbres, des fruits et des fleurs ? Et pourtant, aucun parc d’aujourd’hui ne soutiendrait la comparaison avec celui d’Éden. Pourquoi ?
     Ce jardin avait été planté par Jéhovah lui-même ! Sa beauté devait être saisissante. Il n’y manquait aucun arbre exquis, que ce soit par la forme ou par le fruit. Il était bien arrosé, vaste et animé par une fascinante variété d’animaux. Adam et Ève avaient tout pour mener une existence riche et heureuse, y compris un travail passionnant et une compagnie parfaite. Jéhovah les avait aimés le premier, et ils avaient toutes les raisons de l’aimer en retour. Mais ils ne  l’ont pas fait. Au lieu d’obéir par amour à leur Père céleste, ils ont choisi, par égoïsme, de se rebeller. — Genèse, chapitre 2.

    Quelle peine Jéhovah a dû ressentir ! Mais cette rébellion l’a-t-elle aigri ? Non, car “ sa bonté de cœur [ou : “ son amour fidèle ”, note] est pour des temps indéfinis ”. (Psaume 136:1.) Aussi a-t-il immédiatement prévu de racheter tous les descendants d’Adam et Ève qui seraient dans de bonnes dispositions. Comme nous l’avons vu, ce rachat plein d’amour a exigé le sacrifice rédempteur de son Fils bien-aimé, sacrifice qui Lui a tant coûté. — 1 Jean 4:10.
     Ainsi, dès le commencement Jéhovah a pris l’initiative de manifester son amour aux hommes. “ Il nous a aimés le premier ” d’une multitude de manières. L’amour favorise l’harmonie et la joie, voilà pourquoi Jéhovah soit appelé le “ Dieu heureux ” ? ( 1Timothé1:11 )

    N'oublions jamais c'est mots d'amour de notre Dieu Jéhovah relate en(Jean 3:16) “ Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique-engendré, afin que tout homme qui exerce la foi en lui ne soit pas détruit mais ait la vie éternelle. ” Le mobile de Jéhovah tient donc en un seul mot : Amour.

     

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  8. Moïse, l’homme au visage du vrai Dieu”

    AVEZ-VOUS déjà fourni l’effort nécessaire pour voir ou rencontrer un homme célèbre par ses exploits, sa réputation ou ses richesses ? Avez-vous tiré vanité de l’avoir vraiment rencontré ? Mais avez-vous pensé un seul instant qu’il vous était possible, à tout moment, de rencontrer les personnages les plus éminents qui aient jamais vécu, rien qu’en vous reportant à la Bible ?

    Certes, rencontrer ces personnages dans un livre peut ne pas être aussi exaltant pour les sens ni aussi flatteur pour la vanité, mais cela se révélera tout aussi intéressant et agréable et bien plus salutaire pour le cœur et l’esprit. Le fait de consulter ce Livre augmentera notre amour et notre compréhension à l’égard de Jéhovah Dieu et des nobles personnages, hommes et femmes, que nous rencontrons dans ses pages. En même temps, nous serons incités à suivre leur bel exemple et pourrons tirer des leçons des erreurs qu’ils ont commises afin d’être à même de les éviter. — Rom. 15:4.

    Tout cela est particulièrement vrai de Moïse, “l’homme du vrai Dieu”. Il servit Dieu et son peuple d’une main puissante et dans toutes sortes de domaines. Pendant quarante ans, Dieu l’employa comme prophète, pour délivrer son peuple, servir de médiateur entre Lui et l’homme, donner ses lois à Israël, juger et conduire ce peuple, bâtir le sanctuaire et diriger les campagnes militaires victorieuses des Israélites. Et surtout, Jéhovah Dieu l’employa comme premier rédacteur de la Bible, et dans ce domaine, la beauté et l’étendue de ses écrits ne furent jamais surpassées ni même égalées. — Esdras 3:2,.
    À maintes reprises, il est parlé de lui comme de “l’homme du vrai Dieu” et, environ quarante fois, comme du serviteur de Dieu. Il est cité huit cents fois environ dans près de la moitié des livres des Écritures hébraïques et chrétiennes. Il vécut jusqu’à un âge avancé, 120 ans, à une époque où la durée normale de la vie humaine était de soixante-dix ou quatre-vingts ans et, au moment de sa mort, “sa vue n’était point affaiblie, et sa vigueur n’était point passée”. — Deut. 34:7 ; Ps. 90:10.
    Il mérita bien l’épitaphe suivante : “Il ne s’est plus levé en Israël de prophète semblable à Moïse, que Jéhovah connaissait face à face, ni quant à tous les signes et miracles que Dieu l’envoya faire, dans le pays d’Égypte, sur Pharaon, sur tous ses serviteurs et sur tout son pays, ni quant à sa main puissante et à toutes les choses terribles qu’il accomplit sous les yeux de tout Israël.” — Deut. 34:10-12, .

    QUATRE-VINGTS ANNÉES DE PRÉPARATION

    Il y a environ un siècle, un défi à l’authenticité des écrits de Moïse fut porté pour la première fois, mais les archéologues palestiniens des temps modernes ont fait paraître si absurdes les hypothèses de ces partisans de la “haute critique” qu’il est inutile de consacrer du temps et de l’espace à leur réfutation. Il n’est pas question non plus de prêter attention aux contes fantasques de Flavius Josèphe et d’autres qui tentèrent d’ajouter au récit biblique concernant Moïse, puisqu’ils sont en contraste frappant avec le récit scriptural, sobre, logique et positif.
    Moïse naquit apparemment en 1593 av. J.-C., de parents craignant Dieu, Amram et Jokébed, de la tribu de Lévi. C’était au temps où le décret génocide de Pharaon était mis en vigueur : “Tout fils qui naîtra, jetez-le dans le fleuve .” Mais, à cause de leur foi en Jéhovah Dieu, “Moïse, à sa naissance, fut caché pendant trois mois par ses parents, parce qu’ils virent que l’enfant était beau, et qu’ils ne craignirent pas l’ordre du roi”. — Ex. 1:22, Da ; Héb. 11:23.

    Quand il lui fut impossible de cacher plus longtemps l’existence de l’enfant, Jokébed fit un coffret ou arche en papyrus, l’enduisit de poix, y mit le bébé et le déposa parmi les roseaux du Nil ; en même temps, elle ordonna à Marie, la sœur du petit garçon, d’observer ce qui lui arriverait. Par une intervention providentielle, la fille de Pharaon, venue se baigner dans le fleuve, aperçut l’enfant. À la vue du bébé, si beau et qui pleurait, prise de pitié, elle accepta l’idée que lui suggéra Marie : aller chercher une femme israélite pour lui servir de nourrice. C’est ainsi que Moïse fut élevé dans un foyer craignant Dieu, celui de ses propres parents. Quand il eut grandi, il fut amené à la fille de Pharaon qui lui donna le nom de Moïse, “car, dit-elle, je l’ai retiré des eaux”. — Ex. 2:10.
    Les parents élevèrent si bien l’enfant “dans la discipline et les conseils autorisés de Jéhovah” que, lorsqu’il devint vieux, il ne s’en détourna pas, même après avoir été “instruit dans toute la sagesse des Égyptiens”. À l’âge de quarante ans, Moïse avait atteint sa pleine maturité ; c’était un homme fort d’esprit et de corps, “puissant en paroles et en actes”. — Éph. 6:4, ; Prov. 22:6 ; Actes 7:22, .

    C’est alors que Moïse prit la décision la plus importante de sa vie, “choisissant d’être maltraité avec le peuple de Dieu plutôt que d’avoir la jouissance temporaire du péché, estimant l’opprobre du Christ [serviteur établi de Dieu] comme une richesse supérieure aux trésors de l’Égypte”. Ayant aperçu un Égyptien qui frappait injustement un Israélite, il intervint et tua l’Égyptien puis, se rendant compte que ses efforts pour prendre fait et cause pour son peuple n’étaient pas compris de ses frères, il jugea utile de prendre la fuite. — Héb. 11:25, 26,  ; Actes 7:25-29.
    Fuyant vers l’est, il arriva au pays de Madian où il fut bien accueilli par l’un des cheiks-prêtres de la région, un certain Jéthro, dont il avait secouru les filles et abreuvé le bétail qu’elles faisaient boire. Moïse demeura auprès de Jéthro dont il fit paître les troupeaux pendant quarante ans. En qualité de berger pendant toute cette période, il s’exerça à la patience, à l’humilité et à la douceur, et apprit à espérer en Jéhovah. Dans le pays de Madian où il résidait, il épousa l’une des filles de Jéthro et eut d’elle deux fils. À son insu, Dieu le préparait à servir son peuple d’une façon des plus saisissante. Que de fois, au cours de ces quarante années, les pensées de Moïse ont-elles dû aller vers ses frères, esclaves en Égypte ! — Ex. 2:15-25 ; Actes 7:30.

    LES MIRACLES DE MOÏSE

    Puis, un jour, Moïse reçut de Jéhovah Dieu l’ordre de faire cela même qu’il aurait tant aimé faire quarante ans plus tôt : délivrer son peuple. L’ordre n’avait rien d’imprécis ou d’obscur. Ce n’était pas une invention de Moïse ; sinon aurait-il hésité avant d’accepter la mission que lui confiait l’ange de Jéhovah, l’ange qui lui apparut dans un buisson ardent non consumé ? Pour la première fois dans les Écritures, nous lisons le récit relatif à un homme à qui plein pouvoir était donné pour accomplir des miracles ; la première fois, il changea une verge en serpent puis le serpent de nouveau en verge, afin de prouver à son peuple que Jéhovah lui était réellement apparu. — Ex. 3:1-4:31.
    Et Moïse continua à accomplir des miracles. Il fut l’instrument choisi pour faire venir sur l’Égypte les dix plaies surnaturelles. Il est impossible d’attribuer à ces plaies des causes naturelles, sinon pourquoi se sont-elles abattues au moment même annoncé par Moïse et ont-elles cessé sur son ordre seulement ou à l’instant précis qu’il avait indiqué ? Vint ensuite la grande délivrance de son peuple qui traversa la mer Rouge à pied sec tandis que les poursuivants égyptiens étaient engloutis dans les flots. Le miraculeux se manifesta encore au cours des quarante années de pérégrinations dans le désert où, entre autres choses, le peuple obtint la nourriture et la boisson. Il y eut la manne, qui tomba six jours par semaine et qu’on ne pouvait garder jusqu’au lendemain à moins que ce jour-là ne fût un jour de sabbat ; dans ce cas, il n’y avait pas de manne. Pendant tout ce temps-là, les chaussures et les vêtements des Israélites ne s’usèrent pas ! — Ex. 7:19 à 16:36 ; Deut. 29:5.
    Le spectacle terrifiant qui s’offrit à la vue des Israélites quand Jéhovah Dieu lui-même leur donna la Loi mérite d’être signalé tout particulièrement : il y eut un tremblement de terre, du feu, de la fumée, des éclairs, un son de trompette et une voix puissante, tous phénomènes appropriés à un tel événement. Dans la suite, Moïse passa deux fois quarante jours sur la montagne sacrée, en présence de Dieu et de ses anges, recevant des instructions concernant l’adoration que devait pratiquer Israël. Il entrevit de la gloire de Dieu tout ce qu’un homme sur la terre pouvait voir sans mourir, et quand il descendit de la montagne et alla vers le peuple, son visage était si rayonnant qu’il dut le voiler pendant quelque temps. Sans aucun doute, avant la venue du Fils de Dieu, aucun homme, autre que Moïse, ne fut employé d’une façon si puissante et si étendue, en rapport avec les miracles divins. — Ex. 19:1-25 ; 33:20 ; 34:27-35.

    “TRÈS DOUX, PLUS QUE TOUS LES HOMMES”

    La personnalité de Moïse, elle-même, était remarquable car il “était très doux, plus que tous les hommes qui étaient sur la face de la terre”. (Nomb. 12:3, .) Certains se sont étonnés de cette déclaration mais, si on considère les faits, on se rappellera qu’elle a été écrite sous inspiration divine.
    Au sens des Écritures, la douceur n’a rien à voir avec la faiblesse ; elle en est juste le contraire ; elle implique la force. Être doux, cela signifie être patient, indulgent, endurer le mal sans garder rancune, être maître de soi et docile, se fâcher ou s’irriter rarement, et être constamment doux ou docile. Il s’ensuit qu’une personne de disposition douce est aussi une personne qui se laisse enseigner.

    Moïse démontra sa douceur en servant patiemment en qualité de juge, du matin au soir, en supportant à maintes reprises les murmures de son peuple, depuis le temps où les Israélites étaient encore en Égypte jusqu’au moment qui précéda leur entrée en Terre promise. Homme imparfait, comme nous, il eut à supporter une charge qui était parfois presque au-dessus de ses forces, néanmoins il ne cessa jamais de porter les fardeaux de son peuple. À plusieurs reprises, il se heurta à l’insubordination de la part de son propre frère et de sa propre sœur, des chefs de sa tribu, voire de la nation tout entière. Pourtant, une fois seulement, ils l’irritèrent à tel point qu’“il parla légèrement de ses lèvres” et “il en arriva du mal à Moïse à cause d’eux”. — Nomb. 11:10-15 ; Ps. 106:33, 32, .
    Cet incident, notons-le, sert à souligner le fait que la douceur de Moïse n’était pas imputable à de la faiblesse. Il avait une personnalité marquante. En effet, nous lisons qu’il était puissant en paroles et en actes ; c’était sans aucun doute un homme très fort physiquement. Il avait aussi une grande instruction, supérieure à celle de n’importe quel Israélite. D’ordinaire une instruction de ce genre rend moins doux, mais ce ne fut pas le cas pour Moïse.
    C’était un homme doux et pourtant courageux. Il lui fallut du courage pour se présenter devant Pharaon à plusieurs reprises, conduire son peuple hors d’Égypte, à travers la mer Rouge et le désert. En même temps, il avait le sens très vif de la juste indignation ; cela l’amena à tuer un Égyptien qui frappait injustement l’un de ses frères, à intervenir quand l’un de ces derniers en maltraitait un autre et à se ranger du côté des filles de Jéthro contre les bergers. Et surtout, le fait qu’il brisa les tables de la Loi, à la vue de l’idolâtrie à laquelle Israël s’était livrée, démontre la juste et vive indignation qui l’agitait. Ce trait rend sa douceur d’autant plus remarquable. — Actes 7:23-28.

    Et ce n’est pas tout. Que dire de la compétence dont il fit preuve en organisant son peuple en armée et nation, bien ordonnées, en le menant à la victoire sur les nations hostiles qui sortirent pour lui livrer bataille ? Ne fut-il pas employé d’une façon remarquable pour accomplir des miracles ? Qui fut inspiré comme lui pour écrire une si grande partie de la Parole de Dieu* ? Et qui d’autre eut le privilège de passer quatre-vingts jours en la présence même de Dieu et de ses anges, parlant au Créateur, face à face, en quelque sorte ? Et doux néanmoins ! “Très doux, plus que tous les hommes qui étaient sur la face de la terre.” Est-ce possible ? Indubitablement !

    Qu’est-ce qui permit à Moïse d’être doux ? Tout d’abord, sa foi. À cause de sa foi robuste, il pouvait se remettre entre les mains de Dieu plutôt que de penser à résister et à tenter de se justifier lui-même. Pour lui, Jéhovah Dieu existait réellement, comme on le voit dans les conversations qu’il eut fréquemment avec Dieu. Son humilité fut un autre facteur puissant. Sa réponse à Josué qui cherchait à empêcher certains Israélites de prophétiser, comme si Moïse avait eu ce privilège exclusif, peint bien ce trait de son caractère : “Est-tu donc jaloux pour moi ? Plût à Dieu que tout le peuple de Jéhovah fût prophète, et que Jéhovah mît son esprit sur eux !” — Nomb. 11:29, .
    Il est certain que Moïse n’aurait pu être doux sans l’esprit de Jéhovah, et surtout sans le fruit de l’esprit qu’est l’amour. Il aimait Jéhovah de tout son cœur, de toute sa pensée, de toute son âme et de toute sa force vitale, il était jaloux pour son nom et pour sa pure adoration. Grâce à l’amour, il lui était possible de se soumettre à tout ce que Dieu permettait.
    L’amour du prochain, de son peuple, l’aidait à rester humble, à supporter tant de choses de la part des siens, sans éprouver le moindre ressentiment. Quelle ne fut pas l’ingratitude des Israélites à son égard ! Bien que, dans sa juste indignation à la vue de l’idolâtrie qu’ils pratiquaient, il brisât les tables de la Loi, la première chose qu’il fit ensuite, ce fut de plaider pour eux, comme il le fit aussitôt après qu’ils eurent parlé de le lapider quand les espions firent un mauvais rapport. C’est surtout dans le livre du Deutéronome que l’on découvre tout l’amour que Moïse portait à son peuple. Ce fut comme une lettre d’amour qu’il leur adressait. Quelle affection, quelle ardeur, quelle sollicitude, il leur témoigne dans ce livre ! Avec quels accents il les supplie de faire le bien afin de réussir, quand il leur rappelle de quelle façon merveilleuse Jéhovah les avait conduits !

    Comme il convenait, Moïse fut un type de Jésus-Christ. Ce qu’il fit à une échelle relativement petite, Jésus le fit à l’échelle de la terre, ou, de l’univers, en qualité de justificateur du nom de Jéhovah, de libérateur, et de médiateur entre Dieu et l’homme. — Actes 3:22, 23.

    Moïse servit sans recevoir de récompense matérielle. Il eut la satisfaction de faire la volonté de Dieu et d’obtenir son approbation. Sans aucun doute il s’attendait à recevoir une récompense dans l’avenir ; cette récompense lui sera accordée dans le nouvel ordre de choses de Dieu.
    Moïse fut, pour tous les serviteurs de Jéhovah, un exemple remarquable de foi, d’humilité, de zèle pour la justice, de service constant, de douceur et d’amour pour Jéhovah et son peuple. Il est vrai qu’il n’était pas parfait et qu’il pécha en différentes occasions. Tout en nous efforçant de ne pas commettre les mêmes fautes que lui, nous ne pouvons faire autrement que d’éprouver une crainte respectueuse devant ce qu’il eut le privilège de faire, et de chercher à imiter ses belles qualités.
    Je vous supplie donc, frères, par les compassions de Dieu, de présenter vos corps en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, un service sacré avec votre faculté de raisonner. — Rom. 12:1, .

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  9. Q

    AYONS UN COEUR PUISSANT AU SERVICE DE DIEU 

     

     

    Le cœur moral

    Dans la bible, le mot hébreu pour cœur est appelé "lev" (לב) deux consonnes qui distingue le coeur moral, la première "Lamed" et la deuxième est "Beth" pour comprendre le mot en sa langue originale, nous devons la lire de droite vers la gauche. Le mot coeur "Lev" est utilisé des centaines de fois dans la Bible. Dans la mentalité biblique, "lev" l'utilisation du mot coeur est bien plus que l'organe qui pompe inlassablement le sang dans nos veines. "Lev" est l'organe humain central des actions de l'homme. Il représente "le moi intérieur", en d'autre terme, il représente la personne intérieure qui se manifeste de l'intérieur vers l'extérieur. Le coeur est l'action de ce qui nous fait aimer, pleurer, pécher et compatir. Un mot qui représenterait bien celui de("Lev""coeur")en français, est le mot « psyché ». Pour cette raison, dans le texte original hébreu de la Bible, d'innombrables qualités morales sont exprimées en utilisant le mot "lev". 

    Qu’y a-t-il dans le cœur "lev" ?

    Voici un exemple de la façon dont la Bible utilise le mot lev pour exprimer une grande variété de personnalités humaines : 
    • une personne honorable est décrite comme yashar-lev, « (ceux) dont le cœur est droit » (Psaumes 7:11)
    • une personne obstinée est kashe-lev, « cœur endurci » (Ézéchiel 3 :7)
    • une personne arrogante est coupable de gevah-lev, « cœur hautain » (Proverbes 16:5)
    • une personne malhonnête a un lev va-lev, un « cœur et cœur » ou un « cœur double » (Psaumes 12:3)
    • une personne courageuse est qualifiée de amitz-lev, « au cœur puissant » (Amos 2:16)


    La Bible traduite en français a pris la fascinante langue hébraïque et l'a aplanie, pour la rendre plus fluide à sa lecture. Ceux qui traduisent les Écritures de sa langue original qui est l'hébreu, en la transformant en la langue française, ces traducteurs doivent être "très sévère" dans les choix des mots pour que les versets de chaques chapitres" garde leur pouvoir vital ". Une figure héroïque comme le roi David est non seulement « courageuse », mais aussi « au cœur puissant ». Le cœur occupe une place importante dans la grande majorité des cas où le mot “ cœur ” s'exprime dans les Écritures par plusieurs émotions, sentiments, expressions et actions qui se manifeste en la personne décrite. Le mot coeur est employé au sens figuré dans la majorité du temps. Nous utilisons le mot "Lev/ coeur" pour représenter " l’homme intérieur" tel qu’il se manifeste dans toutes ses diverses activités, dans ses désirs, ses sentiments, ses émotions, ses passions, ses buts, ses pensées, sa perception, son imagination, sa sagesse, sa connaissance, ses capacités, ses croyances, ses traditions, ses raisonnements, ses souvenirs et sa conscience qui le distingue en tant que personne unique devant Dieu ”. (Prov 4:23)
    Dans un certain nombre de passages bibliques où figure, le terme “ cœur ” il concentre apparemment l’attention sur la faculté de réflexion, mais pas dans un sens qui séparerait cette faculté des autres composantes de la personne intérieure. Moïse adressa cette exhortation aux Israélites : “ Il faut que tu rappelles à ton cœur que Jéhovah est le vrai Dieu. ”  (Dt 4:39). Dans les Écritures hébraïques comme dans les Écritures grecques chrétiennes, le cœur englobe parfois l’intellect ; on le voit dans les cas où il est associé à la ‘ pensée ’ (Mt 9:4), "au raisonnement " (Mc 2:6)," à l'intelligence " (1R 3:12 ; Mc 6:52) et à la “ connaissance ”. — Pr 15:14

    Ainsi, dans les Écritures, le cœur au sens figuré ne désigne pas seulement le siège des affections, des motivations, et de l’intellect. Le mot "coeur" désigne la relation et la perception de la vue d'ensemble d'une personne aux yeux de Dieu, car Seul Jéhovah notre Dieu à la faculté d'examiner au-delà du cœur (Pr 17:3 ; 24:12 ; Ps 17:3 ; 1S 16:7). C’est pourquoi les Écritures donnent ce conseil : “ Préserve ton cœur( de toutes actions mauvaises), car de lui jaillissent les sources de la vie. ” (Pr 4:23)

    Les motivations, les forces qui déterminent la conduite, constituent un autre aspect essentiel de la personne intérieure représentée par le “ cœur ”. Hébreux 4:12 explique que la parole de Dieu, parole de promesse, telle une épée acérée, peut “ discerner les pensées et les intentions du cœur ”. Jésus aussi déclara que du cœur vient la force qui motive la conduite, bonne ou mauvaise (Mt 15:19) 1Tm 6: 9,10)
    Pour que ses lecteurs cultivent de bonnes motivations, la Bible nous encourage plutôt à cultiver pour Dieu un amour sincère, qui nous pousse à le servir d'un coeur complet(1Jn 5:3 ; Dt 11:13), et de manifester un amour empreint d’abnégation, qui nous guide dans nos rapports avec les autres compagnons de la foi (Jn 15:12, 13) ; Les Écritures nous encourage aussi à se fixer pour règle d’aimer notre prochain comme soi-mêmes (Lc 10:27-37 ; Ga 6:10). De toute évidence, pour cultiver de telles motivations, il faut faire usage de nos facultés de réflexion. — Ps 119:2, 24, 111.

    La condition du cœur symbolique se reflète dans l’état d’esprit, qu’il soit orgueilleux ou humble (Pr 16:5 ; Mt 11:29). Les sentiments et les émotions font aussi partie de l’homme intérieur. Ce sont entre autres l’amour (Dt 6:5 ; 1P 1:22), la joie (Dt 28:47 ; Jn 16:22), la douleur et l’affliction (Ne 2:2 ; Rm 9:2), la haine (Lv 19:17). Par exemple, le cœur peut être “ inquiet ” (Is 35:4), “ transpercé ” par la douleur (Ps 109:22), il peut “ fondre ” par crainte des malheurs (Dt 20:8). Dans les Écritures grecques chrétiennes, quand la pensée et le cœur sont mentionnés ensemble, la “ pensée ” désigne l’intellect tandis que le “ cœur ” se rapporte aux émotions, aux désirs et aux sentiments de la personne intérieure. Par exemple, Jésus déclara : “ Tu dois aimer Jéhovah ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta pensée. ” (Mt 22:37). Par ces paroles, il montra que les désirs, les sentiments et les émotions d’une personne doivent exprimer l’amour qu’elle éprouve pour Dieu, mais qu’il lui faut aussi exprimer cet amour par la manière dont elle utilise ses facultés mentales, en apprenant à connaître Dieu et le Christ par exemple. — Jn 17:3

    Allons lire le passage d'un homme de foi qui rechercha inlassablement à servir Jéhovah d'un coeur complet.
    (Psaume119:1-8)
                                                                                                    א {ʼAlèph}

    Heureux ceux qui sont intègres dans [leur] voie, ceux qui marchent dans la loi de Jéhovah.  2 Heureux ceux qui observent ses rappels ;de tout cœur ils le recherchent sans relâche.  3 Vraiment ils n’ont pas pratiqué l’injustice. Dans ses voies ils ont marché.  4 Tu as toi-même édicté tes ordres pour qu’on les garde avec soin.  5 Ah ! puissent mes voies être solidement établies pour garder tes prescriptions !  6 Alors je n’aurai pas honte quand je regarderai vers tous tes commandements.  7 Je te louerai avec droiture de cœur, quand j’apprendrai tes justes décisions judiciaires.  8 Tes prescriptions, je continue à les garder. Oh ! ne m’abandonne pas complètement ! 

    Ces paroles nous démontrent que cet homme avait confiance en Jéhovah, d'une manière extraordinaire. Cette force de persuasion le guidait à rester ferme dans la voie qu'il avait inscrit sur son coeur. Il comprenait que certaine fois, il serait mit à l'épreuve pour démontrer sa valeur en tant que serviteur de Dieu. Il voulait servir avec pureté car il voulait que quand il lirait les paroles et ses prescriptions, il ne rougirait de rien et n'aurait pas honte devant son Dieu.
    Marcher dans la loi de Jéhovah signifie se soumettre volontairement à la direction divine. 
    La Bible contient de nombreux exemples de serviteurs de Jéhovah qui, comme ce psalmiste, ils se sont conformés à sa loi et se sont appuyés sur elle et qui veut dire, qu'ils ont marché dans la voie de Dieu.

    L'AUTEUR du Psaume 119 chérissait la parole de Jéhovah. Pour être vraiment heureux, nous devons marcher dans la loi de Dieu (Psaume 119:1-8). Si nous le faisons, Jéhovah nous tiendra pour ‘ intègres dans nos voies ’. (Psaume 119:1.) Être intègre, ce n’est pas être parfait ; c’est s’efforcer de faire la volonté de Jéhovah et suivre son chemin avec droiture d'esprit. Un fidèle serviteur de Jéhovah que tous se souviennent est " Noé “. NOÉ se montrait intègre parmi ses contemporains ” car il “ marchait avec le vrai Dieu ”. Ce patriarche fidèle et sa famille ont survécu au déluge parce qu’ils suivaient le mode de vie préconisé par Jéhovah (Genèse 6:9 ; 1 Pierre 3:20). De la même façon, pour survivre à la fin du présent monde, nous devons faire la volonté de Dieu en ‘ gardant avec soin ses ordres ’. — Psaume 119:4.

    Si nous ‘ le louons avec droiture de cœur et que nous continuions à garder ses prescriptions ’, Jéhovah ne nous abandonnera jamais (Psaume 119:7, 8). Il n’a pas abandonné Josué. Ce chef israélite qui avait en effet suivi le conseil de "lire le livre de la loi",  jour et nuit, afin de faire selon tout ce qui y est écrit ’ ; aussi a-t-il pu réussir sa voie et agir sagement (Josué 1:8). Vers la fin de sa vie, il louait toujours Dieu ; il a pu rappeler aux Israélites CES PAROLES: “ Vous savez bien de tout votre cœur et de toute votre âme que pas une parole n’a failli de toutes les bonnes paroles que vous a dites Jéhovah votre Dieu. ” (Josué 23:14). Comme Josué et l’auteur du Psaume 119, nous serons heureux et nous réussirons notre voie si nous "le louons avec droiture de cœur" et que nous continuions à garder ses prescriptions, ainsi Jéhovah ne nous abandonnera jamais.
    Josué a manifesté une confiance totale en Jéhovah. Il savait que, pour être heureux et pour réussir sa vie, il devait faire confiance à Jéhovah de tout son "cœur". Comme Noé même dans les épreuves que subit lui et sa famille, ils ont resté ferme et obéissant à leur Dieu car tout ce que Jéhovah avait demandé, ils suivirent Noé et firent avec fermeté tout ce que Jéhovah avait demandé, jusqu'au jour où la porte de l'arche fut fermé et ils vurent que la parole de la prophétie de Jéhovah annoncé par Noé, s'accomplissait en ce jour là. En ce jour funeste s'accomplissa l'anéantissement de l'humanité et seulement 8 personnes fidèles de Jéhovah ont survécut à ce cataclysme que la terre a connu.
    Pensez vous à quelle point Noé et sa famille furent heureux d'avoir obéis et écouter Jéhovah ce jour là. Pendant près de cent ans, Noé et sa famille annoncaient la venue du déluge et construisaient tous ensemble l'immense navire que Jéhovah avait demandé de construire, même sous les avertissements répétés, personnes n'ont écouté Noé, seul lui et sa famille ont survécu.

    Après le déluge, Jéhovah  déclara concernant l’humanité pécheresse en général : “ L’inclination du cœur de l’homme est mauvaise dès sa jeunesse. ” — Gn 8:21. Au temps de Jérémie, Dieu dit à la nation rebelle de Juda : “ Traître est le cœur, plus que toute autre chose, et il est extrêmement mauvais. ” (Jr 17:9). Cette déclaration constitue un sérieux avertissement montrant que quiconque veut plaire à Dieu doit se soucier non seulement de ce que les autres humains voient, mais aussi du genre de personne, de l’homme intérieur, qu’il est réellement. Quelqu’un peut être chrétien depuis de nombreuses années, posséder une excellente connaissance de la Bible et être convaincu de pouvoir affronter n’importe quelle situation en toute sécurité. Cependant, bien qu’il sache parfaitement qu’un acte est mauvais et clairement condamné par la loi divine, les pensées et les désirs qu’il entretient en secret risquent de l’amener à pécher.
    Pour ces raisons, bien qu’il connaisse la vérité et se croie peut-être mûr, le chrétien doit se rappeler que son cœur peut le trahir ; il doit donc veiller soigneusement à ne pas s’engager sur la voie de la tentation. — Mt 6:13 ; 1Co 10:8-12.Comment servir Jéhovah  d"un cœur complet ”. Le cœur proprement dit doit être complet pour fonctionner normalement, mais le cœur symbolique peut être divisé. David pria en ces termes : “ Unifie mon cœur pour craindre ton nom ”, ce qui laisse entendre qu’on peut avoir le cœur divisé quant à ses sentiments et à ses craintes (Ps 86:11). Une telle personne peut avoir ‘ le cœur partagé ’, c’est-à-dire adorer Dieu avec tiédeur (Ps 119:113 ; Ré 3:16). Quelqu’un peut aussi avoir “ un cœur double ” (littéralement : “ un cœur et un cœur ”), essayant de servir deux maîtres ou déclarant faussement une chose tout en pensant autre chose (1Ch 12:33 ; Ps 12:2, note). Jésus condamna fermement l’hypocrisie de ceux qui ont le cœur double. — Mt 15:7, 8. 
    Quiconque désire plaire à Dieu ne doit pas avoir le cœur partagé, ni un cœur double, mais le servir d’un cœur complet (1Ch 28:9). Cela requiert des efforts diligents, car le cœur est extrêmement mauvais et enclin au mal (Jr 17:9, 10 ; Gn 8:21). Pour garder un cœur complet, il est utile de prier sincèrement (Ps 119:145 ; Lm 3:41), d’étudier régulièrement la Parole de Dieu (Ezr 7:10 ; Pr 15:28), de participer avec zèle à la prédication de la bonne nouvelle (voir Jr17:10,7,8) et de fréquenter d’autres personnes dont le cœur est complet à l’égard de Jéhovah. — Voir 2R 10:15, 16,17. Voici une bénédiction que Jéhovah donne à celui qui se laisse diriger par Jéhovah voir (Jr17:10,7,8)" Moi, Jéhovah, je scrute le cœur, j’examine les reins, oui pour rendre à chacun selon ses voies, selon le fruit de ses manières d’agir. Béni est l’homme robuste qui place sa confiance en Jéhovah, et dont Jéhovah est devenu l’assurance.  8 À coup sûr, il deviendra comme un arbre planté près des eaux, qui envoie ses racines près du cours d’eau ; et il ne verra pas quand la chaleur arrivera, mais son feuillage sera bel et bien luxuriant. Dans l’année de la sécheresse, il ne s’inquiétera pas, et il ne cessera pas de produire du fruit."


    Que votre plaisir soit dans “ la loi de Jéhovah ”

    Allons voir deux verset important pour garder un coeur moral en santé. Voici ce qui est écrit en ( Psaume 1:1,2,3)
    "Heureux l'homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, qui ne se tient pas sur le sentier des pécheurs et qui ne s'assied pas sur le sentier des moquers. "Son" plaisir est dans la loi de Jéhovah, et dans sa loi, il lit à voix basse jour et nuit.  3 À coup sûr, il deviendra comme un arbre planté près de ruisseaux d’eau, qui donne son fruit en son temps et dont le feuillage ne se flétrit pas, et tout ce qu’il fait réussira.

    JÉHOVAH nous soutient et nous bénit parce que nous lui sommes fidèles. Bien sûr, nous rencontrons de nombreuses épreuves, mais nous connaissons aussi un bonheur profond. Cela n’a rien de surprenant, puisque nous servons “ le Dieu heureux ” et que son esprit saint nous inspire de la joie (1 Timothée 1:11 ; Galates 5:22). Par ailleurs, la joie est le sentiment de bonheur véritable que produit l’attente ou l’obtention de quelque chose de bon ; or, notre Père céleste nous fait de beaux dons (Jacques 1:17). Il est donc logique, là encore, que nous soyons heureux.
    Pour être véritablement heureux, il nous faut satisfaire aux justes exigences de Jéhovah. Zekaria et Élisabeth, qui ont eu la joie et l’honneur d’être les parents de Jean le baptiseur, “ étaient justes devant Dieu, parce qu’ils marchaient de façon irréprochable selon tous les commandements et exigences légales de Jéhovah ”. (Luc 1:5, 6.) Nous serons heureux si nous adoptons la même ligne de conduite et si nous refusons fermement de ‘ marcher dans le conseil des méchants ’, autrement dit de suivre leurs recommandations impies.
    En rejetant la pensée des méchants, nous ‘ ne nous tiendrons pas dans la voie des pécheurs ’. Pour tout dire, on ne nous verra pas là où on les trouve bien souvent — dans des lieux de divertissements immoraux ou de mauvaise réputation. Mais que faire si nous sommes tentés de suivre des pécheurs dans une conduite que les Écritures réprouvent ? Prions Dieu de nous aider à agir en accord avec ces paroles de l’apôtre Paul : “ Ne formez pas d’attelage disparate avec des non-croyants. Car quels rapports ont la justice et l’illégalité ? Ou quelle participation la lumière a-t-elle avec les ténèbres ? ” (2 Corinthiens 6:14). Si nous nous appuyons sur Dieu et si nous avons “ le cœur pur ”, nous rejetterons l’état d’esprit et les mœurs des pécheurs, nous aurons des désirs et des mobiles purs, manifestant ainsi “ une foi sans hypocrisie ”. — Matthieu 5:8 ; 1 Timothée 1:5.

    Pour plaire à Jéhovah, nous ne devons pas non plus ‘ nous asseoir sur le siège des moqueurs ’. Si certains se moquent de la pratique religieuse en elle-même, en ces “ derniers jours ”, d’anciens chrétiens devenus apostats profèrent des moqueries qui trahissent souvent un profond mépris. L’apôtre Pierre a prévenu ses compagnons chrétiens en ces termes : “ Bien-aimés, [...] vous savez d’abord ceci : que dans les derniers jours il viendra des moqueurs avec leur moquerie, allant selon leurs propres désirs et disant : ‘ Où est sa présence promise ? Oui, depuis le jour où nos ancêtres se sont endormis dans la mort, toutes choses demeurent exactement comme depuis le commencement de la création. ’ ” (2 Pierre 3:1-4). En ‘ ne nous asseyant jamais sur le siège des moqueurs ’, nous nous épargnerons le désastre qui s’abattra sur eux à coup sûr. — Proverbes 1:22-27.
    À moins de prendre à cœur les paroles d’introduction du Psaume 1, nous risquons de perdre la spiritualité que nous avons acquise grâce à notre étude des Écritures. À vrai dire, tout risque d’aller de mal en pis. Pour amorcer cette spirale descendante, il suffit de suivre le conseil des méchants. Puis de les côtoyer régulièrement. Au bout du compte, nous risquons de devenir des apostats, des moqueurs dépourvus de foi. Manifestement, l’amitié pour les méchants est susceptible de nous insuffler un état d’esprit impie et de briser nos relations avec Jéhovah Dieu (1 Corinthiens 15:33 ; Jacques 4:4). Ne laissons jamais ce malheur nous arriver !

    Gardons l’esprit fixé sur des choses spirituelles

    La prière nous aidera à garder l’esprit fixé sur les choses spirituelles et à ne pas devenir le compagnon des méchants. “ Ne vous inquiétez de rien, a écrit Paul, mais en tout, par la prière et la supplication avec action de grâces, faites connaître vos requêtes à Dieu ; et la paix de Dieu, qui surpasse toute pensée, gardera vos cœurs et vos facultés mentales par le moyen de Christ Jésus. ” L’apôtre encourageait ses lecteurs à considérer des choses qui sont vraies, dignes, justes, pures, qui méritent d’être aimées, qui ont bon renom, qui sont vertueuses et dignes de louanges (Philippiens 4:6-8). Suivons cette recommandation et ne nous abaissons jamais au niveau des méchants.

    Le fait de rejeter les manières d’agir des méchants ne nous empêche pas de donner le témoignage avec tact, à l’exemple de l’apôtre Paul qui a parlé au gouverneur romain Félix “ de justice, de maîtrise de soi et du jugement à venir ”. (Actes 24:24, 25 ;Colossiens 4:6.) Nous prêchons la bonne nouvelle du Royaume à toutes sortes de personnes, et nous le faisons avec gentillesse. Nous sommes convaincus que ceux qui sont “ dans la disposition qu’il faut pour la vie éternelle ” deviendront croyants et prendront plaisir à la loi de Dieu. — Actes 13:48.
    Que notre plaisir soit dans la loi de Jéhovah

    Imprégnons notre cœur et notre esprit sur les fondements sûr la Parole de Dieu.

    Voici ce que nous lisons en  2Tim 3:16,17 "Toute l'Écriture est inspiré de Dieu et utile pour enseigner, pour reprimander, pour redresser les choses, pour former à une conduite juste, pour que l'homme de Dieu soit pleinement qualifié, parfaitement équipé pour toute oeuvre bonne."
    Au sujet de l’homme heureux, le psalmiste dit également : “ Son plaisir est dans la loi de Jéhovah, et dans sa loi il lit à voix basse jour et nuit. ” (Psaume 1:2). Pour nous qui sommes serviteurs de Dieu, ‘ notre plaisir est dans la loi de Jéhovah ’. Lorsque nous étudions et méditons la Bible individuellement, pourquoi, ne pas lire “ à voix basse ”, en prononçant les mots et en l'est dirigeant vers notre "coeur" "lev"? Quelle que soit la portion des Écritures lue quotidiennement, notre esprit et notre cœur s'imprégneront davantage de la pureté des lois de Jéhovah.
    “ L’esclave fidèle et avisé ” nous encourage à lire la Bible chaque jour (Matthieu 24:45). Elle nous animera d’un vif désir de mieux connaître le message que Jéhovah nous adresse personnellement. Nous pouvons très bien lire la Bible “ jour et nuit ”, par exemple lorsque le sommeil nous fuit, pour une raison ou d'une autre. Pierre nous exhorte en ces termes : “ Comme des enfants nouveau-nés, ayez un ardent désir pour le lait non frelaté de la parole, pour que grâce à lui vous grandissiez pour le salut. ” (1 Pierre 2:1, 2). Éprouvez-vous du plaisir à lire la Bible chaque jour, et à méditer la nuit sur les paroles et les desseins de Dieu ? C’était le cas du psalmiste. —"Sur mon lit, je me souviens de toi; je médite sur toi durant les veilles de la nuit"- Psaume 63:6.


    Prenons plaisir à la loi de Jéhovah

    Notre bonheur éternel dépend du plaisir que nous trouvons dans la loi de Dieu. Celle-ci est parfaite et juste, et il y a une grande récompense à la garder (Psaume 19:7-11). Le disciple Jacques a écrit : “ Celui qui plonge les regards dans la loi parfaite, celle de la liberté, et qui y persiste, cet homme, parce qu’il est devenu, non pas un auditeur oublieux, mais quelqu’un qui fait l’œuvre, sera heureux en la faisant. ” (Jacques 1:25). Si nous prenons réellement plaisir à la loi de Jéhovah, nous ne laisserons pas passer une journée sans réfléchir à des questions spirituelles. Pour tout dire, nous aurons envie de ‘ scruter les choses profondes de Dieu ’ et de maintenir les intérêts du Royaume à la première place dans notre vie. — 1 Corinthiens 2:10-13 ; Matthieu 6:33.

    Devenons comme un arbre luxuriant

    Affinant un peu plus son portrait du juste, le psalmiste poursuit : “ À coup sûr, il deviendra comme un arbre planté près de ruisseaux d’eau, qui donne son fruit en son temps et dont le feuillage ne se flétrit pas, et tout ce qu’il fait réussira. ” (Psaume 1:3). Bien que nous servions Jéhovah, nous rencontrons des difficultés dans la vie, comme tous les autres humains imparfaits (Job 14:1). Peut-être subissons-nous en plus la persécution ou d’autres épreuves à cause de notre foi (Matthieu 5:10-12). Cependant, avec l’aide de Dieu nous sommes en mesure de tenir bon, tout comme un arbre robuste résiste à des vents relativement forts.
    Un arbre planté près d’une source d’eau intarissable, ne se dessèche pas sous le coup de la chaleur, ni en période de sécheresse. Notre force, à nous qui craignons Dieu, vient elle aussi d’une source intarissable : Elle vient de Jéhovah Dieu. L'apôtre Paul avait l’habitude de rechercher l’aide de Dieu ; il pouvait donc dire à bon droit : “ Pour toutes choses j’ai cette force grâce par Celui [Jéhovah] qui me donne de la puissance. ” (Philippiens 4:13). Guidés et soutenus spirituellement par l’esprit saint de Jéhovah, nous ne risquons pas de nous ‘ dessécher ’ jusqu’à devenir stériles ou spirituellement morts. Au contraire, nous portons du fruit dans le service de Dieu et nous produisons le fruit de son esprit. — Jérémie 17:7, 8 ; Galates 5:22, 23.
    En recourant à l’expression hébraïque rendue par “ comme" un arbre”verset ps1:3a, le psalmiste emploie une comparaison. Il rapproche deux choses qui, bien que différentes, ont une caractéristique particulière en commun. L’homme n’a rien d’un arbre, mais apparemment, un arbre luxuriant planté près d’un endroit où l’eau abonde rappelait au psalmiste la prospérité spirituelle de ceux dont le “ plaisir est dans la loi de Jéhovah ”. Si nous prenons plaisir à la loi de Dieu, nos jours seront comme ceux d’un arbre. En réalité, nous pourrons vivre éternellement. — Jean 17:3.

    Comme nous menons une vie droite, Jéhovah nous aide à endurer les épreuves et les difficultés. Nous sommes dès lors joyeux et productifs à son service (Matthieu 13:23 ; Luc 8:15). ‘ Tout ce que nous faisons réussit ’ parce que nous cherchons avant tout à faire sa volonté. Comme ses desseins n’échouent jamais et que nous prenons plaisir à ses commandements, nous prospérons spirituellement (Genèse 39:23 ; Josué 1:7, 8 ; Isaïe 55:11). Cela reste vrai même dans l’adversité. — Psaume 112:1-3 ; 3 Jean 2.

    La lecture de la Parole de Jéhovah est un trésor inestimable, elle est une délivrance à notre âme, elle est une lumière de pureté de l'esprit et elle nous aide à cultiver en nous la force de percevoir nos faiblesses et de renoncer aux actions mauvaises sous toutes ses formes.
    Tous ceux qui prennent plaisir à la loi de Jéhovah, seront alors abondamment bénis. Cultivons avec force à développer notre coeur moral par une étude journalière de la Parole de Dieu, qui nous aidera à demander à Jéhovah de scruter notre coeur pour qu'Il nous porte conseil à nos intérrogations de la vie ainsi nous cultiverons et nous forgerons notre coeur en  un" Coeur Puissant." Devant toutes adversités.

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  10.  

    La voie de l'intégrité.

     

    Juge-moi, ô Jéhovah car je veux marcher dans votre intégrité. Je veux mettre ma confiance en vous pour ne pas tomber dans ce monde enténébré. Examinez-moi, ô Jéhovah mon Dieu et mettez moi à l'épreuve pour que je voie de mes propres yeux la force intérieure qui se manifeste quand je suis votre voie tout au long du jour.

    Examinez moi au mon Dieu, affinez mes reins et mon coeur. Car votre bonté de coeur est devant mes yeux quand suis cette voie et dont je veux marcher dans votre vérité pour que votre sagesse devienne une lumière de vérité en mon esprit et qu'elle illumine mon âme de votre pureté.

    Je veux laver mes mains dans l'innocence, et je veux pouvoir marcher autour de votre autel, au Dieu de mon salut.

    Je veux faire entendre avec force l'action de grâces, ô Dieu de l'Amour infini. Je veux proclamer toutes vos oeuvres avec véracité à la grandeur de votre savoir, car parfaite est votre voie.

    Jéhovah au Dieu de mon salut, EL BETH EL, YHWH est son sanctuaire, la voie que je veux avancer sans renoncer, la voie qui mène à ce Lieu où réside votre gloire et que tous ceux qui empruntent ce chemin resserré, trouve la vie éternelle, car telle est votre promesse depuis le début de votre dessein.

    Vers vous, Ô JÉHOVAH je veux élever mon âme et faire votre volonté.

    Ô Dieu de mon salut, en vous je veux placer ma confiance, faites moi connaître vos voies au Créateur de toutes créations. Enseignez moi, je vous supplie, les sentiers de la justice, de la sagesse et de la connaissance de l'Amour véritable.

    JÉHOVAH, LE Seul vrai Dieu est droit et remplis de bonté de coeur , car Jéhovah instruit le pécheur repentant dans la voie de l'Amour et de la liberté parfaite.  De tout mon coeur, je souhaite que vous puissiez faire marcher les humbles et affligés de la terre dans la voie de LA VIE ÉTERNELLE, OUI POUR TOUJOURS. 

    Béni soit Jéhovah le seul vrai Dieu. YHWH

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    1. Eric Ouellet

      Eric Ouellet

      Ce qui est écrit; est le reflet de prendre les paroles de la bible et demander avec coeur une conversation avec Dieu être examiné par Dieu lui même. Le coeur et les reins.

      Les paroles doit venir de vous et non imiter les mots d'une autres personnes. Cela est une exemple de supplicaion à la manière du roi David qui demande à Jéhovah d'être scruter et être redresser au normes de Jéhovah. 

      L'intégrité est une essence de notre coeur qui ne se voit pas, mais avec le temps, elle devient un pilier de force et de courage dans les épreuves qui se manifeste de l'intérieure de nous et vers l'extérieure de nous et qui fait lumière devant l'obscurité en temps difficiles.

      Ceci est une exemple et une joie personnelle avec Dieu et non des mots à apprendre par coeur. Car ce que Jéhovah recherche en vous est ce qui distingue votre cheminement et la qualité de votre travail individuel vers une similitude d'union relier à la compréhension de l'Amour qui révèle notre vérité devant Jéhovah Lui-même et prouver que votre amour pour autrui à une valeur réelle devant les yeux de Dieu. Craindre Dieu de tout notre coeur d'amour est notre délivrance.

      Ceci est seulement une exemple. 

      Merci de votre compréhension

      Je vous partage ce qui réjouit mon coeur quand j'applique ces histoires, ces modèles qui ont laissé Dieu les guider et les bonheurs que procure à certaines occasions les ressenties de voir Dieu être là comme, une protection et une force, qui anime son soutien en temps d'épreuves en nous, à tous ceux qui se laisse guider par Jéhovah pour grandir en son dessein d'une durée éternelle.

      La promesse pour les justes de la terre.

      😊

       

  11.  

      Éprouvons de la gratitude envers Jéhovah tout au long du jour


    Chacun a besoin d’encouragements spirituels, qu’il fasse ou non partie de l'assemblée chrétienne. En effet, pensons aux membres d’une même famille, aux frères et aux sœurs nouveaux dans la vérité ainsi qu’à ceux qui sont plus anciens, aux personnes déprimées ou à celles qui font face à des problèmes (I Thess. 5:14, 15). Nous pouvons nous montrer une véritable bénédiction pour beaucoup d’entre eux. Comment cela? En prenant l’initiative de leur parler de choses spirituelles.
    Au Psaume 145:2, le roi David déclara à Jéhovah: “Tout au long du jour je te bénirai.” Combien un tel état d’esprit devait être stimulant pour les personnes qui entouraient David et dont l’esprit était tourné vers les choses spirituelles! Selon David, il y avait beaucoup à dire au sujet de Dieu, car au Ps 145 verset trois il poursuit en ces termes: “Jéhovah est grand et infiniment digne d’être loué, et sa grandeur est inscrutable.” Tous ceux qui accroissent leur gratitude envers Jéhovah pour sa grandeur ne sont-ils pas animés des mêmes sentiments?

     Comment acquiert-on cette reconnaissance qui vient du cœur envers Jéhovah? David répond au Psaume 145:5: “La glorieuse splendeur de ta dignité et les choses de tes œuvres prodigieuses, voilà de quoi je ferai ma préoccupation.” En effet, pour être animé du désir de louer Jéhovah “tout au long du jour”, il faut prendre le temps de méditer sur les œuvres qu’il a créées. Si nous étudions régulièrement les “œuvres prodigieuses” que Jéhovah a faites dans le passé et que décrit la Bible, notre cœur se remplira de reconnaissance. De plus, en incluant sans cesse des expressions de louange dans nos prières à Jéhovah, nous nous rapprocherons intimement de lui. Cependant, prenons garde à tout ce qui pourrait consumer notre temps inutilement ou mettre notre spiritualité en danger. Par exemple, regardons-nous la télévision de façon excessive? Il est bon aussi de nous rappeler que nos conversations sont un excellent reflet de ce qu’il y a dans notre cœur. Grâce à une bonne ‘alimentation’ spirituelle, chacun se révélera être une bénédiction pour les autres. — Luc 6:45.
    Si notre reconnaissance pour les merveilleuses qualités de Jéhovah, dont sa bonté, grandit en nous, elle "débordera" de notre cœur et nous incitera à parler de Dieu, selon Psaume 145:7. Il ne sera pas nécessaire que quelqu’un nous pousse à converser sur des choses spirituelles avec ceux qui nous entourent dans la congrégation chrétienne ou bien avec les personnes de l’extérieur. Nous louerons Jéhovah à chaque occasion et avec notre cœur parce que nous lui sommes profondément attachés; cette affection vient de la connaissance que nous avons de Lui et de son Fils et de la gratitude qui nous anime à leur égard. — Col. 2:6, 7.

    LES BIENFAITS

    Qu’arrivera-t-il si nous exprimons fréquemment des louanges à Jéhovah? Notre famille en sera encouragée et affermie. Par nos paroles, nos frères et sœurs seront incités “à l’amour et aux belles œuvres”. (Héb. 10:24, 25.) Il se peut aussi que des personnes qui reçoivent le témoignage développent la foi en Jéhovah et, ce faisant, "regardent vers lui avec espoir". (Ps. 145:15.) En outre, tous ceux qui sont attentifs à ces louanges s’épargneront les frustrations qu’engendrent les problèmes économiques, les distractions malsaines ainsi que toutes sortes de pressions qui minent la foi et font perdre de vue l’importance de garder de bonnes relations avec Jéhovah. — Prov. 18:10.
    Au sein de la famille, les enfants avec qui les parents ont régulièrement des conversations d’ordre spirituel apprendront à aimer Jéhovah. En répondant aux besoins spirituels de la congrégation avec, par exemple, des paroles "consolantes pour les âmes déprimées", nous ferons du bien à nos frères chrétiens. Saisissons chaque occasion de donner le témoignage. Cherchons à converser avec les gens à propos de Jéhovah et de ses desseins. En agissant ainsi, notre service du champ apportera des bienfaits à davantage de personnes.

    Celui qui éprouve une profonde gratitude pour Jéhovah recherchera des occasions de le “bénir”. Il a quelque chose dans le cœur qu’il désire exprimer (Ps. 40:8-10). Nous serons richement bénis et nous nous serons une bénédiction pour les autres si, à l’instar du roi David, notre désir est de bénir Jéhovah “tout au long du jour”.

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    1. Eric Ouellet

      Eric Ouellet

      Prenons le temps de méditer sur les paroles complètes du Psaumes 145 :1 à 21.

  12.  

    א [Aleph]

    145 Je veux te glorifier, ô mon Dieu le Roi,

    je veux louer ton nom à tout jamais.

    ב [Beth]

     2 Tout au long du jour, je veux te louer;

    je veux louer ton nom à tout jamais.

    ג [Guimel]

     3 Jéhovah est grand et infiniment digne de louanges;

    sa grandeur est inscrutable.

    ד [Daleth]

     4 Une génération après l’autre louera tes œuvres ;

    elles raconteront tes actes puissants.

    ה [Hé]

     5 Elles parleront de la glorieuse splendeur de ta majesté,

    et je veux méditer sur tes œuvres prodigieuses.

    ו [Vav]

     6 Elles parleront de tes actes redoutables,

    et je veux proclamer ta grandeur.

    ז [Zayin]

     7 Au souvenir de ton abondante bonté, elles déborderont de louanges,

    et elles pousseront des cris de joie au sujet de ta justice.

    ח [Heth]

     8 Jéhovah est compatissant et miséricordieux,

    lent à se mettre en colère et abondant en amour fidèle.

    ט [Teth]

     9 Jéhovah est bon pour tous,

    et sa miséricorde est manifeste dans toutes ses œuvres.

    י [Yod]

    10 Toutes tes œuvres te glorifieront, ô Jéhovah,

    et tes fidèles te loueront.

    כ [Kaph]

    11 Ils proclameront la gloire de ta royauté

    et parleront de ta puissance,

    ל [Lamed]

    12 pour faire connaître aux hommes tes actes puissants

    et la glorieuse splendeur de ta royauté.

    מ [Mem]

    13 Ta royauté est une royauté éternelle

    et ta domination subsiste de génération en génération.

    ס [Samek]

    14 Jéhovah soutient tous ceux qui tombent

    et relève tous ceux qui sont courbés.

    ע [Ayin]

    15 Les yeux de tous se tournent vers toi avec espoir ;

    tu leur donnes leur nourriture en temps voulu.

    פ [Pé]

    16 Tu ouvres ta main

    et tu combles le désir de toute créature vivante.

    צ [Tsadé]

    17 Jéhovah est juste dans tous ses actes

    et fidèle dans tout ce qu’il fait.

    ק [Qoph]

    18 Jéhovah est près de tous ceux qui l’appellent,

    de tous ceux qui l’appellent avec vérité.

    ר [Resh]

    19 Il comble le désir de ceux qui le craignent ;

    il entend leur appel au secours, et il les sauve.

    ש [Shin]

    20 Jéhovah veille sur tous ceux qui l’aiment,

    mais il anéantira tous les méchants.

    ת [Tav]

    21 Ma bouche proclamera la louange de Jéhovah ;

    que toute créature vivante loue son saint nom à tout jamais.

    Psaumes 145

  13.  

    Les hommes modestes forment et délèguent 

     La bible est un livre complet sur l'histoire de la terre , l’histoire biblique nous fait remonter le temps bien avant l’époque du poète grec Homère. Ainsi, elle nous apprend qu’au seizième siècle avant notre ère, Jéhovah ordonna à Moïse de retourner en Égypte et de conduire les Israélites hors de ce pays où ils étaient esclaves. Mais à qui Moïse, qui avait vécu loin de ses frères pendant quelque 40 ans, allait-il s’adresser pour les convaincre que c’était Jéhovah qui l’envoyait? “Va, lui dit Dieu, et tu devras réunir les aînés, “conseil des anciens”d’Israël (...). Et ils écouteront assurément ta voix, et tu devras venir, toi et les aînés ou anciens d’Israël, vers le roi d’Égypte.” — Exode 3:16, 18.

    Yithro enseigne à Moïse les qualités requises des anciens d’Israël et responsables en fonction

     Une fois que les Israélites, délivrés de leur asservissement par les Égyptiens, furent dans le désert, les responsabilités de Moïse en matière judiciaire devinrent écrasantes. C’est ce que comprit très bien Yithro, son beau-père, un jour qu’il lui rendait visite. Aussi offrit-il à Moïse une suggestion qui était manifestement approuvée par Jéhovah. Il lui dit: “Elle n’est pas bonne, ta façon de faire. À coup sûr tu t’épuiseras, et toi et ce peuple qui est avec toi, car cette tâche est trop lourde pour toi. Tu ne peux l’accomplir à toi seul. À présent, écoute ma voix. Je te conseillerai et Dieu sera avec toi. Toi, sers de représentant au peuple devant le vrai Dieu (...). Mais toi, tu dois choisir d’entre tout le peuple des hommes capables, qui craignent Dieu, des hommes sûrs, qui haïssent le gain injuste (...), et ils devront porter la charge avec toi. ” (Exode 18:17-23). Cette réorganisation de la justice en Israël permit à Moïse de partager sa charge avec d’autres hommes capables. Le peuple d’Israël avait donc désormais un collège d’anciens organisé, un groupe d’hommes capables de régler les questions judiciaires et les différends.

    Quel contraste avec le présent système mondial dans lequel si peu de gens apprécient les principes élevés et où la corruption nuit aux gouvernants et aux gouvernés! Dans l’ancien Israël, les hommes appelés à collaborer avec Moïse pour rendre la justice devaient être choisis avec sérieux. Yithro dit en effet: “Tu discerneras, dans tout le peuple, des hommes de valeur, craignant Dieu, dignes de confiance, incorruptibles et tu les établira sur eux. Moïse n’allait pas se contenter de choisir des hommes d’âge mûr, mais "discerner" des hommes capables et incorruptibles qui remplissaient certaines conditions. N’est-ce pas là un excellent modèle pour ceux qui, aujourd’hui, doivent veiller sur le peuple de Jéhovah?
    Quelque temps après, les Israélites dans le désert se plaignirent de leur sort. Se rendant compte que la direction de la nation était devenue une charge trop lourde pour lui, Moïse exposa son problème à Jéhovah. Quelle solution Dieu proposa-t-il? Nous lisons: “Alors Jéhovah dit à Moïse: ‘Rassemble-moi soixante-dix hommes d’entre les aînés [ou anciens] d’Israël, dont tu sais qu’ils sont des aînés du peuple et ses préposés (...); et je devrai enlever une partie de l’esprit qui est sur toi et la mettre sur eux, et ils devront t’aider à porter la charge.’” — Nombres 11:16, 17.
    Moïse fit donc comme Jéhovah le lui avait ordonné. “Alors Jéhovah descendit dans une nuée, et lui parla, et enleva une partie de l’esprit qui était sur lui et la mit sur chacun des soixante-dix aînés. Et il advint, dès que l’esprit se fut posé sur eux, qu’ils se conduisirent alors en prophètes.” (Nombres 11:24, 25). C’était la preuve évidente que ces “anciens” avaient été établis théocratiquement. Jéhovah avait organisé son peuple d’une certaine manière pour le délivrer de la captivité et maintenant il se servait d’‘hommes capables, sûrs et craignant Dieu’ pour partager avec Moïse la responsabilité de conduire et de diriger Israël.

    Quel rôle les anciens jouèrent-ils une fois que les Israélites furent installés en Terre promise?

    Plus tard, les Israélites nomades firent la conquête de la Terre promise et reprirent leur vie sédentaire dans des villes et des villages, comme en Égypte. Les anciens devinrent donc responsables des communautés israélites dans lesquelles ils vivaient. Ils constituaient dans chacune d’elles un collège de surveillants qui exerçaient les fonctions de juges et de préposés à la justice, et qui veillaient au maintien de la paix, de l’ordre et de la santé spirituelle de la communauté. — Deutéronome 16:18-20; 25:7-9; Ruth 4:1-12.
    Ce que nous venons de voir montre à l’évidence que depuis le passé lointain Jéhovah s’est servi d"anciens” remplissant certaines conditions requises pour diriger son peuple. Lorsque Jésus était sur la terre, les Juifs avaient mis en place à Jérusalem un collège central de prêtres et d’anciens, connu sous le nom de Sanhédrin. C’était leur tribunal suprême (Matthieu 26:57-68). Cependant, les faits indiquent qu’il y avait encore à cette époque-là des collèges d’anciens qui s’occupaient des affaires des communautés juives dans les villes et pas seulement au niveau national. — Luc 7:3-5.
    Si l’on garde présent à l’esprit ce contexte historique, il est facile de comprendre de quelle manière la congrégation primitive a continué à utiliser un système théocratique identique à celui que Jéhovah avait approuvé aux jours de Moïse. Grâce à la direction de l’esprit saint de Dieu, les chrétiens établis “aînés” ou “anciens” dans la congrégation étaient des ‘hommes capables, craignant Dieu, sûrs et haïssant le gain injuste’.

     À partir de la Pentecôte de l’an 33, la congrégation des croyants augmenta rapidement en nombre (Actes 2:41; 4:4). Ceux-ci ne s’organisaient pas en groupes indépendants coupés du reste du monde, comme le faisaient certains Esséniens. Le christianisme n’était pas une affaire personnelle; il devait au contraire être connu du public, annoncé aux nations (Matthieu 5:14-16; 28:19, 20). C’est pourquoi il fallait que des hommes capables et actifs soient à la tête de l’organisation chrétienne. Il était logique que ce soient les “anciens”.

    Les qualités requises des “anciens”

    Quelles sont les qualités requises des anciens selon Pierre ?

    Il ne fait aucun doute que les qualités spirituelles requises des anciens appelés à diriger l'assemblée chrétienne avaient déjà été définies dans les années 60 au milieu du 1 siècle.. Les apôtres Pierre et Paul en parlent beaucoup dans leurs écrits. Ainsi, Pierre écrivit:
    “J’adresse donc aux aînés [anciens] qui sont parmi vous l’exhortation que voici (...): Faites paître le troupeau de Dieu qui est sous votre garde, non par contrainte, mais de bon gré; non par amour du gain déshonnête, mais avec empressement; non pas comme des gens qui commandent en maîtres à ceux qui sont l’héritage de Dieu, mais en devenant des exemples pour le troupeau.” (I Pierre 5:1-3).
    Il est logique de penser que lorsque Pierre soulignait que les “anciens” devaient servir “non par amour d’un gain déshonnête, mais avec empressement”, il faisait écho au conseil que Yithro avait donné à Moïse, à savoir de choisir des "hommes capables, craignant Dieu, sûrs et haïssant le gain injuste". — Exode 18:21.

    Quelles qualités requises d’un “ancien” Paul a-t-il énumérées?

    Dans une lettre qu’il adressa à Tite, son collaborateur qui servait dans l’île méditerranéenne de Crète et en qui il avait toute confiance, Paul lui donna pour instruction de "mettre de l'ordre à ce qui laissait à désirer" dans les congrégations et d’‘établir des aînés [ou anciens], de ville en ville". Nous noterons avec intérêt que le terme grec traduit par “aîné” ou “ancien” désigne “un homme mûr qui, en raison de son expérience et de sa sagesse, est apte à diriger sa famille ou d’autres personnes”. Cette intelligence du mot est également confirmée par Paul quand, dans sa lettre à Tite, il énumère les qualités requises des chrétiens aptes à servir comme surveillants; nous lisons:

    “S’il y a quelqu’un qui soit exempt d’accusation, mari d’une seule femme et qui ait des enfants croyants qui n’ont été ni sous le coup d’une accusation de débauche, ni insoumis. En effet il faut qu’un surveillant soit exempt d’accusation, comme intendant de Dieu, qu’il ne soit pas obstiné, pas irascible, que ce ne soit pas un ivrogne querelleur, ni quelqu’un qui frappe, qu’il ne soit pas avide de gains déshonnêtes, mais hospitalier, ami du bien, plein de bon sens, juste, fidèle, maître de soi, fermement attaché à la parole fidèle pour ce qui est de son art d’enseigner, afin d’être capable d’exhorter par l’enseignement qui est salutaire, et de reprendre les contradicteurs.” (Tite 1:5-9).
     
    À la différence de “ celui qui manque de cœur ”, l’homme de discernement sait quand garder le silence. Au lieu de révéler les propos confidentiels, il couvre l’affaire. Sachant qu’une langue non maîtrisée peut causer beaucoup de tort, celui qui a du discernement a l’‘ esprit fidèle ". Il fait preuve de fidélité envers ses compagnons chrétiens et ne divulgue pas des choses confidentielles qui risqueraient de leur faire du tort. De telles personnes intègres sont une bénédiction pour l'assemblée. Pour nous aider à marcher dans la voie des hommes intègres, Jéhovah nous fournit une abondante provision de nourriture spirituelle préparée sous la direction de l’“ esclave fidèle et avisé ”. (Matthieu 24:45.) Nous recevons également un soutien individuel non négligeable par l’intermédiaire des anciens des congrégations, que l’on peut comparer à des villes (Éphésiens 4:11-13). Nous leur en sommes d’ailleurs reconnaissants, car “ quand il n’y a pas l’art de diriger, le peuple tombe ; mais il y a salut dans la multitude des conseillers ”. (Proverbes 11:14.) Quoi qu’il arrive, soyons déterminés à " marcher dans notre intégrité ". — Psaume 26:1.

    Pour terminer ce partage prenons le temps de méditer sur les mots venant de l' apôtre Paul relater en 1 Timothée 3: 1-7: Cette parole est fidèle. Si quelqu’un aspire à une fonction de surveillant, il désire une belle œuvre.  2 Il faut donc que le surveillant soit irréprochable, mari d’une seule femme, modéré dans ses habitudes, sain d’esprit, ordonné, hospitalier, capable d’enseigner,  3 que ce ne soit pas un ivrogne querelleur, pas un homme qui frappe, mais qu’il soit raisonnable, non belliqueux, non ami de l’argent,  4 que ce soit quelqu’un qui préside de belle façon sa propre maisonnée, qui tienne ses enfants dans la soumission en toute dignité  5 (si quelqu’un, en effet, ne sait pas présider sa propre maisonnée, comment prendra-t-il soin de la congrégation de Dieu ?)  6 que ce ne soit pas un homme récemment converti, de peur qu’il ne se gonfle [d’orgueil] et ne tombe dans le jugement porté contre le Diable.  7 D’autre part, il faut aussi qu’il reçoive un beau témoignage de gens du dehors, afin qu’il ne tombe pas dans l’opprobre et dans un piège du Diable.
     

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  14.  

    Un jeune homme au coeur droit choisis par Jéhovah


    “ MOÏSE mon serviteur est mort, a dit Jéhovah ; maintenant donc, lève-toi, traverse le Jourdain que voici, toi et tout ce peuple, pour entrer dans le pays que je leur donne. ” (Josué 1:2). Quelle tâche attendait Josué ! Il avait servi Moïse pendant près de 40 ans. Dieu lui demandait à présent de prendre la place de son maître et de conduire en Terre promise les fils d’Israël, un peuple souvent difficile.

    En réfléchissant à l’avenir, Josué a peut-être repensé aux épreuves qu’il avait rencontrées et surmontées. Ses souvenirs lui ont sans aucun doute été d’une aide précieuse, comme ils peuvent l’être aux chrétiens d’aujourd’hui.

    De l’esclavage au commandement

    Les longues années d’esclavage étaient ancrées dans la mémoire de Josué (Exode 1:13, 14 ; 2:23). On peut seulement imaginer ce qu’il a vécu à cette période, puisque la Bible ne l’indique pas. Josué a peut-être appris à être un bon organisateur en servant en Égypte ; il se peut qu’il ait participé à la coordination de la fuite des Hébreux et du “ peuple mêlé, immense ”. — Exode 12:38.

    Josué appartenait à une famille de la tribu d’Éphraïm. Son grand-père, Élishama, était le chef de la tribu et dirigeait apparemment 108 100 hommes armés de l’une des divisions de trois tribus d’Israël (Nombres 1:4, 10, 16 ; 2:18-24 ; 1 Chroniques 7:20, 26, 27). Néanmoins, quand les Amaléqites ont attaqué Israël peu après son départ d’Égypte, c’est à Josué que Moïse a demandé de s’occuper de la défense (Exode 17:8, 9a). Pourquoi Josué et pas son grand-père ou son père ? Voici une explication : “ Étant un chef de l’importante tribu d’Éphraïm, déjà connu pour son sens de l’organisation et pour la confiance totale que le peuple avait en lui, [Josué] était aux yeux de Moïse le chef le mieux placé pour choisir et pour disposer les combattants. ”

    Quoi qu’il en soit, une fois choisi, Josué a fait exactement ce que Moïse lui a ordonné. Même si Israël n’avait aucune expérience de la guerre, Josué était convaincu de bénéficier du soutien de Dieu. Quand donc Moïse lui a dit : “ Demain je me posterai sur le sommet de la colline, avec le bâton du vrai Dieu dans ma main ”, il ne lui en fallait pas davantage. Josué a dû se souvenir que Jéhovah venait d’anéantir la puissance militaire la plus forte de l’époque. Le lendemain, quand Moïse a levé les mains et les a gardées ainsi jusqu’au coucher du soleil, aucun ennemi n’a résisté à Israël ; les Amaléqites ont été vaincus. Jéhovah a ensuite ordonné à Moïse d’écrire son décret dans un livre et de ‘ l’énoncer aux oreilles de Josué ’ : “ J’effacerai complètement le souvenir d’Amaleq de dessous les cieux. ” (Exode 17:9b-14). Jéhovah exécuterait sa sentence à coup sûr.

    Serviteur de Moïse

    L’épisode avec Amaleq a dû rapprocher encore Josué et Moïse. Josué a eu l’honneur d’être le serviteur personnel de Moïse, son “ ministre ”, “ depuis son jeune âge ”, jusqu’à la mort de Moïse, soit une quarantaine d’années. — Nombres 11:28.

    Sa fonction lui valait des privilèges et des responsabilités. Par exemple, lorsque Moïse, Aaron et ses fils ainsi que 70 anciens d’Israël sont montés sur le mont Sinaï et ont eu une vision de la gloire de Jéhovah, Josué était probablement parmi eux. En qualité de serviteur, il a accompagné Moïse plus haut dans la montagne, mais il est apparemment resté à distance lorsque Moïse est entré dans le nuage qui symbolisait la présence de Jéhovah. Notons que Josué semble être resté 40 jours et 40 nuits dans la montagne. Il a fidèlement attendu le retour de son maître, car, lorsque Moïse est descendu avec les tablettes du Témoignage, Josué était là pour l’accueillir. — Exode 24:1, 2, 9-18 ; 32:15-17.

    Après l’incident du veau d’or idolâtré par Israël, Josué a continué de servir Moïse à la tente de réunion en dehors du camp. Jéhovah y parlait à Moïse face à face. Mais lorsque Moïse retournait au camp, Josué “ ne s’éloignait pas du milieu de la tente ”. Peut-être devait-il y rester pour empêcher les Israélites d’y entrer en état d’impureté. En tout cas, il prenait sa responsabilité à cœur. — Exode 33:7, 11.

    La fréquentation de Moïse, qui d’après l’historien Josèphe était de 35 ans son aîné, a dû fortifier considérablement la foi de Josué. Quelqu’un a appelé leur relation “ le coudoiement de la maturité et de la jeunesse, du maître et de l’élève ”, qui a fait de Josué “ un homme solide et affermi ”. Nous n’avons pas de prophètes tels que Moïse parmi nous aujourd’hui, mais les congrégations du peuple de Jéhovah comptent des éléments âgés qui, en raison de leur expérience et de leur spiritualité, apportent force et encouragement. Les appréciez-vous ? Et profitez-vous de leur compagnie ?

    Espion en Canaan

    Un épisode déterminant de la vie de Josué s’est déroulé peu après qu’Israël a reçu la Loi. Il a été choisi comme représentant de sa tribu pour espionner la Terre promise. L’histoire est connue. Les 12 espions ont admis que le pays ‘ ruisselait de lait et de miel ’, conformément à la promesse de Jéhovah. Néanmoins, dix ont manqué de foi : ils craignaient qu’Israël ne parvienne pas à déposséder les habitants du pays. Seuls Josué et Caleb ont recommandé au peuple de ne pas se rebeller par crainte, car Jéhovah serait assurément avec eux. Toute l’assemblée a alors protesté et a parlé de les cribler tous deux de pierres. Peut-être serait-elle passée à l’acte si Jéhovah n’était pas intervenu par une manifestation de gloire. En raison de leur manque de foi, Dieu a décrété qu’aucun enregistré d’Israël depuis l’âge de 20 ans et au-dessus n’entrerait en Canaan. Uniquement Josué, Caleb et les Lévites ont survécu. — Nombres 13:1-16, 25-29 ; 14:6-10, 26-30.

    Tout le peuple n’avait-il pas vu les actes de puissance de Jéhovah en Égypte ? Pourquoi donc Josué a-t-il eu foi dans le soutien de Dieu alors que la majorité en a douté ? Josué a dû garder présent à l’esprit tout ce que Jéhovah avait promis et accompli, puis il a médité dessus. Des années plus tard, il a déclaré que ‘ pas une parole n’avait failli de toutes les bonnes paroles que Jéhovah avait dites à Israël. Toutes s’étaient réalisées ’. (Josué 23:14.) D’où sa foi que Jéhovah tiendrait aussi toutes ses promesses concernant l’avenir (Hébreux 11:6). Cela n’incite-t-il pas à se demander : ‘ Et moi ? Les efforts que j’ai fournis pour étudier les promesses de Jéhovah et pour y réfléchir m’ont-ils convaincu de leur véracité ? Suis-je certain que Jéhovah pourra me protéger avec ses autres serviteurs pendant la grande tribulation qui approche ? ’

    Josué n’a pas seulement exercé la foi ; il a aussi fait preuve de courage. Caleb et lui étaient seuls, et l’assemblée entière parlait de les cribler de pierres. Qu’auriez-vous ressenti ? Auriez-vous été intimidé ? Pas Josué. Caleb et lui ont exposé avec conviction ce qu’ils croyaient. Peut-être devrons-nous un jour faire la même chose par fidélité à Jéhovah.

    L’histoire des espions révèle également que le nom de Josué a été changé. À son nom de départ, Hoshéa, qui signifie “ Salut ”, Moïse a ajouté la syllabe qui évoquait le nom divin ; il l’a appelé Yehoshoua ou Yoshoua : “ Jéhovah est salut. ” La Septante rend son nom par “ Jésus ”. (Nombres 13:8, 16, note.) Conformément à ce nom prestigieux, Josué a proclamé avec hardiesse que Jéhovah est salut. Le changement de nom de Josué n’a pu être effectué par hasard. Il traduisait l’estime de Moïse pour le tempérament de Josué et correspondait au rôle privilégié que celui-ci tiendrait en menant une nouvelle génération en Terre promise.

    Jusqu’à ce que leurs pères soient morts les uns après les autres, les Israélites ont erré dans le désert pendant 40 années laborieuses. Nous ne savons rien de Josué durant cette période. Il n’empêche qu’elle a dû beaucoup lui apprendre. Il a probablement été témoin du jugement de Dieu contre les rebelles Qorah, Dathân, Abiram et leurs partisans, et contre ceux qui se livraient au culte dépravé du Baal de Péor. Josué a sans doute appris avec une grande tristesse que Moïse non plus ne vivrait pas dans la terre de la promesse, pour n’avoir pas sanctifié Jéhovah à propos des eaux de Meriba. — Nombres 16:1-50 ; 20:9-13 ; 25:1-9.

    Établi successeur de Moïse

    À l’approche de sa mort, Moïse a demandé à Dieu de lui préposer un successeur, afin que les Israélites ne deviennent pas “ comme des brebis qui n’ont pas de berger ”. Le choix de Jéhovah ? Josué, “ homme en qui il y a de l’esprit ”, devait être établi dans cette charge sous les yeux de toute l’assemblée. Tous devaient l’écouter. Quelle recommandation ! Jéhovah avait vu la foi et les capacités de Josué. Israël n’aurait pu être confié à des mains plus qualifiées (Nombres 27:15-20). Néanmoins, Moïse savait que Josué rencontrerait des difficultés gigantesques. Il a donc invité son successeur à se montrer “ courageux et fort ”, car Jéhovah resterait avec lui. — Deutéronome 31:7, 8.

    Dieu en personne a répété le même encouragement à Josué, en ajoutant : “ Pour avoir soin de faire selon toute la loi que t’a ordonnée Moïse mon serviteur. Ne t’en écarte ni à droite ni à gauche, afin d’agir sagement partout où tu iras. Ce livre de la loi ne doit pas s’éloigner de ta bouche ; il faudra que tu y lises à voix basse jour et nuit, afin d’avoir soin de faire selon tout ce qui y est écrit ; car alors tu feras réussir ta voie et alors tu agiras sagement. Ne t’ai-je pas donné ordre ? Sois courageux et fort. Ne tremble pas et ne sois pas terrifié, car Jéhovah ton Dieu est avec toi partout où tu iras. ” — Josué 1:7-9.

    Avec les paroles de Jéhovah qui résonnaient à ses oreilles et l’expérience qu’il avait déjà acquise, comment Josué aurait-il douté ? Le pays serait conquis. Certes, des difficultés se présenteraient, dont l’une des premières, et pas la moindre, serait la traversée du Jourdain en crue. Mais Jéhovah lui-même avait donné cet ordre : “ Lève-toi, traverse le Jourdain. ” Dès lors, où était le problème ? — Josué 1:2.

    Les événements suivants de la vie de Josué (la conquête de Jéricho, l’assujettissement progressif des ennemis et la répartition du pays) attestent qu’il n’a jamais perdu de vue les promesses de Dieu. Vers la fin de ses jours, alors que Jéhovah avait livré à Israël les derniers de ses ennemis, Josué a rassemblé le peuple pour passer en revue avec lui les manières d’agir de Dieu et l’inciter à le servir de tout cœur. En conséquence, Israël a renouvelé solennellement son alliance avec Jéhovah et, sans aucun doute inspiré par l’exemple de son guide, “ Israël servit Jéhovah durant tous les jours de Josué ”. — Josué 24:16, 31.

    Josué constitue un exemple pour nous. Les chrétiens de notre époque voient leur foi éprouvée de bien des façons. Il est indispensable de surmonter les épreuves si l’on veut garder l’approbation de Jéhovah et finalement hériter de ses promesses. La réussite de Josué dépendait de la solidité de sa foi. Il est vrai que nous n’avons pas vu, comme lui, des actes de puissance de Dieu, mais, si quelqu’un doutait, le livre biblique qui porte le nom de Josué renferme un témoignage oculaire que la parole de Jéhovah est digne de foi. Comme Josué, nous aurons sagesse et réussite si nous lisons la Parole de Dieu chaque jour et si nous prenons soin de la mettre en pratique.

    Êtes-vous parfois blessé par la conduite d’autres chrétiens ? Pensez à l’endurance de Josué pendant les 40 années où il a été obligé, alors qu’il n’y était pour rien, d’errer dans le désert avec des compagnons sans foi. Avez-vous du mal à affirmer vos croyances ? Rappelez-vous Josué et Caleb. Leur foi et leur obéissance leur ont valu une récompense magnifique. Oui, Josué avait foi que Jéhovah réaliserait toutes ses promesses. Qu’il en soit de même en ce qui nous concerne ! — Josué 23:14.

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  15.  

    Apprenons à connaître et accomplissons les voies de Jéhovah 

    “ Fais-moi connaître tes manières agir, [...] pour que je te connaisse. ” — EXODE 33:13.


    MOÏSE avait été élevé dans la maisonnée de Pharaon et instruit dans la sagesse prisée par la noblesse égyptienne. Cependant, il savait qu’il n’était pas égyptien : ses parents étaient hébreux. Alors qu’il était dans sa quarantième année, il alla rendre visite à ses frères, les fils d’Israël. La vue d’un Égyptien en train de maltraiter un Hébreu lui fut insupportable : il tua l’Égyptien. Moïse choisit d’épouser la cause du peuple de Jéhovah, persuadé que Dieu se servait de lui pour délivrer ses frères (Actes 7:21-25 ; Hébreux 11:24, 25). Lorsque l’incident vint à se savoir, la maison royale d’Égypte considéra Moïse comme un hors-la-loi, et il ne dut son salut qu’à la fuite : pour être utilisé par Jéhovah, il lui faudrait d’abord apprendre à mieux connaître Ses voies (Exode 2:11-15). Mais se laisserait-il enseigner ? — Psaume 25:9.

    Au cours des 40 années suivantes, Moïse vécut en exil et fut berger. Au lieu de s’aigrir du fait que ses frères hébreux ne l’avaient apparemment pas reconnu à sa juste valeur, il accepta cette situation permise par Dieu. De nombreuses années passèrent sans que personne ne semble prêter attention à lui, mais Jéhovah le façonnait. Plus tard Moïse écrirait, non de son propre chef, mais sous l’influence de l’esprit saint de Dieu : “ Or, Moïse était de beaucoup le plus humble de tous les hommes vivant sur la terre. ” (Nombres 12:3). Jéhovah l’a effectivement utilisé en lui confiant des responsabilités extraordinaires. Si, nous aussi, nous cherchons l’humilité, Jéhovah nous bénira. — Sophonie 2:3.

    Chargé d’une mission

    Un jour, près du mont Horeb, dans la péninsule du Sinaï, un ange parla à Moïse au nom de Jéhovah. “ Vraiment, j’ai vu là détresse  de mon peuple qui est en Égypte, lui dit-il, et j’ai entendu leur cri de plainte de ceux qui les poussent aux travaux forcés. Je connais bien les douleurs "qu’ils subissent". Aussi je descends pour les délivrer de la main des Égyptiens et pour les faire monter de ce pays vers un pays bon et vaste, vers un pays ruisselant de lait et de miel. ” (Exode 3:2, 7, 8). Dans cette perspective, Jéhovah avait une mission à confier à Moïse, mission à remplir, cette fois, selon Ses instructions.
    L’ange de Jéhovah ajouta : “ Maintenant viens ; que je t’envoie vers Pharaon, et fais sortir d’Égypte mon peuple les fils d’Israël. ” Moïse hésita. Il ne se sentait pas à la hauteur, et en cela il n’avait pas tort. Toutefois, Jéhovah lui fit cette promesse : “ Je serai avec toi. ” (Exode 3:10-12). Jéhovah allait lui accorder le pouvoir d’accomplir des signes miraculeux attestant qu’il était bien son messager. Aaron, le frère de Moïse, l’accompagnerait et lui servirait de porte-parole. Et puis Jéhovah leur enseignerait quoi dire et quoi faire (Exode 4:1-17). Moïse s’acquitterait-il fidèlement de cette mission ?
    Au début, les anciens d’Israël crurent Moïse et Aaron (Exode 4:29-31). Mais, peu après, “ les préposés des fils d’Israël ” les accusèrent de les avoir fait “ sentir mauvais ” devant Pharaon et devant ses serviteurs (Exode 5:19-21 ; 6:9). Tandis qu’ils sortaient d’Égypte, les Israélites frissonnèrent en voyant les chars égyptiens à leur poursuite. Avec devant eux la mer Rouge et derrière eux les chars de guerre ils se crurent pris au piège, et le reprochèrent encore à Moïse. Quelle aurait été votre réaction ? Les Israélites ne possédaient aucun bateau, et pourtant, conformément aux instructions de Jéhovah, Moïse leur ordonna de lever le camp. Dieu fit alors reculer les eaux de la mer Rouge. Le fond de la mer s’étant asséché, Israël put traverser. — Exode 14:1-22.

    Une préoccupation plus importante que la délivrance

    Lorsqu’il avait exposé sa mission à Moïse, Jéhovah avait souligné l’importance de Son nom. Il était capital de respecter ce nom et Celui qu’il représente. Moïse lui ayant demandé Son nom, Jéhovah avait répondu : “ Je deviendrai, ce que je décide. ” Moïse devait aussi dire aux fils d’Israël : “ Jéhovah le Dieu de vos ancêtres, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob, m’a envoyé vers vous. ” Jéhovah avait ajouté : “ C’est là mon nom pour des temps indéfinis et c’est là mon mémorial de génération en génération. ” (Exode 3:13-15). Aujourd’hui encore, Jéhovah est le nom par lequel Dieu est connu de ses serviteurs sur toute la terre. — Isaïe 12:4, 5 ; 43:10-12.
    Face à Pharaon, Moïse et Aaron transmirent leur message au nom de Jéhovah. Mais Pharaon leur répondit avec arrogance : “ Qui est Jéhovah pour que j’obéisse à sa voix en renvoyant Israël ? Je ne connais pas du tout Jéhovah ; d’ailleurs je ne renverrai pas Israël. ” (Exode 5:1, 2). Pharaon avait beau se révéler impitoyable et fourbe, Jéhovah ordonna à Moïse de lui délivrer message après message (Exode 7:14-16, 20-23 ; 8:1, 2, 20). Moïse voyait bien que Pharaon était irrité. Était-il vraiment judicieux de retourner le voir encore et encore ? Israël rêvait de liberté ; Pharaon s’obstinait à la lui refuser. Qu’auriez-vous fait à la place de Moïse ?

    Moïse délivra de nouveau un message, par ces mots : “ Voici ce qu’a dit Jéhovah le Dieu des Hébreux : ‘ Renvoie mon peuple pour qu’il me serve. ’ ” Dieu dit également : “ J’aurais déjà pu avancer ma main pour te frapper, toi et ton peuple, par la peste, afin que tu sois effacé de la terre. Mais, en fait, c’est pour cela que je t’ai laissé exister : c’est pour te faire voir ma force et afin qu’on proclame mon nom dans toute la terre. ” (Exode 9:13-16). Compte tenu de ce qu’il réservait à l’impitoyable pharaon, Jéhovah se proposa de faire la démonstration de sa puissance d’une manière telle qu’elle servirait d’avertissement à tous ceux qui le défient ; à Satan le Diable, entre autres, celui que Jésus Christ surnomma plus tard “ le chef du monde ”. (Jean 14:30 ; Romains 9:17-24.) Comme prédit, le nom de Jéhovah fut proclamé sur toute la terre. Grâce à sa patience, les Israélites furent préservés, et une foule immense et bigarrée se joignit à eux pour l’adorer (Exode 9:20, 21 ; 12:37, 38). Depuis lors, la proclamation du nom de Jéhovah a permis à des millions d’autres personnes d’embrasser le vrai culte.

    En relation avec un peuple difficile

    Les Hébreux connaissaient le nom divin. En effet, lorsqu’il s’adressait à eux, Moïse employait ce nom. Mais ils ne firent pas toujours preuve du respect qui convient envers Celui qui le porte. Peu après que Jéhovah les eut délivrés miraculeusement d’Égypte, que se passa-t-il quand les Israélites ne trouvèrent pas rapidement d’eau potable ? Ils murmurèrent contre Moïse. Ensuite, ils se plaignirent de la nourriture. Moïse les avertit que ce n’était pas seulement contre Aaron et lui qu’ils murmuraient, mais contre Jéhovah lui-même (Exode 15:22-24 ; 16:2-12). Au mont Sinaï, Jéhovah donna au peuple la Loi dans un déploiement de manifestations surnaturelles. Pourtant, les Israélites désobéirent en adorant un veau d’or qu’ils avaient fabriqué, tout en prétendant donner “ une fête pour Jéhovah ”. — Exode 32:1-9.
    Quelle ligne de conduite Moïse devait-il adopter face à un peuple que Jéhovah lui-même qualifiait de peuple au cou raide ? Moïse adressa à Jéhovah cette requête : “ S’il te plaît, si j’ai trouvé faveur à tes yeux, fais-moi connaître tes voies, s’il te plaît, pour que je te connaisse, afin que je trouve faveur à tes yeux. ” (Exode 33:13). Aujourd’hui, les surveillants chrétiens qui prennent soin des Témoins de Jéhovah font paître un troupeau bien plus humble. Ce qui ne les empêche pas de faire cette même prière : “ Fais-moi connaître tes voies, ô Jéhovah ! Enseigne-moi tes sentiers. ” (Psaume 25:4). La connaissance des voies de Jéhovah leur permet de traiter des situations d’une manière conforme à sa Parole et à sa personnalité.

    Ce que Jéhovah attend de son peuple

    Ce que Jéhovah attendait de son peuple, il le révéla d’abord oralement au mont Sinaï. Moïse reçut plus tard deux tablettes de pierre sur lesquelles étaient écrits les Dix Commandements. Tandis qu’il descendait de la montagne, il vit les Israélites en train d’adorer le veau en métal fondu. Sous le coup de la colère, il brisa les tablettes en les jetant par terre. Jéhovah écrivit de nouveau les Dix Commandements, sur des tablettes que Moïse avait cette fois-ci taillées lui-même (Exode 32:19 ; 34:1). Ces commandements n’avaient pas changé par rapport à la première fois. Moïse devait en tenir compte dans ses manières d’agir. Dieu a aussi bien fait comprendre à Moïse quel genre de personne Il est, pour lui montrer comment devait se conduire son représentant. Les chrétiens ne sont pas sous la Loi mosaïque, mais dans ce que Jéhovah a dit à Moïse on trouve de nombreux principes fondamentaux qui n’ont pas changé et qui demeurent valables pour tous Ses adorateurs (Romains 6:14 ; 13:8-10). Examinons-en quelques-uns.

    Accorder à Jéhovah un attachement exclusif. La nation d’Israël était présente lorsque Jéhovah déclara qu’il exigeait un attachement exclusif (Exode 20:2-5). Pour en avoir eu de nombreuses preuves, les Israélites savaient que Jéhovah est le vrai Dieu (Deutéronome 4:33-35). Jéhovah établit clairement qu’il ne tolérerait aucune forme d’idolâtrie ou de spiritisme de la part de ses serviteurs. Peu importaient les pratiques des autres nations. L’attachement à Dieu n’était pas une simple formalité : tous devaient aimer Jéhovah de tout leur cœur, de toute leur âme et de toute leur force vitale (Deutéronome 6:5, 6). Cela devrait se remarquer dans leurs paroles, dans leur conduite, à vrai dire dans chaque aspect de leur vie (Lévitique 20:27 ; 24:15, 16 ; 26:1). Jésus Christ fit, lui aussi, clairement comprendre que Jéhovah exige un attachement exclusif. — Marc 12:28-30 ; Luc 4:8.

    Obéir strictement aux commandements de Jéhovah. Les Israélites avaient besoin qu’on leur rappelle qu’en concluant une alliance avec Jéhovah ils avaient fait le vœu de lui obéir strictement. Ils bénéficiaient d’une grande liberté individuelle, mais, dans les domaines où Jéhovah leur avait donné des commandements, ils étaient tenus d’y obéir pleinement. Ce faisant, ils montreraient leur amour pour Dieu et en retireraient des bienfaits, eux et leurs descendants, car toutes les exigences de Jéhovah étaient pour leur bien. — Exode 19:5-8 ; Deutéronome 5:27-33 ; 11:22, 
    Accorder la priorité aux choses spirituelles. Les Israélites ne devaient pas laisser la satisfaction de leurs besoins physiques détourner leur attention des activités spirituelles. Ils ne devaient pas axer leur vie uniquement sur des objectifs profanes. Jéhovah délimita une période hebdomadaire qu’il déclara sacrée, période destinée exclusivement aux activités liées au vrai culte (Exode 35:1-3 ; Nombres 15:32-36). Il fallait également prendre le temps d’assister, chaque année, à de saintes assemblées décrétées par Jéhovah (Lévitique 23:4-44). C’était là l’occasion de se remémorer les actes de puissance de Jéhovah, de se rappeler ses voies et de lui exprimer sa gratitude pour toute sa bonté. En exprimant son attachement à Jéhovah, le peuple augmenterait sa crainte et son amour pour lui, et cela l’aiderait à marcher dans ses voies (Deutéronome 10:12, 13). Les principes salutaires contenus dans ces instructions sont bénéfiques aux serviteurs de Jéhovah encore aujourd’hui. — Hébreux 10:24, 25.

    Une juste appréciation des qualités de Jéhovah

    Autre chose allait aider Moïse à traiter correctement le peuple : une bonne connaissance des qualités de Jéhovah. En Exode 34:5-7 on lit que Dieu passa devant la face de Moïse en proclamant : “ Jéhovah, Jéhovah, Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère et abondant en bonté de cœur et en vérité, conservant la bonté de cœur à des milliers, pardonnant la faute et la transgression et le péché, mais en aucun cas il n’accordera l’exemption de punition, faisant venir la punition pour la faute des pères sur les fils et sur les petits-fils, sur la troisième génération et sur la quatrième génération. ” Prenez le temps de méditer sur ces paroles. Demandez-vous : ‘ Quel sens revêt chacune de ces qualités ? Comment Jéhovah les a-t-il manifestées ? Comment les surveillants chrétiens peuvent-ils les mettre en œuvre ? Comment chacune d’elles devrait-elle influencer notre manière d’être ? Arrêtons-nous simplement sur quelques exemples.
     

    Jéhovah est un “ Dieu miséricordieux et compatissant ”. Si vous possédez l’ouvrage de référence Étude perspicace des Écritures, pourquoi ne pas lire ce qui est dit sous l’entrée “ Miséricorde ” ? Où bien, faites des recherches à ce sujet à l’aide de la bibliothèque Jw.org. Servez-vous des outils de recherche pour trouver des versets qui traitent de la miséricorde. Vous constaterez que la miséricorde de Jéhovah non seulement permet parfois un allégement de la punition, mais s’accompagne d’une tendre compassion. Elle pousse Dieu à prendre des mesures pour apporter le soulagement à son peuple. La preuve en est que Dieu combla les besoins physiques et spirituels des Israélites durant leur périple vers la Terre promise (Deutéronome 1:30-33 ; 8:4). Jéhovah fit preuve de miséricorde à l’égard de ses serviteurs d’autrefois : il leur accorda son pardon lorsqu’ils commirent des fautes. À combien plus forte raison devrions-nous nous témoigner de la compassion aujourd’hui ! — Matthieu 9:13 ; 18:21-35.
    La miséricorde de Jéhovah est associée à la compassion. Si vous possédez un dictionnaire, lisez la définition de “ compatissant ”. Puis rapprochez-la de versets qui montrent que Jéhovah est compatissant. Dans la Bible, la compassion manifestée par Jéhovah est teintée d’un intérêt plein d’amour pour les défavorisés au sein de son peuple (Exode 22:26, 27). Quel que soit le pays, les étrangers, mais aussi d’autres personnes, se trouvent parfois désavantagés. En enseignant à ses serviteurs d’autrefois l’impartialité et la bonté à l’égard des étrangers, Jéhovah leur rappela expressément qu’eux aussi avaient été étrangers, en Égypte (Deutéronome 24:17-22). Qu’en est-il de nous, qui forme le peuple de Dieu aujourd’hui ? En faisant preuve de compassion nous contribuons à nous unir et à attirer d’autres personnes vers le culte de Jéhovah. — Actes 10:34, 35 ; Révélation 7:9, 10.
    Cependant, l’empathie à l’égard des gens d’autres nations ne devait pas passer avant l’amour pour Jéhovah et pour ses normes morales. Les Israélites avaient d’ailleurs reçu la consigne de ne pas adopter les coutumes des nations voisines, ni leurs traditions religieuses, ni leur conduite immorale (Exode 34:11-16 ; Deutéronome 7:1-4). Cela s’applique à nous aujourd’hui encore. Nous sommes censés être un peuple saint, comme notre Dieu, Jéhovah, est saint. — 1 Pierre 1:15, 16.

    Afin que Moïse ait une juste appréciation de Ses voies, Jéhovah lui a fait clairement comprendre que, s’il n’approuve pas le péché, il est néanmoins lent à la colère. Il laisse aux gens le temps d’apprendre ses exigences et de s’y conformer. Dès lors qu’il y a repentance, Jéhovah pardonne le péché, même s’il n’exempte pas de la punition pour les fautes graves. Il a prévenu Moïse que la conduite des Israélites aurait une incidence, bonne ou mauvaise, sur les générations à venir. S’ils comprennent bien les voies de Jéhovah, ses serviteurs seront moins tentés de lui attribuer la responsabilité de situations dans lesquelles ils se sont placés eux-mêmes, ni de conclure qu’il tarde à agir.
    Si vous souhaitez approfondir votre connaissance de Jéhovah et de ses voies, continuez à faire des recherches et à méditer lorsque vous lisez la Bible. Examinez attentivement les aspects fascinants de la personnalité de Jéhovah. Réfléchissez dans la prière à la façon de l’imiter et de mieux conformer votre vie à son dessein. Il vous sera ainsi plus facile d’éviter les pièges, d’entretenir de bonnes relations avec vos frères et sœurs qui suivent la Parole de Dieu comme guide d'action, de pensée, de sagesse et d’aider d’autres personnes à connaître et à aimer notre Dieu majestueux.

    Le peuple de la terre que Dieu uni ensemble à son amour véritable sont tous ceux qui chaque jour, lisent la Parole de Dieu et inclus dans leur coeur la sagesse essentielle venant de Jéhovah le Très Haut. Chaque serviteur de Dieu se purifie intérieurement d'une eau purifiante que garde chaque serviteur à l'affût des danger de ce monde et qu'il modèle ses pas vers la voie que Dieu lui à donner pour préserver l'espoir de la promesse de notre Dieu.

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